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Le Commissaire européen au commerce en Océanie



Le Commissaire européen au commerce en Océanie
CANBERRA, vendredi 18 mars 2011 (Flash d'Océanie) – Karel De Gucht, commissaire européen au commerce, a achevé jeudi l’étape australienne d’un périple océanien, qui passe, depuis le 13 mars 2011, par la Malaisie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les entretiens avec de hauts responsables des gouvernements locaux (dont le ministre australien du commerce extérieur, Craig Emerson) devaient porter sur les accords généraux de commerce au plan mondial, le cycle de Doha dans le cadre de l’OMC, ou encore la question de l’approvisionnement en matières premières.

Concernant l’Australie, l’UE représente pour ce pays le second volume bilatéral d’échanges commerciaux.

La valeur ces échanges marchands, pour l’année 2010, a été annoncé par l’UE à 26,7 milliards d’euros en exportations européennes vers l’Australie (véhicules automobiles, machines et matériel de télécommunications ou encore produits pharmaceutiques) et dans l’autre sens, 9,8 milliards d’euros importés en Europe de l’Australie (essentiellement des minerais, des produits agricoles et viticoles).
Pendant son séjour en Nouvelle-Zélande, où i doit rencontrer le ministre du commerce extérieur Tim Groser, le Commissaire européen devait aussi, vendredi 18 mars 2011, représenter l’Union Européenne lors des cérémonies de commémoration pour les victimes du séisme qui a frappé la ville de Christchurch le 22 février 2011.

Les échanges commerciaux de l’UE avec la Nouvelle-Zélande sont également significatifs : « l’UE est notre second partenaire commercial (…) et la Nouvelle-Zélande demeure engagée en vue de renforcer encore nos liens avec nos partenaires européens », déclarait cette semaine par avance M. Groser.
Lors d’une escale plus courte en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ce week-end, M. de Gucht devrait évoquer avec les autorités gouvernementales de cet État océanien membre du Forum des Îles du Pacifique et du groupe ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) sa récente décision d’adopter une version provisoire des Accords de Partenariat Économique (APE).

Ces APE lient désormais les pays ACP à l’UE en matière d’échange commerciaux et succèdent à la séquence Lomé (I à IV) puis Cotonou, qui mettait auparavant l’accent sur les achats subventionnés de matières premières à ces pays du Sud.

Or, le régime des achats subventionnés a depuis été déclaré incompatible avec les nouvelles règles du commerce mondial de l’OMC.

Depuis 2006, l’UE négocie avec les ACP pour mettre en place ces APE.
La date initiale d’entrée en vigueur de ces APE avait été fixée au 1er janvier 2008, mais les pays océanien de ce groupe (essentiellement les 14 États insulaires du Forum, hormis l’Australie et la Nouvelle-Zélande) rechignent toujours depuis à s’engager sous forme de bloc, mettant en avant une demande de prise en compte plus grand de leurs spécificités régionales.
À part la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le seul autre État ACP océanien ayant signé un APE provisoire est Fidji.

Tout en soulignant la valeur des échanges commerciaux avec ces deux pays (notamment en matière agricole), le Commissaire devrait aussi tenter de mettre en exergue les bénéfices d’un accord régional avec le bloc océanien tout entier.

Les ressources cibles de pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Fidji sont à la fois liées au domaine minier (pétrole, or, cuivre, bauxite, nodules sous-marines), mais tiennent aussi aux énormes ressources halieutiques (et en premier lieu le thon) de leurs zones maritimes de souveraineté.
Tout récemment, le thon fidjien a de nouveau obtenu le feu vert pour les marchés européens, après deux ans de parenthèse pour cause de non-conformité aux règles européennes.
L’UE vient de lancer la seconde phase, au plan océanien, de son programme baptisé « DevFish », pour un financement (dans le cadre du Fonds Européen de Développement, le FED) de 8,2 millions d’euros au cours des cinq années à venir, en vue de mieux gérer la ressources thonière, mais aussi d’accentuer la lutte contre la*es activités de pêche illicite et non signalée, phénomène grandissant dans la région de la part de vaisseaux notamment asiatiques.

Ces activités de surveillance devraient s’appuyer sur les marines des quatre puissances riveraines de la région : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la France et les États-Unis.

pad

Rédigé par PaD le Jeudi 17 Mars 2011 à 22:41 | Lu 774 fois





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