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Le Congrès philippin approuve la prolongation de la loi martiale dans le Sud



Manille, Philippines | AFP | mercredi 11/12/2018 - Le président philippin Rodrigo Duterte a obtenu mercredi la prolongation de la loi martiale décrétée dans le sud de l'archipel contre une rébellion islamiste, en dépit des mises en garde de l'opposition sur les atteintes aux droits de l'Homme.

La semaine dernière, le chef de l'Etat avait expliqué qu'il fallait au tiers sud du pays un an de plus sous le régime d'exception, ce que ses détracteurs voient comme un indice supplémentaire de la dérive autoritaire de sa présidence.
Rodrigo Duterte avait imposé la loi martiale à Mindanao, une île de 20 millions d'habitants, en mai 2017 en raison d'un soulèvement de jihadistes se réclamant du groupe Etat islamique dans la ville de Marawi, à 800 kilomètres de Manille. Les combats pour venir à bout des jihadistes avaient fait 1.200 morts. 
Dans une lettre au Congrès philippin, il a déclaré que les forces gouvernementales avaient réalisé "des progrès significatifs" mais que l'état d'urgence devait être prolongé pour des raisons de "sécurité publique".
Réunis en session conjointe, le Sénat et la Chambre des représentants ont voté la prolongation par 235 voix contre 28 et une abstention. 
La loi martiale permet aux soldats d'instaurer le couvre-feu, des check-points et de contrôler les armes à feu. La loi martiale permet aussi aux forces de sécurité de prolonger la période pendant laquelle elles peuvent détenir des suspects sans qu'un tribunal puisse s'en mêler.
Le ministre de la Défense Delfin Lorenzana a déclaré au Congrès que 180 "terroristes" étaient toujours dans la nature à Mindanao. La loi martiale a permis "de décimer ces groupes terroristes locaux et étrangers" mais ils n'ont pas été défaits, a-t-il déclaré.
Ce régime d'exception est extrêmement sensible aux Philippines car il rappelle les heures sombres de la dictature de Ferdinand Marcos qui l'avait instauré en 1972 avant d'être renversé en 1986 par un soulèvement populaire.
"La manière dont notre gouvernement traite les voix critiques nous enseigne que notre président n'est pas différent du dictateur renversé", a lancé la sénatrice d'opposition Risa Hontiveros, citant les cas d'arrestations d'opposants à M. Duterte.
Dans le même camp, le sénateur Frank Drilon a déclaré qu'il n'y avait plus de rébellion depuis la fin du siège de Marawi et que cette prolongation était anticonstitutionnelle.
"Nous devons nous rappeler que la loi martiale représente le plus haut degré de protection (de l'Etat). Cela ne peut pas être la norme".
Nombre de représentants des autorités locales de Mindanao, en proie depuis des dizaines d'années à une rébellion séparatiste musulmane ainsi qu'à une rébellion communiste, sont cependant favorables à ce régime. 

le Jeudi 13 Décembre 2018 à 06:43 | Lu 179 fois




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