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La CCISM s'entoure et revient à la charge pour l’aéroport de Tahiti



Tahiti, le 29 janvier 2020 - La CCISM est sur les rangs pour décrocher la future concession de gestion de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a, dans un consortium public-privé. Le 6 janvier dernier, quatre candidats ont fait une offre dans le cadre de la procédure de mise en concurrence lancée le 15 novembre dernier par l’Etat.

La Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM) est mandataire et partie prenante au sein d’un consortium en lice, parmi les quatre candidats déclarés le 6 janvier dernier, pour la reprise de la concession de gestion de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a. 

Sur la ligne de départ, la chambre consulaire de Polynésie française est face à un des géants du secteur : Vinci Airports, déjà gestionnaire de 46 aéroports à l’échelle internationale. Elle se trouve également en concurrence avec la société Edeis, gestionnaire de 19 aéroports régionaux en France et d’une plateforme en Espagne. Le groupe Egis-CDC est aussi sur les rangs, représenté localement par l’actuel gestionnaire de la plateforme aéroportuaire de Tahiti, la société ADT. 

Mais la CCISM ne part pas seule. L’offre qu’elle porte est en effet celle d’un consortium de partenaires publics et privés auquel participe la société Aéroports Marseille-Provence (AMP), “dans laquelle on retrouve la CCI de Marseille”, explique Stéphane Chin Loy, le président de la Chambre de commerce de Tahiti. “Le deuxième partenaire est la société Boyer, pour son expertise en tant que bâtisseur. Par principe on préfère privilégier des entreprises locales. On est également en partenariat avec le groupe financier Meridiam. Le droit d’entrée dans l’appel à concession est de 30 millions d’euros (3,6 milliards de Fcfp, NDLR). Pour démarrer comme il faut, nous avions besoin d’un partenaire financier solide.”

En projet depuis début 2019

La CCISM bénéficie d’une lettre de soutien de la commune de Papeete et de celle de Punaauia. “Nous travaillons depuis le début avec la commune de Faa’a”, souligne aussi le président de la CCISM. Un possible groupement de collectivités territoriales avait initialement été évoqué pour participer à ce consortium. Mais le principe n’a pas été retenu.  

La candidature de la chambre consulaire est en gestation depuis début 2019. "Depuis le fameux recours", rappelle le président de la CCISM. "On s’était préparé. Je crois que l’on a été les premiers à déposer le dossier de candidature à l’appel d’offres fin décembre."
Déjà intéressée par la reprise de l’aéroport de Tahiti-Faa’a en février 2019, la CCISM avait en effet engagé une procédure en référé pour demander à différer l’attribution de la concession aéroportuaire de Tahiti-Faa’a sur le point d’être renouvelée, après l’annulation en 2017 pour vice de forme de celle accordée depuis 2010 à ADT. 

A la clé, il s’agissait déjà pour la chambre de commerce de se porter candidate. Cette demande avait cependant été retoquée en l’absence des “autorisations administratives lui permettant d’envisager d’assurer la gestion de l’aéroport de Tahiti-Faa’a”.
Mais le mois suivant : coup de théâtre lorsque l’appel public à concurrence est déclaré sans suite par l’Etat, après l’annonce faite au Sénat par la ministre des Outre-mer d’un possible transfert au Pays des aérodromes de Bora Bora, Rangiroa et Raiatea, initialement dans le périmètre de la concession à attribuer. 

“Défendre les entreprises locales”

Une nouvelle procédure d’appel public à la concurrence est donc lancée le 15 novembre 2019, par la Direction générale de l’aviation civile sous la tutelle du ministère national en charge des Transports. Cette fois-ci, elle ne concerne que l’aéroport international de Tahiti-Faa’a. 

Le 26 décembre dernier, pour border sa situation, la CCISM a été autorisée par arrêté gouvernemental à “administrer et/ou gérer un établissement de gestion de l’infrastructure aéroportuaire de Tahiti-Faa’a”. Et comme le justifie aujourd'hui Stéphane Chin Loy : “Nous sommes là pour défendre les entreprises locales. Il y a un ensemble d’activités qui se développent sur l’aéroport. On aimerait les privilégier. C’est le but de notre participation.”

Pour l’instant quatre candidats sont donc en lice pour reprendre la gestion de l’aéroport international de Tahiti. Les offres jugées les meilleures participeront au dialogue compétitif qui doit s’ouvrir à partir de la deuxième quinzaine de mars, jusqu’à fin juin. Le futur concessionnaire de l’aéroport ne sera probablement pas retenu avant fin 2020. 

Une première estimation évalue les travaux que devra conduire le prochain concessionnaire pendant la durée de son mandat entre 150 et 180 millions d’euros, soit 20 milliards de Fcfp. La valeur estimée de la plateforme aéroportuaire de Tahiti-Faa’a est quant à elle estimée à 155,1 milliards de Fcfp par l’Etat. Notons enfin qu’en attendant le renouvellement de cette concession, ADT demeure gestionnaire des aéroports d’Etat en Polynésie en vertu du principe de continuité du service public.

​"L’objectif est de se positionner dans le grand Pacifique"

Stéphane Chin Loy, président de la CCISM

Quelles sont les motivations qui vous unissent dans ce consortium ?
Meridiam finance déjà pas mal d’aéroports à travers le monde, mais n’est pas encore présent dans le Pacifique. Pour eux, l’objectif est de se positionner dans le grand Pacifique. Pour le consortium, l’enjeu n’est pas uniquement Tahiti. Dans les années qui viennent il y aura Nouméa, Wallis-et-Futuna et le Vanuatu, on essaie de les inviter à nous rejoindre pour constituer un groupement et répondre aux aéroports français ou de territoires anciennement français. La concession de l’aéroport Nouméa-La Tontouta va bientôt repasser en appel à concession. La CCI de Nouméa nous soutient. Nous sommes en train de travailler sur un accord de principe pour envisager des synergies au niveau régional. L’idée est de tous se rejoindre pour continuer à évoluer. C’est cet aspect du projet qui a séduit Aéroport de Marseille-Provence. 

Qu’est-ce qui donne légitimité à la CCISM de participer à ce consortium ?
A l’époque, toutes les CCI géraient les aéroports, à l’exception de celui de Paris où c’était ADP. Les Chambres de commerce ont normalement dans leur statut la gestion des aéroports et des ports. La CCISM a cette faculté dans ses statuts. Le Conseil d’Etat a jugé que ce n’était pas suffisamment explicite. C’est pourquoi le gouvernement a pris un arrêté, en décembre dernier, pour confirmer ce qui est déjà dans nos statuts comme dans tous les statuts de CCI. 

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent un manque d’expérience pour ce projet ?
A un moment donné, il faut se positionner et avancer. Dans notre groupement nous amenons, avec AMP, les compétences d’un gestionnaire d’aéroports, troisième au niveau régional en France et 4e au niveau national, avec 10,1 millions de passagers par an. 


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mercredi 29 Janvier 2020 à 16:51 | Lu 4386 fois






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