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Le Port autonome au secours des entreprises



Tahiti, le 4 juin 2020 – Tahiti, le 4 juin 2020 – Le port autonome fait un cadeau de 479 millions Fcfp aux 200 entreprises de l'aire portuaire en leur attribuant des exonérations jusqu'à six mois sur les loyers, les redevances ou encore la prise en charge du gardiennage. Le port autonome fait des bénéfices chaque année et c'est ce qui "permet de financer ce plan de soutien". Pour l'armateur Philipe Wong, que "2021 va être une année véritablement de reprise, parce que 2020 on subit la crise (…). On a dû annuler (…) 34 000 nuitées hôtelières". Et de son côté Terevau a subi "une baisse de 80% sur le marché de transport passagers".
 
Pour éviter la faillite des 200 entreprises implantées dans l'enceinte portuaire  et les licenciements massifs qui s'ensuivraient, le conseil d'administration du Port autonome de Papeete, réuni le 26 mai dernier, a décidé d'octroyer à ces sociétés plusieurs exonérations allant des loyers, au remorquage, en passant par la prise en charge du gardiennage, des redevances d'encombrement ou encore du tarif de basse saison pour les voiliers des particuliers de la marina de Pape'ete. Ces exonérations varient de deux à six mois, à partir du mois de mars dernier, et représentent 479 millions de Fcfp.
 
"C'est un manque à gagner pour le port autonome", a affirmé le président Edouard Fritch. Il a rappelé que le "confinement a affecté l'activité portuaire (…). Les entreprises ont dû faire face à une baisse importante dans l'enceinte portuaire (…). Les ferries quasiment à l'arrêt depuis deux mois ont vu leur chiffre d'affaires baisser de 80%, donc 2020 sera une année déficitaire pour ces armateurs".
 
De son côté le ministre de l'Equipement et président du conseil d'administration du Port autonome, René Temeharo, précise que ces aides sont mises en place pour "éviter la faillite de ces entreprises, pour maintenir l'emploi et pour avoir de la trésorerie". Il assure que toutes les entreprises vont bénéficier de ces aides. "Personne n'a été oublié dans ces mesures". René Temeharo précise que ces efforts sur l'exonération des charges fixes, tout comme les loyers, vont permettre aux entreprises de respirer car elles devront "faire face à d'autres difficultés dans l'avenir". Pour lui, ces aides sont du "gagnant-gagnant" car si ces entreprises ferment, l'économie du Port autonome s'en trouvera affectée.
 
Le directeur du port autonome Jean-Paul Lecaill a assuré que la situation financière de son Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) avant la crise "était bonne" et que cet établissement dégageait des "bénéfices chaque année et (avait) des réserves qui permettent aujourd'hui de financer ce plan de soutien".

 
"C'est un manque à gagner pour le port autonome", a affirmé le président Edouard Fritch. Il a rappelé que le "confinement a affecté l'activité portuaire (…). Les entreprises ont dû faire face à une baisse importante dans l'enceinte portuaire (…). Les ferries quasiment à l'arrêt depuis deux mois ont vu leur chiffre d'affaires baisser de 80%, donc 2020 sera une année déficitaire pour ces armateurs".
 
De son côté le ministre de l'Equipement et président du conseil d'administration du Port autonome, René Temeharo, précise que ces aides sont mises en place pour "éviter la faillite de ces entreprises, pour maintenir l'emploi et pour avoir de la trésorerie". Il assure que toutes les entreprises vont bénéficier de ces aides. "Personne n'a été oublié dans ces mesures". René Temeharo précise que ces efforts sur l'exonération des charges fixes, tout comme les loyers, vont permettre aux entreprises de respirer car elles devront "faire face à d'autres difficultés dans l'avenir". Pour lui, ces aides sont du "gagnant-gagnant" car si ces entreprises ferment, l'économie du Port autonome s'en trouvera affectée.
 
Le directeur du port autonome Jean-Paul Lecaill a assuré que la situation financière de son Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) avant la crise "était bonne" et que cet établissement dégageait des "bénéfices chaque année et (avait) des réserves qui permettent aujourd'hui de financer ce plan de soutien".

​Philippe Wong armateur de paquebot de croisière " On a dû annuler (…) 34 000 nuitées hôtelières "

Vous pensez quoi du plan de soutien mis en place par le port autonome de Pape'ete ?
C'est une aide des douze aides que l'on a demandé au gouvernement. Ces aides sont les bienvenues parce que de tous les postes de charge que l'on a, le port autonome représente une belle partie de nos charges d'exploitation.

Quels sont les douze points pour lesquels vous demandiez de l'aide?
Par rapport à nos charges d'exploitation c'est toujours le même souci. Lorsqu'on était en confinement on a dû assurer les rotations en direction des îles même s'il y a eu une baisse du tonnage à transporter pendant ces mois. Donc on a demandé une baisse de 30 francs sur le prix du carburant. A ce jour on a eu une baisse de 15 Fcfp. On a aussi demandé des exonérations des charges patronales CPS et Enim, après quelques discussions ils nous ont dit que cela n'était pas possible car le dispositif Dies était aussi dédié au secteur du transport.
On a aussi demandé l'exonération des droits de douanes pour l'importation des pièces détachées, tout comme pour les avions. On a remarqué qu'ils ont été exonéré de toutes taxes et droit à l'importation alors que les bateaux qui assurent quand même un service public en direction des archipels éloignés on n'avait pas d'aide équivalent. Le gouvernement attend des éléments chiffrés de notre part pour pouvoir calculer l'impact sur leur budget. Voilà les principaux points sont ceux-là.

