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La Sacem restaure l'économie des droits d'auteurs au fenua



Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, Caroline Champarnaud, sa directrice du développement international et Virginie Bruant, dirigeante de la Sacem Polynésie.
Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, Caroline Champarnaud, sa directrice du développement international et Virginie Bruant, dirigeante de la Sacem Polynésie.
PAPEETE, 21 mars 2018 - La Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) crée une représentation polynésienne afin de restaurer localement l’écosystème des droits liés à la propriété intellectuelle.

Sept ans après l’effondrement de la Spacem, la lente reconstruction de l’écosystème des droits d’auteurs, compositeurs et éditeurs de musique est sur le point de donner lieu à l’ouverture d’une représentation de la Sacem en Polynésie.

Le grand patron de la Sacem, Jean-Noël Tronc, est actuellement sur le territoire, accompagné de Caroline Champarnaud, sa directrice du développement international, pour adouber Virginie Bruant, dirigeante d’une représentation locale de la principale société de créateurs de musique française. La Sacem Polynésie est actuellement en cours de constitution. Conçue sur le modèle d’une coopérative d’auteurs, cette société à but non lucratif devrait débuter son activité d’ici le mois d’avril prochain sous la houlette. Elle s'attachera d'abord à mener une action de sensibilisation à l’attention des utilisateurs de musique.

Dans les bars, dans les hôtels, à la télévision, sur les radios, dans les magasins, lors de foires, de concerts, la musique est partout utilisée dans le cadre d’activités commerciales.

"L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporel, exclusif et opposable à tous. Ce droit exclusif est reconnu à l’auteur afin de le protéger contre toutes les manipulations de ses œuvres par des tiers, sans son consentement", précise l’article 1er de la Loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. Le droit d’auteur a vocation à permettre aux artistes de vivre de leur art. Ce principe est renforcé localement par le code de la propriété intellectuelle, voté en août 2017 et applicable depuis octobre.

Aussi est-ce avec une grande légitimité que la Sacem Polynésie va accomplir sa mission dans le cadre d’un accord de coopération réciproque avec la Sacem France. Dans ce cadre, la société d’artistes locale bénéficiera du soutien technique et logistique de la société nationale ainsi que de son réseau international afin de garantir la défense de droits des auteurs-compositeurs et éditeurs polynésiens à l’étranger.

"Beaucoup de créateurs ne vivent que leurs droits d’auteurs. Il ne faut pas l’oublier", explique Jean-Noël Tronc, directeur général de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). "Depuis maintenant sept ans, Virginie travaille avec nous et pour documenter les œuvres, enregistrer dans les bases de données de la Sacem, toutes les informations sur les créations des auteurs polynésiens de manière à pouvoir leur reverser ceux des droits d’auteurs qui sont prélevés dans le monde, là où la Sacem est présente. On franchit aujourd’hui une nouvelle étape en créant ici une nouvelle société d’auteurs".

Si elle s’appuie sur un travail de référencement des créateurs locaux et de leur œuvre depuis plusieurs années conduite depuis 2012 par Virginie Bruant, es qualité représentante locale de la Sacem, la Sacem Polynésie aura à terme deux missions essentielles. Rassembler sous son égide le plus grand nombre de créateurs polynésiens. Et dorénavant s’assurer que les droits d’exécution publique sont bien acquittés par les utilisateurs de musique à chaque fois que les œuvres sont utilisées dans un cadre commercial.

"C’est un enjeu majeur pour les créateurs polynésiens, que l’on soit présent au niveau local pour collecter et répartir des droits qui ne sont plus payés depuis des années par un certain nombre de professionnels ici. Et aussi pour faire bénéficier les créateurs polynésiens de notre activité mondiale", insiste Jean-Noël Tronc.

Car en adhérant à la Sacem Polynésie, les créateurs polynésiens auront leurs droits représentés à travers le monde par la Sacem. Un principe que le directeur général de la Sacem souhaite présenter comme "un atout majeur" pour connecter les artistes locaux à l’écosystème mondial des droits d’auteurs. La Sacem est une société mondiale. Elle représente les droits de 165 000 membres internationalement et bénéficie d'accords de représentation réciproques avec 160 sociétés d’auteurs à travers le monde.

La Sacem vient d’ailleurs de signer un accord avec Facebook et toutes les sociétés liées, afin que la musique utilisée par le réseau social dans l’un des 180 pays couverts par la licence, soit retribuée par des droits payés à la Sacem au bénéfice de l’artiste qui en est l’auteur.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mercredi 21 Mars 2018 à 17:19 | Lu 1252 fois





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