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Le quotidien Fiji Times condamné pour outrage à la justice



Le quotidien Fiji Times condamné pour outrage à la justice
SUVA, jeudi 21 février 2013 (Flash d’Océanie) – Le quotidien Fiji Times a été condamné mercredi à de lourdes amendes, pour outrage à la justice après avoir publié les propos d’un responsable sportif régional, qui remettait explicitement en doute l’indépendance de la justice dans cet archipel.
Le juge australien William Calanchini, mercredi, qui entendait l’affaire devant la Haute Cour de justice de la capitale, a condamné la société éditrice à payer une amende de deux cent mille dollars locaux (84.000 euros) et le directeur de la publication au moment des faits, Brian O'Flaherty, à dix mille dollars (4.200 euros).
Le rédacteur en chef adjoint, Fred Wesley, a écopé d’une peine de six mois d’emprisonnement, avec sursis pendant deux années.
Par ailleurs, le juge a condamné les condamnés à s’acquitter des frais de justice engendrés par ce procès.
Le quotidien devra également faire paraître sous 28 jours dans ses colonnes des excuses publiques à l’appareil judiciaire de l’archipel.

Tai Nicholas
Tai Nicholas
L’affaire remonte à novembre 2011, lorsque ce quotidien avait rapporté les propos (d’abord publiés dans un quotidien néo-zélandais) du Secrétaire Général de la Confédération Océanienne de Football, Tai Nicholas.
Ce dernier s’exprimait notamment sur le football en Océanie, et en particulier à Fidji et, au passage, lançait quelques piques à l’encontre du système judiciaire de cet archipel.
Le Fiji Times avait jugé utile de reproduire cet article in extenso.
Le 8 février 2013, le juge Calanchini entendait l’affaire concernant directement Tai Nicholas, l’a reconnu coupable d’outrage à magistrat et l’a condamné, en son absence, à payer une amende de 15.000 dollars fidjiens (6.300 euros), plus les frais de procédure (3.500 dollars), le tout payable sous 28 jours.
Le jugement stipule aussi que M. Nicholas prenne des dispositions en vue de faire paraître des excuses sous 28 jours.
Jeudi, le gouvernement fidjien, va son ministère de l’information, soulignait que les décisions de justice prises par la haute Cour dans cette affaire contre le Fiji Times n’avaient aucun rapport avec les dispositions du décret relatif aux médias, car en l’espèce il s’agissait purement et simplement d’une affaire d’outrage à la justice.


Bisbilles avec le gouvernement post-putsch

La manager du Fiji times Hank Arts à gauche et le redacteur en chef,  Fred Wesley arrivent au tribunal (photo fiji sun)
La manager du Fiji times Hank Arts à gauche et le redacteur en chef, Fred Wesley arrivent au tribunal (photo fiji sun)
Le Fidji Times, quotidien établi à Fidji depuis plus de 140 ans, se trouve dans le collimateur du gouvernement fidjien issu du putsch du 5 décembre 2006, qui l’a depuis régulièrement accusé d’être « anti-Fidji » et diffuseur d’informations « négatives » au sujet du gouvernement actuel.
Depuis 2007, deux de ses directeurs de la publication ont été successivement expulsés du pays.
Le Fiji Times, le plus ancien titre des îles Fidji, a officiellement changé de mains le 22 septembre 2010 pour être repris par une société locale, dans le cadre des nouvelles dispositions d’un « Décret relatif aux médias » imposant quatre vingt dix pour cent d’actionnariat local pour toute entreprise de presse.
C’est une société locale, Motibhai, spécialisée dans le commerce, qui a réalisé cette acquisition.
Le propriétaire précédent, contraint à la vente par ces nouvelles dispositions, le groupe News Limited du magnat de la presse Rupert Murdoch, possédait le Fiji Times depuis 1988.

Mahendra Motibhai Patel, Président de la nouvelle société propriétaire, assurait pour sa part lors du rachat qu’il aurait à cœur de préserver l’indépendance du Fiji Times, dont l’exploitation serait confiée à une branche distincte du groupe.
Mais il affirmait aussi sa vive volonté de travailler avec le pouvoir actuel.
Aux termes du décret relatif aux médias, le Fiji Times avait jusqu’au 28 septembre 2010 pour se mettre en conformité avec les nouvelles règles.
Lors de l’annonce de la vente, News Limited et sa direction avaient rappelé que cette vente s’était effectuée « à contrecœur », mais qu’étant donné les circonstances, il était déjà heureux qu’il ait été possible de « trouver un acheteur qui reprendra la suite des opérations, respectera notre héritage et investira dans l’avenir ».

pad

Rédigé par PAD le Jeudi 21 Février 2013 à 05:53 | Lu 437 fois






1.Posté par beaulieu jean pierre le 21/02/2013 08:43 | Alerter
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Bel exemple de dictature déguisée. Putsh de 2006 ou pas Fidji est toujours un des pays le plus corrompu du Pacifique en terme de politique et de justice.

2.Posté par rasta nouille le 21/02/2013 11:36 | Alerter
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Tu veux dire après la polynésie frrrrannnnçaiiiise ?

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