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Le violeur condamné 20 ans après les faits



PAPEETE, le 27 janvier 2018 - L’homme était poursuivi pour des viols commis sur sa belle-fille entre 1991 et 1998 alors que la victime était mineure. Bien qu’il ait nié les faits, le prévenu, qui comparaissait libre, a été condamné à sept ans de prison. Peine que le tribunal correctionnel a assorti d’un mandat de dépôt.

Bien que très anciens, les faits reprochés au prévenu ce mardi devant le tribunal correctionnel n’étaient pas encore prescrits. Le 12 septembre 2011, une jeune femme âgée de 28 ans se présente à la gendarmerie pour dénoncer des viols auxquels se serait livré le compagnon de sa mère. Les agressions sexuelles auraient débuté alors qu’elle n’avait que 8 ans. Les enquêteurs s’aperçoivent que la mère de la victime a déjà déposé plainte trois ans plus tôt pour des faits similaires commis sur sa propre personne.

Lors de son audition, la jeune femme déclare qu’elle a subi des viols pendant sept ans, entre 1991 et 1998, et que les agressions sexuelles se produisaient dans la nature ou au domicile familial. Elle explique aux gendarmes qu’elle n’a été qu’un « objet sexuel » pour cet homme qui portait constamment un couteau de 20 centimètres à la taille. L’enquête laisse apparaître que, durant toutes ces années, la victime avait tenté de se livrer à certaines personnes de son entourage, notamment à sa mère, sans que cela n’ait jamais permis une quelconque dénonciation.

Vengeance orchestrée par la mère

Après la plainte déposée par la victime, l’homme est entendu par les enquêteurs. Il nie à plusieurs reprises, expliquant que tout cela n’est qu’une « vengeance orchestrée » par la mère de la victime, et finit par reconnaître les faits au terme d’une énième garde à vue. Ce sera la seule fois puisque le prévenu se rétracte très vite pour revenir à ses déclarations initiales.

L’individu comparaissait libre ce mardi devant le tribunal correctionnel. La victime était, quant à elle, détenue dans le cadre d’une autre affaire pour une tentative d’assassinat sur son frère. A la barre, le prévenu a de nouveau nié les faits, justifiant ses précédents aveux par le fait qu’il voulait absolument sortir de garde à vue.

L’évocation des expertises psychologiques a permis de constater le lourd « traumatisme » subi par la victime qui s’est traduit par une « violence convulsive » et une forte consommation d’alcool et de paka. L’expert qui a examiné le prévenu a jugé que les déclarations de l’homme n’étaient pas sincères : « à l’évocation des faits, il a un petit sourire en coin et semble vouloir séduire son interlocuteur (…) il présente des traits de perversité et son discours manque d’authenticité. »

Appelée à s’exprimer, la victime, qui avait déjà subi un viol avant les faits évoqués ce jour, a dit qu’elle souhaitait que « justice soit faite. » Avant de requérir 8 ans de prison à l’encontre du prévenu, le procureur de la République a rappelé que la jeune femme avait subi ce qu’il y a « de pire (…) Nous ne sommes pas dupes, il s’agit bien d’un viol incestueux. Elle n’avait aucune raison de se méfier de lui.»

Selon l’avocate du prévenu, l’homme est resté « droit dans ses bottes » en niant les faits à plusieurs reprises. Me Ayoun a souhaité que le « doute bénéficie au prévenu. »

Après en avoir délibéré, les magistrats ont condamné l’individu à une peine de 7 ans de prison assortie d’un mandat de dépôt.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 27 Février 2018 à 15:06 | Lu 1863 fois





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