Tahiti, le 23 mars 2026 - La commune de Mahina a officialisé ce lundi la signature de la convention permettant la gratuité de la cantine scolaire pour tous les collégiens et lycéens, un dispositif appelé à être généralisé dans l’ensemble de la Polynésie française à la rentrée 2026- 2027.
La mesure de la gratuité de la cantine scolaire pour tous les collégiens et lycéens, annoncée il y a deux semaines par le gouvernement et très attendue par la population, vise avant tout à soutenir les familles, à encourager le retour des élèves à la restauration scolaire et à garantir l’égalité des chances, selon les élus présents ce lundi au lycée professionnel de Mahina, où la commune a officialisé la signature de la convention avec le Pays. Les personnels qui préparent les repas s’en réjouissent. L’une d’elles confie : “Ça aidera les élèves à revenir manger à la cantine. Beaucoup vont manger dans des roulottes, malheureusement.” Les signatures se sont faites devant une grande affiche “La cantine devient gratuite”, tandis que le président Moetai Brotherson arborait une casquette “cantine gratuite” pour signer la convention. Pour marquer l’événement, les élèves du lycée professionnel de Mahina avaient préparé des danses au rythme des percussions. D’anciens élèves avaient même fait le déplacement.
Faa’a et Punaauia suivront
L’arrêté adopté en conseil des ministres prévoit la prise en charge intégrale du coût des repas pour les élèves de la 6ᵉ à la terminale, demi-pensionnaires ou internes, dans les établissements publics et conventionnés. Cette participation est désormais considérée comme une “prestation familiale”, versée non pas aux parents mais directement aux gestionnaires des cantines via la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Le coût global a été estimé à un milliard de francs en 2026. Le Pays “espère atteindre les 40 établissements”. Les prochaines signatures auront lieu à Faa'a jeudi, puis Punaauia vendredi, dans les collèges et lycées.
Moetai Brotherson a rappelé que “rien n’est gratuit dans le monde”. Il explique que son équipe et lui ont décidé “d’allouer une partie du budget pour aider les familles”, tout en rappelant que “c’est à travers les impôts et les taxes que c’est possible”. L’ouverture au secteur privé n’a pas été exclue par l’homme fort du Pays, mais représenterait “un fonctionnement différent”.
Pour "l’égalité des chances”
Annick Mescoff, proviseure du lycée professionnel de Mahina – qui compte 700 élèves, dont 40 % issus des archipels – a remercié les nombreuses personnalités venues pour l’occasion : le maire de Mahina réélu, Damas Teuira, la ministre de l'Éducation et plusieurs élus. Le maire, dans un cantines OK.odt contexte budgétaire tendu, a insisté sur l’optimisation des finances mais surtout sur l’importance de “l’égalité des chances”, qu’il souhaite renforcer dans sa commune. Le président a également souligné le rôle crucial de la classe moyenne, rappelant qu’elle ne devait “surtout pas être laissée de côté”.
La gratuité de la cantine s’articule en parallèle d’un autre projet : Tavivat, un programme agroécologique destiné à renforcer la production locale de taro, ’uru, banane, patate douce et manioc, avec une priorité donnée à la restauration scolaire. Financé à parts égales par l’État et le Pays (818 millions de francs chacun), il mobilise producteurs et transformateurs dans dix communes pilotes. L’objectif du projet est d’offrir aux élèves des repas plus sains et plus locaux, de favoriser l’autonomie alimentaire des archipels et de compléter le programme Sataap déjà en place dans les Tuamotu.
La mesure de la gratuité de la cantine scolaire pour tous les collégiens et lycéens, annoncée il y a deux semaines par le gouvernement et très attendue par la population, vise avant tout à soutenir les familles, à encourager le retour des élèves à la restauration scolaire et à garantir l’égalité des chances, selon les élus présents ce lundi au lycée professionnel de Mahina, où la commune a officialisé la signature de la convention avec le Pays. Les personnels qui préparent les repas s’en réjouissent. L’une d’elles confie : “Ça aidera les élèves à revenir manger à la cantine. Beaucoup vont manger dans des roulottes, malheureusement.” Les signatures se sont faites devant une grande affiche “La cantine devient gratuite”, tandis que le président Moetai Brotherson arborait une casquette “cantine gratuite” pour signer la convention. Pour marquer l’événement, les élèves du lycée professionnel de Mahina avaient préparé des danses au rythme des percussions. D’anciens élèves avaient même fait le déplacement.
Faa’a et Punaauia suivront
L’arrêté adopté en conseil des ministres prévoit la prise en charge intégrale du coût des repas pour les élèves de la 6ᵉ à la terminale, demi-pensionnaires ou internes, dans les établissements publics et conventionnés. Cette participation est désormais considérée comme une “prestation familiale”, versée non pas aux parents mais directement aux gestionnaires des cantines via la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Le coût global a été estimé à un milliard de francs en 2026. Le Pays “espère atteindre les 40 établissements”. Les prochaines signatures auront lieu à Faa'a jeudi, puis Punaauia vendredi, dans les collèges et lycées.
Moetai Brotherson a rappelé que “rien n’est gratuit dans le monde”. Il explique que son équipe et lui ont décidé “d’allouer une partie du budget pour aider les familles”, tout en rappelant que “c’est à travers les impôts et les taxes que c’est possible”. L’ouverture au secteur privé n’a pas été exclue par l’homme fort du Pays, mais représenterait “un fonctionnement différent”.
Pour "l’égalité des chances”
Annick Mescoff, proviseure du lycée professionnel de Mahina – qui compte 700 élèves, dont 40 % issus des archipels – a remercié les nombreuses personnalités venues pour l’occasion : le maire de Mahina réélu, Damas Teuira, la ministre de l'Éducation et plusieurs élus. Le maire, dans un cantines OK.odt contexte budgétaire tendu, a insisté sur l’optimisation des finances mais surtout sur l’importance de “l’égalité des chances”, qu’il souhaite renforcer dans sa commune. Le président a également souligné le rôle crucial de la classe moyenne, rappelant qu’elle ne devait “surtout pas être laissée de côté”.
La gratuité de la cantine s’articule en parallèle d’un autre projet : Tavivat, un programme agroécologique destiné à renforcer la production locale de taro, ’uru, banane, patate douce et manioc, avec une priorité donnée à la restauration scolaire. Financé à parts égales par l’État et le Pays (818 millions de francs chacun), il mobilise producteurs et transformateurs dans dix communes pilotes. L’objectif du projet est d’offrir aux élèves des repas plus sains et plus locaux, de favoriser l’autonomie alimentaire des archipels et de compléter le programme Sataap déjà en place dans les Tuamotu.































