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"La société c'est la famille, c'est le cœur de la vie"



Jean-Marie Andres et sa femme Odile, président de de la confédération nationale des associations familiales catholiques, Marie-France Fremy responsable de l'association familiale catholique polynésienne et Joseph Bodet, responsable national pour les associations familiales catholiques d'outre-mer.
Jean-Marie Andres et sa femme Odile, président de de la confédération nationale des associations familiales catholiques, Marie-France Fremy responsable de l'association familiale catholique polynésienne et Joseph Bodet, responsable national pour les associations familiales catholiques d'outre-mer.
PAPEETE, le 30 janvier 2018 - Jean-Marie Andres, président de de la confédération nationale des associations familiales catholiques et Joseph Bodet, responsable national pour les associations familiales catholiques (AFC) d'outre-mer sont de passage en Polynésie. L'occasion de rencontrer les membres de l'association familiale catholique locale présidée par Marie-France Fremy mais aussi les instances du pays dont le président et le ministre de la Famille.

Tahiti Infos : Quel est l'objet de votre venue?
Jean-Marie Andres : "Nous avons l'habitude d'aller à la rencontre des membres des associations familiales catholiques de France et d'outre-mer. Il y en a près de 300, ça en fait du monde dont il faut réchauffer le cœur! Car on le sait, l'action fatigue."

Tahiti Infos : Concrètement, qu'allez-vous faire?
Jean-Marie Andres : "Nous voyons comment les familles expriment leurs difficultés. Nous prenons connaissance de ce qui se passe sur le terrain, dans les territoires. Nous parlons en échange de ce qui se passe là-haut, en métropole."

Tahiti infos : Et que s'y passe-t-il?
Jean-Marie Andres: "Au niveau national, la politique familiale se trouve confronter à de vraies difficultés. Pour la troisième année consécutive, la natalité baisse alors que nous comptions jusqu'alors parmi les bons élèves européens, les femmes font des enfants de plus en plus tard."

Tahiti infos : Et en quoi est-ce une difficulté?
Jean-Marie Andres : "Avec l'Union nationale des associations de familles, nous mesurons tous les ans le désir d'enfant. Il en manque 0,5. Concrètement cela signifie qu'une famille sur deux aimerait un enfant de plus et le problème est là. Leur désir n'est pas assouvi car les familles rencontrent des problèmes de logement, de revenu, de garde. Nous constatons une situation paradoxale, nous somme sous le seuil de renouvellement tandis que les familles voudraient plus d'enfants. L'Unaf et les AFC réfléchissent aux solutions possibles et actions à mettre en place pour que les familles aillent mieux."

Tahiti infos : Qu'est-ce que l'Unaf?
Jean-Marie Andres: "C'est une instance qui a été créée en 1945 et qui permet de faire le lien entre les familles et les politiques, de faire un état des lieux des attentes, besoins, désirs, difficultés pour que les politiques ajustent leurs décisions."
Marie-France : "C'est ce qui manque cruellement en Polynésie. Nous sommes la seule association qui se préoccupe du besoin des familles sur le territoire. De ce fait, nous n'avons pas, ou peu, de poids. Nous n'avons aucun représentant nulle part. Même pas au CESC, alors que l'équilibre et le bien-être des familles ont un impact direct sur la société."

Tahiti Infos : Quel rapport? Pourquoi se préoccuper des besoins et du confort des familles ? Car cela, à première vue, relève de besoins individuels.
Joseph Bodet : "La société c'est la famille, c'est le cœur de la vie, c'est ce qui conditionne l'équilibre de la société. Des familles qui se portent bien, c'est une société qui se porte bien, des familles qui ont des perspectives, c'est une société qui a des perspective."
Jean-Marie Andres : "Il faut savoir par ailleurs que le confort d'une famille ne dépend pas seulement d'elle et d'elle seule, il dépend aussi des employeurs, des collectivités, des transports, mode de garde mis à disposition…"

Tahiti Infos : Constatez-vous d'autres problèmes particuliers en métropole?
Jean-Marie Andres : "Le nombre de familles monoparentales augmentent. Et ce sont le plus souvent des femmes. Une étude menée par l'Unaf en Seine-et-Marne il y a une dizaine d'années montrait que 97% des familles monoparentales étaient composées de la mère et de son ou de ses enfants. Il faut mener un vrai travail de responsabilisation. Il faut qu'on évolue à ce niveau. À long terme tout cela, la natalité qui baisse, l'augmentation du nombre de familles parentales… a des conséquences sur la société avec par exemple des situations de délinquance, de déséquilibre dans le système des retraites, de coûts. Ce n'est pas pour rien qu'une commission parlementaire a été mise en place récemment. La dernière date d'il y a au moins 15 ans."

Tahiti Infos : Et en Polynésie, la situation est-elle la même?
Marie-France Fremy : "Pas tout à fait. On constate en effet une baisse de la natalité. Ce qui, comme en France, est en relation avec le système de paiement des retraites car celles-ci sont payées par les actifs du moment. On ne met pas de côté aujourd'hui pour demain. J'ai essayé d'alerter le Pays à ce propos mais rien n'est fait. Autre chose, en Polynésie, ce sont les familles qui travaillent qui ont de moins en moins d'enfant et celles qui ne travaillent pas qui en ont toujours beaucoup. Les premières aimeraient peut-être en avoir plus mais ne peuvent pas à cause par exemple des problèmes de garde et de la conciliation vie professionnelle et vie personnelle. Les secondes n'ont pas toujours les moyens d'élever les enfants dans les meilleures conditions qui soient. Or, nous n'avons pas d'aides en Polynésie pour eux, ce qui est là aussi une différence par rapport à la France. Si rien n'est fait, tout cela va déséquilibrer le tissu social."

Tahiti Infos : Y-a-t-il d'autres indicateurs en Polynésie qui permettraient d'évaluer le bien-être ou non des familles?
Marie-France Fremy : "Nous n'avons pas d'études en particulier, pas de chiffres. Nous constatons néanmoins un certain nombre de problèmes de délinquance, de chômage, de suicide. Le taux est très fort chez nous. Il faudrait analyser les causes de ce taux si important car cela touche de près la qualité de la vie au sein des familles. Le cadre de vie n'est peut-être pas le plus adéquat."
Jean-Marie Andres : "Le taux de suicide élevé est peut-être, aussi, la preuve d'un manque de perspective. Tout ceci étant dit, les AFC n'ont pas d'approche prescriptive du bien-être de la famille. Nous ne sommes pas là pour indiquer par exemple le nombre d'enfants à avoir mais pour prendre la mesure des besoins, désirs, envies et difficultés des familles, de les faire remonter pour que les politiques les considèrent et s'adaptent."

Rendez-vous

Conférence par le président national sur un thème famille à l'amphithéâtre de l'institut supérieur de l'enseignement privé de Polynésie (ISEPP) à 19 heures. Gratuite et ouverte à tous.

Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 30 Janvier 2018 à 15:51 | Lu 825 fois





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