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Le sommeil chamboulé par les nouvelles habitudes de vie des Français



Le sommeil chamboulé par les nouvelles habitudes de vie des Français
PARIS, 19 nov 2012 (AFP) - Temps accru passé sur des écrans, horaires de nuit ou décalés, trajets plus longs pour se rendre au travail, les nouvelles habitudes de vie des Français affectent la durée et la qualité de leur sommeil, selon diverses études publiées mardi.

Un Français sur trois se plaint de troubles du sommeil, dont 15 à 20% d'insomnie chronique, avec des symptômes qui durent depuis plus d'un mois et qui sont associés à une fatigue ou à une somnolence diurne excessive.

Quant à la durée du sommeil, elle peut varier d'un individu à l'autre, allant de 9 heures à 6 heures quotidiennes, sans retentissement particulier sur la journée suivante.

Selon une étude effectuée par l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) en 2010 sur 27.653 personnes âgées de 15 à 85 ans et publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), les Français dorment en moyenne 7h13 par jour mais la plupart d'entre eux jugent ce temps insuffisant par rapport au temps "nécessaire".

Pour 18% d'entre eux (24% des hommes et 16% des femmes), le sommeil dure moins de six heures par nuit, une durée généralement associée à une augmentation du risque d'obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires ou d'accidents.

Les premiers à se plaindre sont les jeunes de 15 à 19 ans, avec un "déficit" de sommeil qui atteint 41 minutes chez les jeunes hommes et 54 minutes pour les jeunes filles.

Le phénomène débute dès le début de l'adolescence, avec une baisse spectaculaire de la durée du sommeil entre 11 et 15 ans. Un adolescent de 15 ans dort ainsi 1h31 de moins qu'un jeune de 11 ans, une baisse qui selon l'Inpes n'est pas due à des facteurs biologiques mais à des facteurs environnementaux ou sociaux : elle est liée aux horaires de cours, mais surtout à l'accès à internet, aux jeux vidéos ou au téléphone portable le soir.

"fusionnel"

"Le rapport aux écrans est tellement fusionnel qu'il n'y a plus de véritable rupture entre le temps de vie et le temps de sommeil" relève François Beck, le responsable des études statistiques de l'Inpes.

A 15 ans, près d'un adolescent sur quatre dort moins de 7 heures par jour, alors qu'il lui en faudrait 8 à 9 au cours de cette période, afin de favoriser la croissance, l'apprentissage et l'équilibre physique et psychique, selon les recommandations des pédiatres.

Le hiatus se poursuit à l'âge adulte, induit par le travail posté et le temps de transport journalier qui favorisent la somnolence diurne, un phénomène qui touche 20% de la population, selon une autre étude effectuée par l'Invs.

L'insomnie se manifeste de diverses manières : difficultés d'endormissement chez les plus jeunes, réveils fréquents ou précoces chez les plus âgés, et sommeil globalement non réparateur pour une grande partie de la population.

Après une nuit de sommeil habituelle, un tiers des Français se sentent fatigués, contre plus de 60% chez ceux qui se plaignent de symptômes d'insomnie.

En hausse depuis 1995, l'insomnie chronique est plus fréquente chez les femmes (plus d'une sur 5 est concernée contre 15% des hommes) et augmente globalement avec l'âge, atteignant 43,9% chez les plus de 75 ans qui sont aussi ceux qui sont le plus souvent traités avec des psychotropes, selon l'enquête santé protection sociale (ESPS) de l'Institut de veille sanitaire (InVs).

"Le phénomène reste stable tout au long de la vie chez les femmes, alors qu'il augmente brutalement chez les hommes entre 25 et 50 ans, probablement en lien avec des causes professionnelles, avant de rebaisser ensuite" note François Beck.

ez/pjl/bma

Des apnées du sommeil mal prises en charge

Le sommeil chamboulé par les nouvelles habitudes de vie des Français
Les apnées du sommeil touchent environ 5% de la population française, mais sont très insuffisamment prises en charge, selon une étude de l'Institut réalisée par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) et mise à disposition de l'Institut de veille sanitaire (InVs)

Publiée mardi par le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), l'étude montre que seulement 15% des personnes ayant des symptômes d'apnée ont bénéficié d'un enregistrement du sommeil, l'examen de choix dans le diagnostic de cette maladie.

Les apnées du sommeil qui se traduisent par des ronflements sont responsables d'interruptions qui peuvent durer plus de 10 secondes ou de diminutions du flux respiratoire. Elles sont associées à un risque accru d'accidents liés à la somnolence diurne et de maladie cardiovasculaire et de diabète.

Selon l'étude effectuée à partir de deux enquêtes déclaratives faites en 2007 et 2008, les apnées du sommeil touchent 4,9% de la population, avec une prédilection pour les hommes (7,3% contre 2,8% chez les femmes).

Le taux s'élève à 8,4% chez les hypertendus, à 10,5% chez les diabétiques et à 11,5% chez les personnes obèses.

Bien que ces personnes à risques soient globalement mieux surveillées, avec des enregistrements du sommeil nettement plus importants (de 26 à 28%), le pourcentage reste insuffisant, selon l'InVs.

L'Institut attribue le sous-diagnostic au "peu d'importance" accordé par les médecins ou les patients aux ronflements et à la somnolence diurne.

La prise en charge a globalement augmenté entre 2006 et 2011, mais le taux d'adultes traités (0,9% en 2011) reste inférieur à ce qu'on pourrait attendre, compte tenu de la prévalence des apnées en France.

Le principal traitement actuel consiste en un appareil de ventilation en pression positive continue (PPC) qui envoie de l'air au patient dès qu'il s'étouffe.

Mais le traitement est souvent abandonné en cours de route car jugé trop contraignant : seulement 63% ayant débuté un traitement en 2007 le poursuivaient ainsi 4 ans après, selon l'InVs.

ez/pjl/bma

Rédigé par Par Elisabeth ZINGG le Lundi 19 Novembre 2012 à 13:59 | Lu 869 fois




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