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Législatives aux îles Salomon : rompre avec les violences passées



HONIARA, mercredi 19 novembre 2014 (Flash d’Océanie) – Près de 290.000 électeurs devaient se rendre aux urnes mercredi 19 novembre 2014 dans le cadre de la tenue des élections législatives censées renouveler le Parlement et le gouvernement de cet archipel mélanésien, confronté ces dernières années par de graves crises politiques, suivies d’une tentative de reconstruction avec l’aide de la communauté régionale et internationale.
Objectif de ce scrutin : renouveler les 50 sièges du Parlement de l’archipel, au cours d’un exercice particulièrement difficile, étant donné l’isolement de certaines îles.

En lice : plus de quatre cent candidats aux 50 sièges, représentant une douzaine de partis politiques, parmi lesquels celui du Premier ministre sortant Gordon Darcy Lilo (au pouvoir depuis trois ans), qui a mené campagne jusqu’à la veille du scrutin, afin de tenter de faire la différence, en particulier dans la capitale Honiara.

Polycarp Haunun, directeur des élections, s’est déclaré en début de semaine « confiant » dans la bonne tenue de cette consultation démocratique.
Mercredi, à la mi-journée, aucun incident notable n’était à signaler, et les opérations semblaient se dérouler dans une ambiance calme, y compris dans la capitale Honiara, secouée en avril dernier par de violentes émeutes post-inondations.
Une équipe d’observateurs internationaux et régionaux, y compris du Commonwealth (sous l’égide de l’ancien Premier ministre papou Sir Mekere Morauta), avec une forte représentation australienne, est également sur place pour examiner le bon déroulement des opérations dans les bureaux de vote et leurs abords.

Par ailleurs, un important dispositif de sécurité a été mis en place, avec notamment un appui de l’armée australienne, afin de faire en sorte que les violences des précédentes élections ne se reproduisent pas.
Les îles Salomon ont connu, entre 1998 et 2003, un quasi-effondrement des institutions et un coup d’État, qui a nécessité l’intervention d’une importante force militaro-policière, la RAMSI, essentiellement composée de policiers et soldats australiens, néo-zélandais et, dans une moindre mesure, de citoyens des États insulaires voisins, tous membres du Forum des Îles du Pacifique (FIP).
Après une rapide phase de stabilisation et le rétablissement de l’ordre public, la RAMSI, au cours des dix années suivantes, s’est essentiellement concentrée sur des actions de coopération visant à remettre en état de fonctionnement les services essentiels de l’État (éducation, santé, administration, finances).
Cette force multinationale est, depuis 2013, officiellement en phase de « transition », avant un plein retrait.

Pour ces élections, les autorités ont choisi d’introduire une nouveauté technologique avec pour objectif de lutter contre les fraudes et irrégularités électorales, parmi lesquelles, jusqu’ici, un nombre impressionnant d’électeurs fantômes ou de votes effectués plusieurs fois pour la même personne.
Mi-novembre 2014, le quotidien Solomon Star faisait état d’une étrange découverte : un sac à dos retrouvé dans les fourrés, non loin du chef-lieu d’une province salomonaise, Auki, et rempli de cartes d’électeurs, soigneusement rangées dans des sacs plastique.

Les bureaux de vote ont fermé en fin der journée, à 17h00 locales (GMT+10).

Après quoi, les premières opérations de rapatriement et de centralisation des urnes, puis de dépouillement, devraient précéder l’annonce des premières tendances et des résultats, mais pas avant la fin de la semaine.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 19 Novembre 2014 à 05:28 | Lu 340 fois




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