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Le 10 juillet 1985 à Auckland, des agents français coulent le Rainbow Warrior



Wellington, Nouvelle-Zélande | AFP | jeudi 09/07/2015 - Le 10 juillet 1985, des agents français coulent le Rainbow Warrior, un chalutier reconverti par Greenpeace pour perturber les essais nucléaires dans le Pacifique. L'opération "Satanique" est un succès opérationnel mais un véritable fiasco politique.

Dans la nuit du 9 au 10, un photographe de l'organisation écologiste, Fernando Pereira, 35 ans, monte à bord du "Guerrier arc-en-ciel" amarré en rade d'Auckland pour sauver son matériel après l'explosion d'une première mine posée sur la coque.

Il est tué à la suite de la déflagration de la seconde.

Plus d'une génération a passé: en France, ce chapitre sombre du premier septennat socialiste n'intéresse plus grand monde. Ses protagonistes sont décédés ou se sont rangés des voitures, Paris a présenté des excuses officielles, versé des indemnités, les essais atomiques ont cessé en 1996.

Peter Willcox, lui, n'a pas oublié. Ni pardonné.

"Fernando avait deux enfants et son meurtre a créé un vide dans leurs vies que rien ne peut combler", explique à l'AFP le capitaine américain du navire saboté. "En tant que capitaine, la pire chose qui puisse arriver est de perdre un membre d'équipage."

L'opération est commanditée par le ministre de la Défense, Charles Hernu - le président François Mitterrand est au courant, selon l'amiral Pierre Lacoste, patron à l'époque de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure).

Pressée par le temps, la DGSE travaille "dans la précipitation, à la va-vite, en multipliant les équipes sur le terrain qui ont laissé partout des traces très maladroites de leur passage", rappelle l'ancien directeur d'un service français de renseignement ayant requis l'anonymat.

La France ne disposant pas de sous-marin à proximité, il faut agir sur le sol néo-zélandais, avec tous les risques que cela comporte.

Membres du service action de la DGSE, Alain Mafart et Dominique Prieur louent un van dans lequel ils transportent les deux bombes, qu'ils confient ensuite à trois nageurs de combat.

- 'Signe que notre combat était juste' -

Deux jours après la tragédie, Prieur et Mafart, qui se font passer pour un couple de touristes suisses - Sophie et Alain Turenge - sont arrêtés, repérés notamment par leur véhicule et un appel à un numéro d'urgence de la DGSE...

"Les conséquences ont été catastrophiques, mais l'objectif a été atteint", fait valoir Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). "Le but était d'empêcher le navire de Greenpeace d'approcher de la zone des essais nucléaires (dans l'atoll de Mururoa), ce qui fut fait."

Condamnés à dix ans de prison, les faux époux Turenge sont exilés sur un atoll puis rapatriés en 1987 et 1988.

Les poursuites engagées contre d'autres barbouzes qui avaient, selon les autorités néo-zélandaises, convoyé les explosifs jusqu'à Auckland à bord du voilier L'Ouvéa, sont abandonnées fin 1991.

Le scandale du Rainbow Warrior coûte leur poste à Charles Hernu et à l'amiral Lacoste.

Quant aux relations exécrables entre Paris et Wellington, elles se réchaufferont doucement avec la signature en 1996 par la France du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et la visite officielle l'année suivante du Premier ministre néo-zélandais Jim Bolger.

En 1995, grâce aux 8 millions de dollars versés par le gouvernement français, Greenpeace arme le Rainbow Warrior II pour prendre la tête du combat contre la reprise des essais nucléaires... français en Polynésie.

"On n'aurait jamais pensé qu'une bande de hippies dans une vieille coque de noix ferait peur au gouvernement français au point qu'il veuille nous supprimer", plaisante Peter Willcox. "Et pourtant si. On l'a interprété comme le signe que notre combat était juste."

Les écologistes furent empêchés par la Marine nationale d'accéder à la zone d'essais, mais cette fois-ci sans violence et sous l'oeil des caméras.

L'épave du Rainbow Warrior repose à 25 mètres de profondeur dans la grande baie de Matauri, paradis des poissons, des surfeurs et des plongeurs.

Rédigé par () le Jeudi 9 Juillet 2015 à 07:08 | Lu 636 fois






1.Posté par TARTONPION le 09/07/2015 08:21 | Alerter
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comme quoi , à cette époque, on savait déjà que ces essais étaient nocif pour la santé et l'environnement...
mais on a laissé faire en échange d'argent.
faut arrêter de dire " on savait pas ".

2.Posté par boran le 09/07/2015 15:54 | Alerter
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Quel beau pays , ou les hommes et femmes sont respectueux et honnetes.

Nul part au monde on trouve les meme faits

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