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Le Lycée hôtelier et du tourisme de Tahiti, une formation de haut niveau



Le Lycée hôtelier et du tourisme de Tahiti, une formation de haut niveau
PAPEETE, le 12 septembre 2016 - Invité d'honneur au forum de la formation et des métiers du tourisme qui ouvre ses portes mardi matin, le lycée hôtelier et du tourisme de Tahiti mérite d'être connu, de par son essor, la qualité de son apprentissage, mais aussi le taux d'insertion professionnelle de ses élèves.

La formation dans le secteur du tourisme est devenue une priorité pour le gouvernement et la ministre de l'Éducation, Nicole Sanquer. Le secteur du tourisme est en effet un secteur qui recrute, que ce soit dans l'accueil, dans l'hôtellerie, dans la restauration ou en tant qu'hôte/hôtesse marin sur les charters. Le lycée hôtelier et du tourisme de Tahiti (LH2T) est, aujourd'hui le lycée le plus demandé, à tel point que les formateurs sont obligés de refuser des jeunes aux très bons dossiers. "Cette année, nous avons été confrontés à des jeunes qui ont eu des mentions au bac et qui n'ont pas eu de place en BTS", explique la ministre de l'Éducation. "Nous avons accepté de prendre entre un et deux élèves en plus que les effectifs initialement prévus. Ça aurait été dommage de passer à côté de certains éléments faute de places", indique Pascal Maillou, le proviseur du LH2T.

Le LH2T a une capacité de 800 élèves, il en accueille 624 dont 125 étudiants, du CAP au BTS en passant par les baccalauréats professionnels et technologiques. Le lycée propose des enseignements dans cinq métiers : la cuisine, le service en restaurant, l'hôtellerie, la boulangerie-pâtisserie et le tourisme. "Notre lycée est une des vitrines de la Polynésie. Grâce à un peu plus de 100 professionnels, nous proposons des formations complètes, comme un lycée technique hôtelier en métropole."

25 % des élèves et étudiants du lycée sont originaires des îles. De ce fait, l'internat du LH2T est le deuxième plus grand internat du fenua, avec 240 places.

Le LH2T est aussi le lycée de la réussite. En juin dernier, l'établissement comptabilisait un taux de réussite de 91 % : 88 % en Bac techno, 90 % en BTS, 92 % en Bac Pro et 93 % en CAP et mention complémentaire. "Le niveau de nos élèves ne cesse d'augmenter. Pendant des années on envoyait ses enfants au lycée hôtelier faute de mieux. Aujourd'hui, c'est une formation recherchée. Les jeunes qui viennent sont bons et motivés. Ils sont nombreux à avoir d'excellents dossiers, nous recevons des jeunes issus de 32 des 34 collèges du territoire", se félicite le proviseur. "Notre principal défi est de pousser nos jeunes à la mobilité. Les faire se déplacer en stage pour qu'ils voient ce qui se fait ailleurs, s'enrichissent, apprennent… Qu'ils montrent ce que nous savons faire en Polynésie, avant de revenir."

Les élèves formés au LH2T sont capables de tenir tous les postes pour lesquels ils sont formés. "Ils sont bons et ont ce petit plus que leur confère la culture polynésienne. Nous avons toujours de très bons retours des employeurs, localement comme à l'international", conclut le proviseur, Pascal Maillou.

Nicole Sanquer, ministre de l'Education, "Le lycée hôtelier fait le plein"

Vous axez la stratégie du développement du tourisme en poussant les jeunes vers ce secteur ?
"Nous adaptons nos formations au développement stratégique du tourisme. Pour le lycée hôtelier, nous essayons de diversifier nos formations. Nous avons une capacité de 800 élèves et nous en accueillons aujourd’hui 624, donc il faut convaincre le ministère de l’Éducation d’ouvrir plus de formations et d’obtenir des postes de professeurs qui vont avec. Dans le futur collège-lycée de Bora Bora, il y aura une section hôtelière destinée aux élèves des îles Sous-le-Vent. Nous développons aussi l'apprentissage et nous travaillons en partenariat avec le ministère de l'Emploi."

Aujourd'hui, il y a de nombreux élèves qui, malgré leur bon niveau, ne peuvent pas accéder aux formations qu'ils souhaitent, comment allez-vous gérer ça ?
"Le lycée hôtelier fait le plein, mais cela n’a pas toujours été le cas. Pendant longtemps, il n'a pas eu une image pour un emploi d’avenir. Les mentalités changent, nous devons travailler pour qu'il puisse faciliter l'insertion de ces jeunes, aujourd’hui dans le monde du travail. Notre objectif est de pouvoir encore augmenter le nombre de formations dispensées par le lycée, mais pour cela l'Éducation nationale doit m’accompagner en me donnant plus de postes pour ces nouvelles formations."

