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La fourrière intercommunale de Punaauia et Paea ouvre ses portes



PAPEETE, le 20 février 2018 - Presque deux ans après le début des travaux, la fourrière intercommunale de Punaauia et de Paea a été inaugurée hier matin. Elle aura pour mission d'accueillir les chiens errants, abandonnés ou malades présents sur les deux communes.

Au bout du chemin de terre cahoteux de la vallée de la Punaruu, se dresse le bâtiment blanc et gris du nouveau syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (SIGFA). La ministre Tea Frogier, les tavana de Paea et de Punaauia étaient présents hier à Punaauia afin d'inaugurer la nouvelle fourrière. La longue cheminée bleue électrique détonne dans le paysage du fond de la vallée. En principe, elle devrait cracher les premières fumées du seul incinérateur agrée du territoire dans quelques semaines. "L'incinérateur et le seul incinérateur animal, dont l'exploitation, répond à la réglementation sur les installations classées pour la préservation de l'environnement" rappelle la présidente du SIGFA. Il sera opérationnel dès qu'il recevra une attestation de conformité. La fourrière de la Punaruu devrait recevoir ses premiers chiens vivants d'ici fin mars.

Le SIGFA a pour mission d'accueillir les animaux errants, divagants, ou dangereux qui circulent sur le territoire des communes de Punaauia et de Paea mais également les cadavres d'animaux. Les agents de la Police municipale, en cours de formation, sont, quant à eux, chargés de la capture des animaux. Les chiens et chats seront accueillis 8 jours. Pendant ce temps, les services rechercheront les propriétaires de l'animal ou un adoptant potentiel. Si au bout de ce laps de temps l'animal n'a toujours pas de propriétaire alors il sera euthanasié. Le SIGFA est la première fourrière intercommunale du territoire et la deuxième fourrière agrée du territoire.


LE FINANCEMENT

Depuis 2008, le code rural impose aux communes de disposer une fourrière apte à l'accueil et à la garde des chiens et chats trouvés errants ou en état de divagation, ou de disposer des services d'une fourrière établie sur le territoire d'une autre commune. En effet, la commune a dans ses obligations de protéger la population de potentielles agressions d'animaux dangereux. En ouvrant cette fourrière intercommunale, les communes de Punaauia et de Paea se mettent dans les clous de la réglementation.

Cette fourrière aura coûté 106 millions de francs. 80% des investissements sont issus du fonds intercommunal de péréquation avec un apport de plus de 53 millions de francs. 13 millions de francs ont été financés par le SIGFA. Les dépenses imprévues du chantier s'élèvent quant à elles à environ 40 millions de francs.

UNE FOURRIERE N'EST PAS UN REFUGE

Lors de cette inauguration, le tavana de Punaauia Ronald Tumahai a tenu à préciser "il y a beaucoup de personnes qui ne font pas la différence entre refuge, chenil, fourrière et pension provisoire animale. La fourrière est un dépôt où l'on retient les animaux laissés à l'abandon. Cet aménagement n'est pas un refuge, ni une pension. Notre priorité est d'accueillir des animaux dangereux ou en mauvaise santé. Il y va de la sécurité des personnes. La deuxième priorité est d'accueillir les cadavres d'animaux. "

Les propriétaires des animaux qui voudront les récupérer auront une amende à payer, ainsi que des frais de pensions et d'entretien. Les tarifs n'ont pas encore été fixés.

Pour Carole Couturier de l'Alliance pour le Respect et la Protection des Animaux en Polynésie (l'ARPAP), cette fourrière est nécessaire, mais "pour nous le but des associations est que les animaux n'arrivent pas en fourrière. L'Arpap travaille avec le Pays à mettre en œuvre une stratégie de gestion des animaux domestiques en Polynésie qui permettrait d'avoir une vision globale des choses ainsi que des solutions. L'Arpap et d'autres associations de protection animale, nous avons contacté le SIGFA pour les rencontrer et savoir comment nous pourrons travailler avec eux. "

"Cette inauguration est la première pierre d'une politique animale que nous devons bâtir ensemble dans l'intérêt du fenua et des animaux. C'est dans cette optique qu'à l'horizon 2020, le SIGFA prévoit à travers les deux communes adhérentes, l'ouverture de services communaux canins qui s'élargiront dans d'autres communes. Le SIGFA souhaiterait devenir le référent en matière de formation canine" conclut la présidente du SIGFA.

Rédigé par Marie Caroline Carrère le Mardi 20 Février 2018 à 17:08 | Lu 1472 fois




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