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Le pass sanitaire, comment ça marche ?


Tahiti, le 17 novembre 2021 – Les autorités sanitaires du Pays ont présenté mercredi à la présidence le fonctionnement détaillé du “pass sanitaire” polynésien qui sera mis en place à compter du 22 novembre pour les déplacements inter-îles au départ de Tahiti et du 1er décembre pour les activités réglementées comme les concerts, expositions, fêtes foraines ou boîtes de nuit…
 
  • Trois “preuves sanitaires” :
 
“C'est très facile”, a entamé mercredi à la présidence Romain Flory, responsable process et data de la plateforme Covid-19 du Pays, dont la mission du jour était de présenter en détails le fonctionnement du futur “pass sanitaire” polynésien. Un pass sanitaire annoncé lundi par le haut-commissaire et le président du Pays pour une application imminente : lundi 22 novembre pour les seuls déplacements inter-îles au départ de Tahiti –sauf à destination de Moorea– et mercredi 1er décembre pour l'ensembles des autres activités réglementées.
 
Concrètement, le pass sanitaire est présenté comme une “preuve sanitaire” sous “forme numérique ou papier” permettant de vérifier rapidement qu'une personne respecte l'une des trois options de validité possible pour le pass : 1) Un certificat de vaccination pour les personnes entièrement vaccinées ; 2) Un test négatif de moins de 72 heures ; 3) Un certificat de rétablissement, aussi appelé certificat de test positif à compter du 11e jour après la contamination et pendant les six mois suivant la date du test.
 
  • Vaccination ou tests :
 
Pour obtenir le premier “certificat de vaccination”, la démarche se fait toujours en ligne à partir de la page “Pass sanitaire” du site Internet de la Direction de la santé. Les personnes munies de leur attestation d'un schéma vaccinal complet depuis plus de 14 jours –deux doses de Pfizer ou une dose de Janssen et un rappel de Pfizer–pourront formuler leur demande et recevoir leur certificat avec QR Code.
 
Pour les deux certificats de tests, négatif ou positif, les personnes pourront réaliser en pharmacie ou en laboratoire d'analyses médicales : un auto-test sous supervision, un test antigénique ou un test RT-PCR. Des tests dont les tarifs sont réglementés, mais pas les prestations elles-mêmes dont les prix peuvent varier en fonction des établissements. A l'issue de l'un de ces tests, l'établissement délivrera un certificat avec QR Code.
 
  • “TousAntiCovid” et “TAC Verif” :
 
Une fois ces étapes terminées, le “pass sanitaire” peut être conservé en version papier avec les certificats et leurs QR Code ou en version numérique en scannant les code via l'application “TousAntiCovid” qui les gardera en mémoire pour leur titulaire. Du côté du contrôle des pass sanitaires, les responsables des établissements et événements concernés pourront valider les QR Code via l'application “TAC Verif” en scannant les QR Code des usagers et clients.
 
Les autorités du Pays ont rappelé que les responsables des établissements et événements n'étaient pas habilités à contrôler l'identité des personnes présentant leur “pass sanitaire”, cette prérogative relevant uniquement des forces de police et de gendarmerie. Mais ces dernières autorités pourront elles-mêmes mener des contrôles de validité des pass sanitaires dans les établissements concernés. Et l'amende en cas de fraude est assez salée : jusqu'à 16 000 Fcfp pour non-présentation de pass, et jusqu'à 5 millions de Fcfp en cas de fraude sur un pass sanitaire…
 

Des données personnelles protégées

C'est ce qui a pris un peu de temps pour la mise en place de ce pass sanitaire… La création de bases de données sécurisées pour stocker des données personnelles, diffusées pour le public sous forme de QR Code, a été faite localement en Polynésie française. Deux bases de données ont ainsi été créées : l'une pour les tests de dépistage baptisée “BioCovid” et l'autre pour la vaccination baptisée “Vaxi”.
 
Pour garantir aux usagers du service une confidentialité la plus totale sur leurs données personnelles, ces deux bases de données sont hébergées sur des serveurs labellisés “HDS” (Hébergement des données de santé) chez l'éditeur des bases de données en métropole. Deux opérations ont été nécessaires pour se conformer à la législation sur la confidentialité des données : Une “analyse d'impact RGPD” (Règlement général sur la protection des données) pour ce qui relève de la réglementation nationale et une “homologation de sécurité du télé-service” pour ce qui est de la réglementation locale.
 

Rédigé par Antoine Samoyeau le Mercredi 17 Novembre 2021 à 22:15 | Lu 4652 fois