Vous commencez très tôt la sensibilisation aux métiers du tourisme ?
"Dès la quatrième, il y a des classes Découvertes des métiers de l’hôtellerie pour aider l'élève à s’orienter. Il y a même des stages d'une semaine qui peuvent être organisés pour que l'élève puisse avoir un aperçu du secteur et ensuite il y a une réorientation après la troisième. Pour les CAPD, les CAP rénovés, nous avons une spécialisation pour tout ce qui est petite hôtellerie-artisanat- tourisme avec des formations en cuisine aussi dans ce qu'on appelle les nouveaux modules de Centre d'éducation aux technologies appropriées au développement (CETAD)."

Le tourisme, un vivier d'emploi pour la Polynésie

Depuis 2013, le secteur du tourisme a repris les embauches. Vu les projets de constructions et de réouvertures d'hôtels prévus pour les années à venir, le secteur devrait continuer à embaucher sérieusement.

En 2015, le tourisme en Polynésie c'est 183 800 touristes étrangers qui ont dépensé autour de 46 milliards de francs (contre 41,2 milliards en 2013) au cours de leur séjour, soit 3,5 fois le montant des exportations de produits locaux (12,3 milliards de Francs). Mais c'est surtout « 2 816 entreprises caractéristiques du tourisme (transport, hôtellerie, bar restauration…) qui déclarent un chiffre d’affaires global de 125 milliards de F.CFP, et qui emploient 10 300 salariés » indique l'ISPF.

Ainsi, avec plus de 10 300 salariés recrutés par des entreprises caractéristiques du tourisme en 2015, les employeurs touristiques représentent 10 % des employeurs totaux de la Polynésie. « Dans le secteur, les plus gros employeurs sont l’hôtellerie (45 hôtels classés) et les activités de transport. Ils représentent 17 % des emplois salariés de Polynésie », indique l'ISPF.

À l’image des emplois en Polynésie, les IDV concentrent 73 % des emplois touristiques. Sur certaines îles comme à Bora Bora le tourisme embauche 50% des actifs. A Moorea, par exemple, il représente 21 % des emplois, tandis qu'à Tahiti, il représente 6 % des emplois.

Enfin avec un salaire de 246 000 francs en moyenne, les salariés du tourisme « gagnent en moyenne 11 % de moins que les salariés polynésiens. Hors secteur public, ils gagnent 4 % de moins que les salariés du secteur privé », indique l'ISPF.

Depuis 2013, le secteur ne cesse de croitre et d'embaucher, dû à la hausse constante du nombre de touristes. Par ailleurs, le Pays prévoit des réouvertures d'hôtels qui avaient fermé comme le Hilton de Faa'a ou bien le Pearl Beach de Manihi. Par ailleurs, les projets tels que le Mahana Beach et l'arrivée du marché des touristes Chinois sur le territoire seront très certainement générateurs d'emplois.



Rédigé par Marie Caroline Carrère le Lundi 12 Septembre 2016 à 17:22 | Lu 1168 fois






1.Posté par Teva le 13/09/2016 06:56 (depuis mobile) | Alerter
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C est un lycee qui cree des serveurs et des serveuses....pffff...le sefi fait la meme chose...quand est ce que des directeurs d hotels sortirons de ces ecoles...

2.Posté par tomtom le 13/09/2016 11:09 | Alerter
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un autosatisfecit bien subjectif,...et hors de la réalité économique,..

une école qui a bien du mal a faire prendre la mayonnaise ,...et des idées encore de belles idées, et l'école régionale internationale du tourisme,
c'est où?

3.Posté par Cool Ruler le 13/09/2016 14:05 | Alerter
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Teva,
On ne devient pas directeur d'école en sortant de l'école. Les DG en hôtellerie viennent bien souvent de la réception, puis chef réception, puis directeur hébergement puis DG ou de la restauration, chef de salle puis F&B manager puis directeur restauration. D'autres ont été DAF. Les autres viennent d'école de commerce ... Il n'y a qu'en Polynésie ou l'on sort de l'école pour devenir chef, le secteur public en est le triste exemple... Dommage pour le fenua ...

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