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La Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie partagent leurs expériences



La signature de convention a eu lieu ce mardi matin.
La signature de convention a eu lieu ce mardi matin.
PAPEETE, le 9 août 2016. Les trois présidents des institutions législatives de Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et de Polynésie française ont signé une convention pour s’échanger leurs compétences et leurs savoir-faire.

En 2013, une convention était signée entre l’assemblée de la Polynésie française et le congrès de Nouvelle-Calédonie. Cette convention a été prolongée ce mardi par le président du Congrès Thierry Santa et le président de l’assemblée Marcel Tuihani. Cette convention prévoyait aussi l’implication de Wallis et Futuna mais cette intention a mis finalement trois ans à aboutir. Le président de l’assemblée territoriale de Wallis et Futuna Mikaele Kulimoetoke était présent ce mardi à Tarahoi pour formaliser cette adhésion.

Ce partenariat entre les trois instituions vise notamment à développer la formation du personnel entre les trois institutions et à permettre l’organisation de visites de travail pour les élus, tout en favorisant l’assistance mutuelle dans les domaines technique et administratif.
Thierry Santa, lors de son discours, a précisé qu’il souhaiterait que cet échange se fasse aussi en matière de politiques publiques. « On a beaucoup à apprendre de votre part sur le tourisme et l’aquaculture », a-t-il souligné avant de préciser que la Nouvelle-Calédonie pouvait apporter à la Polynésie française ses savoir-faire en matière d’agriculture et d’aménagement urbain. « Il faut qu’on trouve les moyens techniques pour s’alimenter réciproquement », a-t-il souligné.

De son côté, le président de l’assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna a rappelé l’intérêt d’un partenariat avec la Polynésie française et la Calédonie pour sa collectivité qui abrite 15 500 habitants "Nous avons besoin de partager nos informations et nos expériences, besoin qu'il y ait davantage de croissance, de soulever un certain nombre de contraintes qui pèsent sur nous pour que nous puissions protéger, notre Polynésie, notre Calédonie et notre Wallis et Futuna", a souligné Mikaele Kulimoetoke.


Parler d’une seule voix

Dans la bouche des représentants des trois institutions législatives des collectivités françaises, l’importance de parler à l’unisson au niveau international a été souligné. « Il est primordial que les îles du Pacifique trouvent et prennent leur place dans (la) nouvelle physionomie de l’économie planétaire », a souligné Marcel Tuihani. « Depuis quelques années, la région Pacifique s’est dotée de structures de coopération régionale pour répondre à ce nouveau paradigme et cherche à offrir, au niveau politique, une vision commune de défense des intérêts spécifiques des îles du Pacifique. Il nous apparaît nécessaire qu’en parallèle de l’exécutif, le législatif participe également à l’édification de ce front uni des îles du Pacifique. »
Thierry Santa s’est félicité de la démarche effectuée par les pays du Pacifique lors de la COP 21 l’an dernier à Paris. La déclaration de Taputaputea signée par le groupe des dirigeants polynésiens a pesé selon lui dans les négociations. A la grande surprise, les 195 Etats s’étaient en effet engagés à limiter le réchauffement climatique en-dessous des 1,5°C. « On doit être unis pour faire entendre notre voix », a mis en avant le président du Congrès . « Les conséquences du réchauffement climatiques sur nos territoires respectifs seront d’une telle ampleur qu’on ne pourra pas faire face seuls ».
Mikaele Kulimoetoke a évoqué le sujet des ressources minérales profondes "Si nous devons construire une politique commune d'exploitation, nous ferions tout pour qu'elle soit équilibré et respectueuse de l’environnement", a-t-il souligné. "Donnons nous donc les moyens de nous protéger et de nous défendre."

Thierry Santa, président du Congrès de Nouvelle-Calédonie

« Plus de partage de politiques publiques »

Vous avez énuméré dans votre discours avant la signature de la Convention ce que les collectivités de la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie pourraient s’apporter mutuellement. Quelles sont vos recommandations ?
« Il y a des domaines d’intervention dans lesquels la Polynésie française est en avance, selon moi, par rapport à nous. Je pense à l’aquaculture, au tourisme, aux énergies renouvelables aussi. On a des choses à apprendre de votre part. Inversement de son côté, la Calédonie a quelques éléments de compétence en matière d’agriculture et d’aménagement du territoire. Ce sont des domaines sur lesquels la Calédonie est bien avancée car nous avons connu une vraie explosion démographique sur la ville de Nouméa. Cela a nécessité d’anticiper ce développement démographique. C’est ce qui a été fait de manière très pertinente. Il y a un domaine sur lequel la Polynésie pourrait peut être s’inspirer dans le cadre de la loi sur l’égalité réelle des outre-mers, c’est « NC 2025 » . La Nouvelle-Calédonie a travaillé sur un schéma d’aménagement du territoire qui s’appelle « NC 2025 ». Il s’agit d’envisager la Nouvelle-Calédonie en terme de développement économique, social et environnemental en 2025 et de préparer les structures administratives et institutionnelles de la Nouvelle-Calédonie. C’est peut être un point qui pourrait inspirer la Polynésie française. »

La communication de ces savoirs est compliquée aujourd’hui entre la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie ?
« On a eu quelque chose d’efficace qui s’est mis en terme de partage d’expérience au niveau administratif et technique grâce à cette convention mais peut être pas assez au niveau politique et institutionnel. Il devrait y avoir en plus plus de partage de politiques publiques. En parlant avec Michel Tuihani, il me disait qu’on avait voté en Nouvelle-Calédonie une loi sur l’emploi local et que c’était un sujet important en Polynésie. On aurait pu travailler en amont sur cette problématique qui est un peu la même je pense dans nos deux collectivités d’outre-mer. »

Avant de repartir, vous allez en profiter pour rendre visite à votre famille. Vous êtes né à Tahiti. Revenez-vous souvent ici ?
« Je viens régulièrement. Je viens au moins une fois tous les deux ans. Ma famille est originaire des Australes. Elle habite aujourd’hui aux îles Sous-le-Vent, plutôt à Raiatea. Je suis né ici. J’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. J’ai passé mon bac au lycée La Mennais. Je suis ensuite parti faire mes études en France avant de m’installer en Nouvelle-Calédonie. »

Rédigé par Mélanie Thomas le Mardi 9 Août 2016 à 12:54 | Lu 1353 fois






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