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Le Commonwealth maintient la pression sur Fidji, mais salue les « progrès »



Le Commonwealth maintient la pression sur Fidji, mais salue les « progrès »
NEW YORK, lundi 1er octobre 2012 (Flash d’Océanie) – Le Commonwealth, via son groupe ministériel d’action (CMAG), a maintenu vendredi 28 septembre 2012 la pression en vue de favoriser un retour de Fidji à la démocratie, tout en prenant note des « progrès » enregistrés ces derniers mois.
Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, à New York, en marge de l’Assemblée Générale des Nations-Unies,

http://www.thecommonwealth.org/news/34580/250249/280912cmagconcludingnyc.htm

les ministres membres de ce comité ont réitéré leur position précédente, concernant leur « engagement en vue de soutenir et d’encourager le retour de Fidji en tant que membre plein de la famille du Commonwealth, via le rétablissement d’une démocratie civile constitutionnelle ».
Fidji a été suspendu de son statut de membre plein de cet organisme international fin septembre 2009.
Il avait fait l’objet de mesures similaires de la part du Forum des Îles du Pacifique (FIP), début mai 2009, pour cause de non-retour rapide à la démocratie après le putsch du 5 décembre 2006, mené par le Contre-amiral Franck Bainimarama (qui dirige depuis le gouvernement de cet archipel).
« Les ministres saluent la poursuite des progrès à Fidji, y compris l’achèvement de la première phase de l’enregistrement des électeurs sur les listes et le commencement d’un processus de consultations constitutionnelles. Ils saluent le dialogue national élargi concernant l’avenir de Fidji, entamé à travers ce processus et saluent le travail de la Commission Constitutionnelle effectué à ce jour », déclare notamment le CMAG.
Toutefois, cet organisme souligne une nouvelle fois « l’importance d’un processus constitutionnel qui soit totalement indépendant, sans exclusive et sans résultats prédéterminés ».
Il se déclare aussi « préoccupé au sujet des restrictions qui demeurent en matière de droits humains et d’état de droit » et « exhortent le gouvernement de Fidji » de s’attaquer à ces problèmes « en vue de créer l’environnement nécessaire à des consultations constitutionnelles et à des élections crédibles ».
Le CMAG réaffirme par ailleurs sa volonté de « fournir une aide à Fidji de manière appropriée et encourage de nouvelles interactions de haut niveau à venir entre le Commonwealth et Fidji ».

Les ministres participant à cette réunion étaient notamment le Premier ministre de Vanuatu, Sato Kilman, le ministre des affaires étrangères d’Australie, Bob Carr, ainsi que les chefs des diplomaties du Canada (John Baird), du Bangladesh (Dipu Moni), de la Jamaïque (AJ Nicholson), de Tanzanie (Bernard K Membe), et de Trinidad and Tobago (Winston Dookeran).
En marge de cette réunion, le ministre fidjien des affaires étrangères, Ratu Inoke Kubuabola, a aussi rencontré en fin de semaine dernière ses homologues australien et néo-zélandais, Bob Carr et Murray McCully, dans le cadre de ce que les trois pays appellent des discussions « trilatérales » initiées depuis quelques mois afin d’entamer une détente entre Suva, Canberra et Wellington.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande, depuis fin 2006, se positionnaient en fer de lance dans une condamnation ferme du putsch fidjien, en appliquant des sanctions touchant, entre autres, l’octroi de visas à des personnalités participant au régime post-putsch.
Lors de la précédente édition de cette réunion trilatérale, le 30 juillet 2012, les trois ministres avaient annoncé leur intention de rétablir une représentation diplomatique pleine.
La semaine dernière, les trois ministres ont évoqué ensemble la possibilité de la venue d’une nouvelle mission d’un « groupe de contact ministériel » du Forum des Îles du Pacifique à Suva, courant novembre 2012.
Ils auraient aussi évoqué le tout récent départ précipité, à l’injonction des autorités fidjiennes, d’une mission de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) venue à Fidji pour enquêter sur d’éventuelles atteintes aux droits syndicaux, ainsi que sur l’assouplissement « au cas par cas » des restrictions sur les demandes de visas, précise un communiqué conjoint.