Est-ce que cette aide va vous aider à tenir pendant les six prochains mois?
Il est vrai que le gouvernement nous fait l'exonération pendant six mois, on a insisté pour que cela soit reconduit six mois supplémentaires, parce qu'on estime qu'on est en période de soutien à la baisse d'activité. Et maintenant on attend avec impatience les mois d'action de relance de l'économie. On sait que tout cela va prendre un peu de temps parce que si on parle des grands travaux même si les chantiers sont identifiés le temps que les entreprises soient sélectionnées par appel d'offre, tout cela prend beaucoup de temps, raison pour laquelle on a demandé six mois supplémentaire. On a bon espoir qu'il continue à nous accompagner. 

A votre avis vous aller revenir à flot dans combien de temps?
Cela dépend des types de navires ou des compagnies maritimes. Si je parle de l'Aranui, on est doublement impacté parce que on a subi une baisse de transport de tonnage de marchandises et en plus on a eu une activité zéro, avec l'arrêt brutal de nos croisières. On a dû annuler à peu près 1800 passagers qui devaient tous faire douze nuitées hôtelières soit 34 000 nuitées hôtelières. Tout cela sont des annulations sèches, elles sont dûes à l'interdiction des croisières. Maintenant à partir du 15 juillet jusqu'à la fin de l'année,  on a neuf voyages qui vont être remis en opération. Malheureusement on a eu pas mal d'annulation de la part de la clientèle, et cela représente plus de 50%. Il y a bien 35% qui ont reporté pour 2021, si bien que lorsqu'on additionne toutes  ces pertes de chiffres d'affaire, cela fait 50% en moins par rapport à 2019. C'est une baisse du chiffre d'affaire mais c'est aussi une perte importante en terme financier. Est-ce qu'on va tenir le coup? On reste positif et on espère que les clients vont continuer à venir et vont passer d'excellentes vacances à visiter nos îles, surtout les îles Marquises. Et après on imagine que 2021 va être une année véritablement de reprise, parce que 2020 on subi la crise. Pour le secteur de la croisière toutes les compagnies internationales ainsi que nous avons perdu de l'argent. Mais eux ont les reins solides pour relancer leur commercialisation. Ils vont faire des offres promotionnelles très très intéressantes. Nous la petite compagnie maritime tahitienne il faut qu'on puisse rester attractif par rapport à ces grosses compagnies. D'où la nécessité que le gouvernement nous accorde ces six mois supplémentaires.

​Tino Fa Shin Chong Terevau "on a subi une baisse de 80% sur le marché de transport passagers"

Que pensez-vous du plan de soutien du Port autonome?
Je pense que c'est très bien et que c'est normal aussi si on veut relancer l'économie locale.

Vous avez demandez quoi spécifiquement?
Nous avons demandé des allègements de toutes nos charges, tout comme les locations au niveau de la gare maritime et des ports.  On n'a pas encore eu de réponse, je pense qu'ils ont pas mal de problèmes à régler aussi par rapport à nous qui avons toujours notre outil de travail. Mais on constate qu'il y a des actions qui sont faites. Au niveau des dessertes maritime nous avons une baisse de 80% sur le marché de transport des passagers. Et on tient à tous les remercier de nous avoir fait confiance et puis d'avoir pris aussi le bateau pendant ces jours difficiles, c'est important pour se démarquer un petit peu.

Est-ce que vous pensez vous retrouvez à flot?
C'est sûr qu'on va se retrouver à flot mais pas de sitôt, et pas comme l'année dernière ça c'est sûr. On aura du mal, je pense que courant septembre on verra mieux ce qui va advenir avec l'ouverture des vols internationaux en juillet. On reste prudent quand même.

Vous avez reçu l'aide du Pays?
Non pas encore. Bon il nous a attribué une baisse de 10 Fcfp sur le prix du carburant. C'est bien mais contrairement aux autres armateurs, tout comme les cargos qui ne font pas Tahiti et Moorea, ils ont eu 15 Fcfp contrairement à nous. A savoir qu'on transporte des passagers, la sécurité prime, et la sécurité a un prix. Et donc nous espérons que le gouvernement va être sensible à cela et qu'il va nous attribuer les mêmes avantages que les autres armateurs. Ce serait bien pour tout le monde. Au niveau des exonérations nous sommes en attente. Pour l'instant rien encore, de toute façon que cela soit reporté à demain ou après-demain, tôt ou tard tu passes à la caisse, ils ne vont pas te rater. Il faut aussi nous accompagner par rapport au tourisme local, il faut croire en nous au lieu de croire en ceux qui viennent de loin, le touriste extérieur. Il faut y aller pendant que c'est abordable pour certains. Il faut profiter pour aller à Moorea et aller dans les autres îles par voie aérienne.

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mardi 9 Juin 2020 à 19:53 | Lu 6864 fois






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