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La Nouvelle-Zélande n'enquêtera pas sur un raid sanglant en Afghanistan



Wellington, Nouvelle-Zélande | AFP | lundi 02/04/2017 - La Nouvelle-Zélande n'ouvrira pas d'enquête sur un raid sanglant de ses forces spéciales qui s'était soldé par la mort de civils en Afghanistan en 2010, a annoncé lundi le Premier ministre Bill English, balayant des accusations de crime de guerre.
Une controverse avait éclaté le mois dernier avec la publication d'un livre soutenant que les forces spéciales avaient monté une expédition punitive après la mort d'un militaire néo-zélandais en Afghanistan. En raison de mauvais renseignements, cette opération aurait pris pour cible des civils, et non des insurgés.
"Hit and Run" (Frappe et file, NDLR), l'ouvrage des journalistes d'investigation Nicky Hager et Jon Stephenson, soutient en outre que le gouvernement et l'armée avaient couvert cette bavure et affirmé qu'aucun civil n'avait été tué alors qu'ils savaient que ce n'était pas le cas.
United Future, un des partenaires de la coalition de centre-droit au pouvoir, avait demandé l'ouverture d'une enquête, en citant les multiples sources mettant en cause la version officielle.
Amnesty International a également demandé une enquête tandis que des avocats spécialisés dans la défense des droits de l'homme ont dit avoir été saisis par les villageois afghans.
Mais M. English a opposé à ces requêtes une fin de non recevoir en précisant qu'un haut gradé, le général Tim Keating, chef des Forces de défense, s'était penché sur les allégations contenues dans l'ouvrage.
"Il a tiré la conclusion qu'il n'y a aucune preuve de mauvaise conduite des soldats et aucune preuve de crimes de guerre", a déclaré le Premier ministre aux journalistes. "Nous acceptons ses conclusions."
M. English a expliqué que M. Keating n'était en rien lié aux faits en question, ce qui donnait un gage d'indépendance à son évaluation.
Le Premier ministre a dit avoir lui-même visionné des images de ce raid et que rien n'allait dans le sens d'une violation des règles d'engagement.
Mais il a aussi dit que ces vidéos étaient classifiées et ne seraient pas montrées au public.
"Nous pouvons faire confiance aux Forces de défense, et faire confiance à leur chef", a-t-il poursuivi, en qualifiant de "discréditées" les allégations de crimes de guerre à l'égard des forces néo-zélandaises.
"Nous ne sommes pas tenus d'ouvrir une enquête au simple motif que quelqu'un formule des accusations, en particulier quand ces accusations ne sont pas étayées", a-t-il ajouté.
La Nouvelle-Zélande avait envoyé en 2003 en Afghanistan une équipe spécialisée dans la reconstruction ainsi qu'un petit contingent de forces spéciales.

le Lundi 3 Avril 2017 à 04:41 | Lu 463 fois





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