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Le secteur touristique veut y croire



Hiva Oa, le 25 novembre 2020 - L’année 2020 aura été éprouvante pour les professionnels du tourisme de l'île du fait du confinement, qui a mis un arrêt brutal à toute activité touristique sur place. Grâce à la réouverture des vols locaux dans un premier temps, puis internationaux, une timide reprise s’est fait sentir de juin à octobre. Néanmoins, l'avenir reste incertain.
 
Le constat est similaire chez tous les prestataires de l’île : l’année 2019 qui fut excellente en termes de fréquentation touristique a permis de solidifier la trésorerie des entreprises, qui ont pu encaisser plus ou moins bien le choc économique de 2020. Mais une baisse de chiffre d’affaires aussi conséquente (environ de -50%), malgré les aides qu’ont pu recevoir certains, pourrait mettre en péril des emplois si la situation persiste encore longtemps en 2021.
 
Le salon du tourisme en ligne a engendré de nombreuses réservations entre septembre et novembre, ainsi qu’en décembre et janvier, mois qui sont d’ordinaire, les plus calmes de l’année. Cette version en ligne du salon a évité les coûts de déplacement, d’hébergement sur Tahiti et de location des stands aux hôteliers de Hiva Oa, de quoi les satisfaire pleinement.
 
Aujourd’hui, le nouveau confinement en métropole et une situation incertaine pour les mois à venir font craindre une crise plus difficile à supporter. Retour sur cette année 2020, loin d’être facile, avec quelques acteurs du tourisme sur place.

Jean-Jacques Boillet
Hôtel Hanakee Lodge
 "Le doute reste donc le sentiment principal"
Avez-vous observé un changement de clientèle ?
Nous recevons beaucoup de clients résidents en Polynésie depuis la réouverture des vols locaux, plus que les années précédentes. Mais, avec l’incertitude qui règne actuellement concernant les futures mesures sanitaires imposées (arrêt des vols, réquisition du personnel médical ...) beaucoup de clients commencent à annuler leurs réservations. Comme lors du premier confinement, nous voyons de nouveau notre activité se réduire à zéro avec le reconfinement de métropole.
Nous avons d’ordinaire beaucoup de clients suisses, qui ne sont pas encore confinés. Mais la Suisse a aujourd’hui classé la Polynésie en "Zone rouge", obligeant les clients à se confiner 14 jours en rentrant. Ils annulent donc au fur et à mesure leurs réservations.
 
Vous êtes optimistes pour l’avenir de l’hôtel ?
L’année 2020 a été dure pour nous, puisque nous avons vécu une énorme baisse du chiffre d’affaire. De plus, la peur d’attraper le virus a, entre autres, poussé de nombreux employés à démissionner.
Nous avons encaissé cette année 2020 puisque notre trésorerie nous l’a permis, et nous savons que l’hôtel peut encore supporter quelques mois cette crise. Nous avons déjà des réservations pour 2021, mais aussi des annulations, notamment à cause des programmes de vols d’Air Tahiti qui restent encore incertains pour Hiva Oa. Le doute reste donc le sentiment principal pour l’année prochaine.

Félicienne et Gaby Heitaa
Pension Temeitu
" Nous réfléchissons à d’autres activités"
Avez-vous observé un changement de clientèle ?
Nous avons plus de clients polynésiens que les années précédentes. Ce sont principalement des fonctionnaires (enseignants, militaires etc..), de Tahiti surtout. Beaucoup de réservations ont été faites sur la période de Noël, alors que précédemment, il s’agissait de notre période creuse où nous en profitions pour fermer et réaliser les maintenances annuelles. Cette année, les travaux ont été effectués pendant le confinement en mars et avril et nous resterons ouverts en cette fin d’année.
 
Avez-vous envisagé des modifications d’activités ?
Nous réfléchissons à d’autres activités, mais nous attendons les mois à venir afin d’évaluer si les modifications, administratives notamment, en valent la peine.
 
Vous êtes optimistes pour l’avenir de la pension ?
Nous avons reçu des aides du Pays et de l’Etat. Ces aides ont permis de maintenir les emplois dans notre pension. Mais la clientèle locale ne suffit pas à revenir à notre taux d’occupation des années précédentes et je reste dans l’incertitude pour le futur. Malgré une année 2021 qui annonce un rebond de l’activité, nous commençons déjà à recevoir des annulations et restons prudents.
 

Mireille et Pierrik Grugeard
Villa Enata
"Beaucoup d’annulations d’étrangers"
Avez-vous observé un changement de clientèle en 2020 ?
Depuis le début de la crise, nous avons beaucoup plus de demandes de résidents de Tahiti et des îles pour visiter Hiva Oa, vu que les frontières sont fermées avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
En revanche, nous avons observé beaucoup d’annulations d’étrangers, à cause des fermetures des frontières. Pour l’Europe, même après la réouverture des vols, nous avons constaté une réticence à voyager avec la situation sanitaire.
 
Avez-vous envisagé des modifications d’activités ?
Non pas pour le moment, car une fois de plus, notre situation nous le permet.
 
Vous êtes optimistes pour l’avenir de votre pension ?
Malgré une baisse drastique de notre chiffre d’affaires, nous n’avons pas d’inquiétude pour le moment pour le futur, car ce n’est pas notre seule source de revenus.

Humu Kaimuko
Marquises Diving
"La clientèle polynésienne nous permet aujourd’hui d’être confiants"
Avez-vous observé un changement de clientèle ?
Nous avons reçu beaucoup de familles de résidents polynésiens. L’avantage de notre activité est que nous proposions déjà des excursions avant la crise. Nous pouvons ainsi satisfaire la demande des plongeurs et de leurs accompagnants.
 
Avez-vous envisagé des modifications d’activités ?
Le confinement nous a simplement obligés à décaler dans le temps les inventaires et entretiens que nous devons faire annuellement. Nous n’avons pas eu à modifier notre activité.
 
Vous êtes optimistes pour l’avenir de votre activité ?
Les aides du Pays et de l’Etat nous ont permis de maintenir notre activité et les emplois que nous avions créés. La clientèle polynésienne nous permet aujourd’hui d’être confiants pour l’avenir et même de réfléchir à de nouveaux projets.

Pifa O'Connor
Guide de randonnées
"Je n’hésiterai pas à aller planter du taro"
Avez-vous observé un changement de clientèle ?
Nous avons eu beaucoup moins d’Européens que les autres années. Nous recevons plus de résidents polynésiens que d’habitude (fonctionnaires principalement) qui viennent visiter notre île puisqu’ils ne peuvent plus partir en Nouvelle-Zélande ou en Australie.
 
Avez-vous envisagé des modifications d’activités ?
Nous étions huit guides dans mon équipe, je suis maintenant seul à accompagner les touristes. C’est une entreprise familiale, mes frères et sœurs ont repris leurs activités principales et ne font plus de tour avec moi maintenant. Je fais travailler des confrères lorsque j’ai trop de monde (conducteurs de bateau et de voiture notamment). Nous continuons de recevoir quelques Parisiens mais on sent un essoufflement de la fréquentation.
Pour l’instant je maintiens mon activité grâce au tourisme local, mais il est clair que si la situation devait durer dans le temps et empirer, je n’hésiterai pas à aller planter du taro pour subvenir à mes besoins.
 
Vous êtes optimistes pour l’avenir de votre activité ?
Si la situation devait continuer, j’ai du mal à savoir si je pourrai maintenir mon activité touristique sans autre source de revenus.

Rédigé par DLR le Mercredi 25 Novembre 2020 à 07:45 | Lu 1890 fois





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