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Le dock flottant de Papeete renouvelé jusqu'en 2030



Le dock flottant de Fare Ute avec le remorqueur-ravitailleur militaire le Revi à sec, la semaine dernière (Crédit photo : J-Bellenand@Marine Nationale)
Le dock flottant de Fare Ute avec le remorqueur-ravitailleur militaire le Revi à sec, la semaine dernière (Crédit photo : J-Bellenand@Marine Nationale)
PAPEETE, 24 mai 2016 - Installé par la marine nationale en 1975 pour l'entretien de ses navires, le dock flottant a ouvert ses équipements de carénage aux bateaux civils depuis une dizaine d'années. Mardi, le commandement supérieur des forces armées et la chambre de commerce et d'industrie ont signé une nouvelle convention pour cinq ans, renouvelant un efficace partenariat entre public/privé et militaire/civil.

En 2012, la menace pesait d'un retrait, à court terme, du dock flottant militaire du port de Papeete. Pour satisfaire le besoin de carénage des bateaux polynésiens, nombreux forcément dans un territoire essentiellement maritime, il aurait fallu que le Pays engage un lourd investissement sur le port pour en installer un nouveau. Finalement, l'état major militaire a fait le chemin inverse et décidait de conserver ce dock flottant à Fare Ute tout en l'améliorant. "Entretenir nos bateaux militaires à l'extérieur était finalement coûteux et immobilisait les équipages loin de leurs bases pendant trop longtemps" commente le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l'Isle, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (Comsup).

Le dock flottant le plus proche de Papeete se situe en Nouvelle-Zélande, à 4 500 km de là. Même avec une flotte de la marine nationale réduite à quelques bâtiments en Polynésie française, l'intérêt de se déplacer si loin restait limité. D'autant que, depuis plus d'une dizaine d'années, le dock flottant de Papeete a ouvert ses installations aux bateaux civils de Polynésie via la signature d'une convention conclue entre le Comsup et la chambre de commerce, d'industrie, des services et des métiers (CCISM). Un partenariat militaire/civil qui a donné entière satisfaction jusque-là. Dans les faits, "aujourd'hui il y a plus de bateaux civils carénés sur le dock flottant que de la marine nationale" concède le contre-amiral. En moyenne, chaque année ce sont 15 navires civils qui utilisent les installations contre cinq de la marine nationale.

En attendant la grue

Mais ce dock flottant de la marine nationale, qui avait 40 ans d'âge, avait besoin d'un sérieux coup de neuf. "Depuis 2013, on a déjà injecté 300 millions de francs d'investissement avec une remise en état du radier, des systèmes de pompage et pas mal de tuyauteries. Reste aujourd'hui à finaliser l'acquisition d'une grue de levage spécifique pour avoir un outil totalement rénové" poursuit le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l'Isle. Coût de cette grue particulière, avec une flèche capable de lever les gros navires hors de l'eau (jusqu'à 3 000 tonnes), sans déséquilibrer la totalité du dock flottant : environ 600 millions de francs. Un appel d'offres est en cours. Cette grue qui arrivera de métropole devrait être installée dans le courant de l'année 2017. "On aura alors un dock flottant capable de fonctionner au moins jusqu'en 2030".

Mardi matin, au moment de signer la convention entre le Comsup et la CCISM, pour la mise à disposition de cet équipement militaire de carénage aux armateurs civils du Pays, tous soulignaient le partenariat gagnant/gagnant qui perdure. "Nous ne faisons pas supporter le coût de l'investissement que nous sommes en train de faire aux armateurs civils. On ne fait payer que la mise au sec de leurs navires. C'est une façon de participer à l’économie maritime polynésienne" indique le contre-amiral. Dans le même temps, c'est grâce à la fréquentation du dock flottant par ces navires civils que cet outil militaire a pu être maintenu en Polynésie française. "Les bâtiments de la marine nationale restent prioritaires mais nous établissons un planning de passage au carénage avec quasiment un an d'avance. On anticipe pour satisfaire tout le monde" précise Georges Verhaeghe, directeur du service de soutien de la flotte (SSF) en charge de la gestion et de l'entretien du dock flottant.

La nouvelle convention entre militaires et civils sur l'utilisation du dock flottant de Fare Ute est signée pour cinq ans, au lieu d'un renouvellement tous les trois ans précédemment. "C'est le signe de la confiance qui s'est établie entre nous" souligne Clet Wong, 1er vice-président de la CCISM. D'autant que cette convention permet aussi de mettre en commun des services, "la semaine dernière le remorqueur-ravitailleur Le Revi et la goélette Kura Ora ont pu ainsi partager les coûts, tout le monde y gagne". Enfin, au-delà des armateurs polynésiens qui bénéficient d'un outil à proximité, c’est tout le secteur de l’entretien et de la réparation navale qui tire profit de cette infrastructure.

Chiffre : 300 000 francs

C'est le coût pour mettre un bateau hors de l'eau avec le dock flottant. Les travaux de carénage (pour l'entretien et la réparation de la coque des navires) nécessitent ensuite au moins une semaine, soit un coût moyen évalué entre 3 à 3,5 millions de francs.

Le nouveau B2M de la marine à Tahiti pour le 14 juillet

En route vers la base navale Chaleix de Nouméa, son port d'attache, le "D'Entrecasteaux" premier bâtiment militaire multifonctions (B2M) de la marine nationale, fera escale en Polynésie française dans les prochains mois. Aux Marquises tout d'abord, mais aussi à Tahiti, où il devrait être amarré au port de Papeete le 14 juillet prochain. Le "D'Entrecasteaux" parti de Brest depuis quelques semaines est le premier d'une série de quatre bâtiments militaires de 66 mètres de long sur 14 mètres de large qui équiperont la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, La Réunion et les Antilles. La seconde unité de ces B2M est programmée pour la Polynésie française : le "Bougainville" est déjà sorti des ateliers du chantier naval qui le construit et mis à l'eau à la fin du mois de février dernier. Il devrait rejoindre Papeete d'ici la fin de l'année.

Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 24 Mai 2016 à 15:07 | Lu 2743 fois





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