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"Le terrorisme et la sécurité internationale" lancent le cycle de conférences du Centre national des arts et métiers



PAPEETE, le 27 avril 2016 - Le professeur Yves Jenclos, agrégé de la faculté de droit, ancien directeur du Centre d’études de défense et de stratégie de l’université de Strasbourg va animer une conférence aujourd’hui sur le thème : terrorisme et sécurité internationale. Ce rendez-vous est le premier d’un cycle proposé sur les grands problèmes du monde contemporain par le Centre national des arts et métiers.

Le Centre national des arts et métiers (Cnam) lance un cycle de conférences sur le thème des grands problèmes du monde contemporain. Le premier rendez-vous sera animé par le professeur Yves Jenclos, agrégé de la faculté de droit, ancien directeur du centre d’études de défense et de stratégie de l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages. Installé à Tahiti depuis août dernier, Yves Jenclos assurera des cours à l’université de Polynésie française à partir d’août prochain et œuvre à la mise en place d’une formation à l’attention des travailleurs humanitaires. Cette formation apportera des éléments et des clés dans le domaine du droit, mais aussi de la santé, de la psychologie, de l’aide à la reconstruction.

Le sujet du terrorisme intéresse-t-il les Polynésiens ?
"La conférence est organisée pour répondre aux questions que certains se posent. Pour apporter des clés de compréhension du monde. Nous sommes tous, via les médias, en prise direct avec les événements du monde, je pense par exemple aux attentats de Bruxelles ou Paris. Malgré la distance, nous l’avons vécu en direct. Un sondage Ifop réalisé en Martinique, Guadeloupe et à la Réunion indique que quatre personnes sur dix craignent un acte terroriste sur ces territoires."

Y a-t-il un risque terroriste en Polynésie ?
"Je ne suis pas devin et je ne connais pas le niveau de risque. Nous sommes loin de tout, mais nous ne sommes pas totalement à l’abri."

Comment expliquez-vous la situation d’aujourd’hui ?

"En 1989, avec la chute du mur de Berlin, nous avons assisté une désorganisation du monde. Ça a été la fin d’une bipolarité, d’un équilibre stratégique. À partir de la fin des années 1990 et jusqu’à aujourd’hui, la Chine a pris de plus en plus de place du point de vue militaire mais aussi économique. Il y a désormais une polypolarité du monde, un nouveau contexte de sécurité international borné par la Russie, la Chine et les États-Unis."

De quoi dépend la sécurité internationale ?

"De nombreux facteurs, ce n’est pas seulement la puissance militaire des pays mais aussi les enjeux économiques, financiers, judiciaires. Par exemple, la dette extérieure française et américaine sont financées en partie par le Qatar et l’Arabie Saoudite, deux pays qui soutiennent Al-Qaïda. Dans ce contexte, la France et les États-Unis ne peuvent pas prendre toutes les décisions qu’ils souhaitent en relation avec le Qatar, l’Arabie Saoudite, Al-Qaïda."

Comment se portent les organisations terroristes ?
"Elles se structurent, Daech est en Irak, en Syrie et dans une partie de la Lybie. Daech fonctionne comme un État avec des lois, une police des mœurs, des taxes et impôts. On voit de nouvelles organisations islamistes faire acte d’allégeance à Daech et perpétuer des attentats dans différents endroits du monde. Ceci dit, suite aux réponses de la coalition on constate que le revenu des combattants a diminué il est passé de 300 à 150 dollars. Preuve que les réponses portent."

Quelles ont été les réponses de la coalition suite aux attentats ?
"Elles ont été militaires avec 10 000 sorties d’avion, diplomatiques avec les prises de position et de paroles de l’Onu, de l’Otan qui tentent de rétablir l’ordre du bien et du mal. Elles ont aussi été économiques et financières avec le gel des avoirs par exemple. Il y a eu de nouveaux efforts dans la lutte contre le blanchiment et pour supprimer les sources de revenus sur place avec les frappes sur les capacités de production de pétrole ou des cessations de trafic en tout genre, arme, drogue, biens culturels. Enfin, elles ont été judiciaires."

À quoi peut-on s’attendre demain ?
"Il faut travailler sur le fond, sur les causes. On ne peut pas empêcher un terroriste d’agir, mais on peut empêcher un homme de devenir terroriste, en éduquant, en donnant du travail, des moyens pour bien vivre. "


Pratique

Jeudi 28 avril à 16h30
À l’assemblée de Polynésie française, salle John French Teariki
Nombre de places limitées (60) renseignements : secretariat@cnam-polynesie.pf


Rédigé par Delphine Barrais le Mercredi 27 Avril 2016 à 16:17 | Lu 864 fois





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