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La Nouvelle-Calédonie une nouvelle fois en alerte cyclonique



NOUMÉA, mercredi 5 février 2014 (Flash d’Océanie) – Les autorités de Nouvelle-Calédonie ont déclenché mercredi une alerte orange (gradation deux) à l’approche d’une dépression tropicale modérée, baptisée « Edna » et dont les effets associés, y compris les inondations, ont déjà entraîné, ces dernières heures, la disparition d’au moins quatre personnes dans des zones inondées de la Grande Terre (île principale).
Ces 24 dernières heures, cette collectivité française du Pacifique a connu des niveaux de pluviométrie record, y compris dans la zone montagneuses qui travers le centre de la Grande Terre.
De nombreuses rivières sont sorties de leur lit, suscitant un appel à la vigilance de la part des autorités, qui rappellent à la population de se tenir à l’écart des cours d’eau inondés, mais aussi des plages.
Mercredi matin, à 6h00 (locales, GMT+10), alors qu’Edna se rapprochait de la pointe Nord de la Nouvelle-Calédonie en suivant une trajectoire Sud-ouest, une alerte orange était déclenchée pour les six communes septentrionales de Kaala-Gomen, Koumac, Pouebo, Poum et Ouegoa.
Pour cette même région, la phase 1 (« aménagements hydrauliques ») du plan Orsec (Organisation des Secours) a aussi été activée.
Pour le reste du territoire, la pré-alerte cyclonique est maintenue.
La Nouvelle-Calédonie a déjà essuyé un premier cyclone, baptisé « June », début janvier 2014.
Les inondations et les crues des cours d’eau avaient entraîné la disparition d’un couple de Français de métropole, alors en vacances en Nouvelle-Calédonie.
Leur véhicule a été emporté par le courant alors qu’ils tentaient de traverser un cours d’eau.


Suivi météorologique de ce phénomène à l’adresse suivante (Météo France/Nouvelle-Calédonie)
http://www.meteo.nc/cyclone/phenomene-en-cours

TRAJECTOIRE OBSERVEE ET PREVUE DE LA DEPRESSION TROPICALE MODEREE EDNA
Carte établie le 05/02/2014 à 5:00 heure locale (heure de Nouméa)
http://www.meteo.nc/prod/cyclones/trajc_QMDC02NWBB.jpg?1391546125

PHOTO
http://www.meteo.nc/prod/cyclones/satc_QDEC01NWBB.jpg?1391546125


Plus d'info : Bulletin de suivi pour l'Alerte cyclonique
http://www.meteo.nc//vigilance/bulletin.php

Quatre disparus

Dans la nuit de mardi à mercredi, au moins quatre personnes ont été portées disparues, rapporte la presse locale.
Parmi ceux-là : un jeune homme d’une vingtaine d’années emporté par le courant d’une rivière non loin de la commune de Koné (Nord), un garçonnet de six ans emporté à bord d’une voiture et dans la grande banlieue de Nouméa (Sud), la disparition de deux autres personnes a été signalée dans des circonstances similaires.
Alors que les recherches se poursuivaient mercredi, un décès était confirmé

En Australie aussi

Plus à l’Ouest dans la grande région, en Australie, les cyclones se succèdent aussi, avec en milieu de semaine le passage dans l’État du Queensland (côte Nord-est du pays) du dernier nommé : Fletcher.
Là aussi, d’importantes inondations, en particulier dans les zones côtières, ont été signalées dans la portion Nord-ouest de cet État.
Les autorités australiennes continuaient, en milieu de semaine, d’appeler la population à la vigilance et au respect de règles d’usage en de pareilles circonstances, comme la sécurisation de tout objet extérieur pouvant devenir dangereux sous l’effet du vent, la préparation d’un stock de première nécessité (alimentation en conserves, eaux potable, piles électriques, postes de radio) et d’un kit de premiers soins.
Fletcher et Edna (qui avait pris pour point d’origine cette même région) ont tous les deux été jusqu’ici classés en catégorie 1 sur une échelle de 5.
Fin janvier, toujours en Australie, un autre cyclone, Dylan, classé en catégorie 2, avait aussi causé de fortes perturbations sur les côtes du Nord du Queensland, sans pour autant causer de dommages substantiels.