À la tribune des Nations-Unies, lors de la 67ème session de l’Assemblée Générale, toujours en cours, Ratu Inoke Kubuabola a une nouvelle fois souligné la volonté de son gouvernement de rétablir la démocratie, à travers le processus actuellement en cours de consultations en vue d’élaborer une nouvelle Constitution (la précédente ayant été abrogée en avril 2009) et l’enregistrement électronique des électeurs sur de nouvelles listes électorales sur la base d’ « une personne, une voix ».
Ces élections, annoncées pour le dernier trimestre 2014, « verront les citoyens de Fidji se rendre aux urnes sans distinction concernant leur race, pour la première fois dans l’histoire de notre nation », a-t-il souligné à la tribune de l’ONU.
http://w3.fiji.gov.fj/index.php?option=com_content&view=article&id=6901%3A67th-united-nations-general-assembly-address-by-minister-foreign-affairs-rt-inoke-kubuabola&catid=67%3Afiji-header-stories
Les grands axes des réformes engagées mettent notamment l’accent sur « un état laïc reconnaissant une société pluriconfessionnelle, une identité national commune dans laquelle les citoyens, et non plus seulement le peuple indigène, pourront s’appeler Fidjiens pour la première fois », la lutte contre la corruption et la mise en place d’un appareil judiciaire « indépendant ».
L’âge légal de vote a aussi été abaissé de 21 à 18 ans.


La position européenne en cours d’évaluation

Par ailleurs, à la suie d’une visite à Fidji (22-24 juillet 2012) d’une délégation représentant des parlementaires du groupe ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) et de l’Union Européenne, toujours pur évaluer sur place l’avancement du processus de retour à la démocratie,
Un compte-rendu a été soumis çà l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, lors de sa dernière réunion, les 19 et 20 septembre 2012 à Bruxelles.
Cette remise de rapport venait alimenter le point 6 de l’ordre du jour, à savoir : « Rapport sur la mission d’information à Suva (Fidji), du 22 au 24 juillet 2012 ».
À la suite de cette présentation, le gouvernement fidjien a cru comprendre que les impressions exprimées par les parlementaires ACP-UE avaient été plutôt favorables.
Lors de leur passage à Fidji, les missionnaires avaient eux aussi insisté sur l’importance de la non-exclusive dans le cadre du débat actuel, ainsi que la levée des restrictions subsistant de fait, après la levée des mesures d’exception, le 7 janvier 2012.
Les élus avaient aussi encouragé la presse locale à la lavée de ces restrictions pour se faire un relais actif du débat actuel.
La soumission de ce rapport et les prochaines délibérations des instances européennes pourraient, dans ce contexte, permettre de modifier la position européenne actuelle, qui, depuis le putsch de 2006, applique des « mesures appropriées » en gelant de larges pans du Fonds Européen de Développement destiné à Fidji, pour plusieurs centaines de millions d’euros, sur plusieurs années consécutives.
Ce gel ne concerne pas toutefois l’aide humanitaire.
Depuis fin août 2012, une proposition, encore à l’état de projet, en vue d’une décision restant à prendre de la part du Conseil Européen se trouve en ligne
http://register.consilium.europa.eu/servlet/driver?page=Result&typ=Advanced&cmsid=639&fc=REGAISEN&srm=25&md=100&lang=EN&ff_DOCKEY=%22ST13204/12ORI%22

Ce projet de texte viserait à amender la position européenne vis-à-vis de Fidji en reconnaissant les progrès effectués et en prenant en compte les constatations effectuées lors de la visite de juillet 2012, notamment au regard de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, qui a trait aux principes et valeurs fondamentaux de l’UE et des ACP, à savoir le respect de l’état de droit et des libertés fondamentales.
Cette proposition de posture, qui rappelle aussi Fidji à ses engagements en vue de rétablir pleinement son statut vis-à-vis de l’article 96, est qualifiée de « réponse prudente » aux évolutions récentes à Fidji.

pad

Rédigé par PAD le Lundi 1 Octobre 2012 à 05:23 | Lu 618 fois





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