Saison agitée

Le 11 janvier 2014, le premier cyclone tropical de la saison pour les îles du Pacifique Sud a été particulièrement destructeur : Ian a frappé les îles Ha’apai (Nord de Tonga), causant la mort d’une personne, le déplacement de près de la moitié des huit mille habitants de ces îles et entraînant d’énormes dégâts matériels aux infrastructures, aux habitations (environ soixante dix pour cent des maisons ont été détruites) et aux cultures vivrières de cette région.
La solidarité s’est depuis organisée en coordination avec l’agence onusienne OCHA (spécialisée dans la coordination de l’aide humanitaire), la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la France (via la Nouvelle-Calédonie) ou encore le Japon et la Chine.
Les armées française, australienne et néo-zélandaise sont, depuis fin 1992, signataires d’un accord appelé « FRANZ » prévoyant une démarche concertée et harmonisée dans le cadre des opérations humanitaires de secours aux populations océaniennes frappées par des catastrophes naturelles.
Mardi, l’ambassade de France à Fidji (également compétente pour Tonga), rappelait dans un communiqué
http://www.ambafrance-fj.org/Aide-francaise-au-profit-des
les grandes lignes de l’opération lancée depuis Nouméa le 17 janvier 2014, quelques jours après le passage du cyclone Ian (qui a été classé en catégorie maximale cinq).
Les principaux partenaires de cette opération ont été, outre l’ambassade de France à Suva (Fidji), le Centre de crise (CDC) du ministère français des affaires étrangères à Paris, avec l’appui logistique des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) et le soutien financier du gouvernement et du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
L’avion militaire de transport CASA a ainsi pu acheminer sur zone du matériel de la Croix-Rouge française (y compris 300 nourrices à eau, 200 bâches de protection et 100 kits d’accessoires et outillages), mais aussi 30 tonnes de matériel d’urgence et de reconstruction (tentes, abris, jerrycans d’eau potable) déposé dans la capitale Nuku’alofa (plus au Sud) par la partie néo-zélandaise des secours (acheminés grâce à des avions transporteurs de type Hercule, trop gros pour atterrir sur les pistes du Nord de l’archipel
L’avion militaire française, au cours de cette mission, a aussi mené à bien deux évacuations sanitaires vers Nuku’alofa, permettant de rapatrier plus de 50 personnes sinistrées, notent les mêmes sources.

PHOTOS
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.693526600700345.1073741845.390888344297507&type=1

Pour les établissements scolaires des régions sinistrées, la rentrée des classes, retardée à cause du passage de Ian, a finalement pu reprendre un semblant de normalisation.
Sur les 17 établissements de ces îles du Nord, 13 écoles avaient été soit sérieusement endommagées, soit totalement détruites.
Samiu Vaipulu, Vice-premier ministre tongien, a reconnu ce week-end que pour certaines écoles, les cours devront, dans un premier temps, reprendre sous des toiles de tentes ou, dans certains cas, dans les locaux de missions religieuses.
Il a aussi annoncé que pour les écoles publiques, la perception des droits de scolarité sera suspendue.

Murray McCully, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, vient de passer le week-end au royaume de Tonga, où il avait décidé de se rendre pour constater sur place l’avancement des opérations de rétablissement, après le passage, le 11 janvier 2014, du cyclone Ian sur les îles du Nord de l’archipel polynésien.
Lors de ce déplacement, le chef de la diplomatie néo-zélandaise s’est notamment entretenu au plus haut niveau avec le Premier ministre Lord Tu’ivakano, au sujet de l’aide néo-zélandaise post-cyclone, mais aussi, de manière plus générale, sur la coopération entre les deux pays.
Une grande partie de la solidarité régionale et internationale en faveur des sinistrés du cyclone Ian est partie de Nouvelle-Zélande, sous forme d’initiatives gouvernementales, onusiennes, d’ONG et de privés membres de l’importante communauté tongienne résidant à Auckland et dans ses environs.
Ces derniers s’étaient exprimé, après le passage de Ian, en termes critiques vis-à-vis de ce qu’ils considéraient comme la « lenteur » des opérations de secours et d’assistance aux milliers de déplacés dans le groupe des îles Ha'apa (Nord).


À Fidji, dans le Nord et l’Ouest de l’île principale de Viti Levu, les autorités ont jugé utile de ne pas fermer précipitamment les centres communautaires mis à la disposition des personnes déplacées par les importantes inondations qui ont frappé cette région, y compris la ville de Nadi, jeudi 30 janvier 2014.
Les mêmes sources estiment que plus d’un millier de personnes avaient dû quitter leur domicile, au plus fort de la crue de la rivière Nadi, en milieu de semaine dernière.
Ces inondations étaient là encore causées par la présence dans la région d’une dépression tropicale qui a charrié de fortes précipitations.
Des superficies importantes de cultures vivrières et commerciales (canne à sucre) ont par ailleurs été touchées, mais la circulation sur les principaux axes routiers a été rapidement rétablie, à la faveur de la décrue, dans les régions des villes de Nadi, Ba et Sigatoka.
À la demande du gouvernement, les pompiers, la police et l’armée de Fidji avaient aussi prêté main forte aux services d’urgence pour évacuer des résidents en difficulté.
De nombreux commerces et entreprises, qui avaient pris les devants en déménageant leur stock pour leur mettre à l’abri avant la montée des eaux, se sont par ailleurs félicité de la mise en place récente et de la mise à l’épreuve par la société Vodafone d’un système d’alerte par SMS, qui a permis d’intervenir à temps pour prendre ce genre de précautions.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 5 Février 2014 à 06:08 | Lu 595 fois





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