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L’outil polynésien ciguatera-online s’étend dans le Pacifique



Depuis le début de l’année le site internet ciguatera-online de Clémence Gatti, docteure à l’institut Louis Malardé, s’ouvre à d’autres îles du Pacifique.
Depuis le début de l’année le site internet ciguatera-online de Clémence Gatti, docteure à l’institut Louis Malardé, s’ouvre à d’autres îles du Pacifique.
PAPEETE, le 6 avril 2017 - Depuis le début de l’année le site internet ciguatera-online de Clémence Gatti, docteure à l’institut Louis Malardé, s’ouvre à d’autres îles du Pacifique. La Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et les îles Cook vont pouvoir l’utiliser pour étendre la zone de surveillance de cette toxine aux conséquences parfois dramatiques.

Depuis 2015 l’Institut Louis Malardé (ILM) et le bureau de veille sanitaire de la direction de la santé peuvent compter sur le site internet ciguatera-online.com. Mis au point par Clémence Gatti, docteure à l’ILM, Bruno Jouvin de Pae Tai – Pae uta et Nicolas Ponzo de Géonésia, ce site vise un double objectif. Celui d’apporter de l’information aux internautes et celui d’assurer un suivi épidémiologique de l’intoxication alimentaire.

Ciguatera-online présente l’intoxication alimentaire, les symptômes, la chronologie de l’intoxication, les traitements, les recommandations mais aussi les espèces de poissons porteurs de la toxine, les zones touchées. Pour les patients et les professionnels de santé amenés à conseiller et rassurer des patients, c’est une mine.

Pour rappel, la ciguatéra est une intoxication alimentaire qui est liée à la consommation de poissons et d’invertébrés marins (oursins, trocs, bénitiers) contaminés par une ciguatoxine. Laquelle (il en existe en réalité plusieurs dizaines) est produite par une micro-algue.

Le site internet de Clémence Gatti est doté d’un système de télé-déclaration. Les professionnels de santé peuvent y inscrire tous les cas qu’ils rencontrent en précisant notamment l’espèce de poisson ou d’invertébré à l’origine de l’intoxication et le lieu où il a été pêché. Ces déclarations, où qu’elles se fassent en Polynésie, sont répertoriées sur une seule et même carte évoluant en direct.

"Ciguatera-online remplit très bien son rôle d’information", constate Clémence Gatti, "il peut encore être amélioré pour ce qui est de la télé-déclaration et nous y travaillons", assure-t-elle. En parallèle, un partage de l’outil est en cours. L’ILM vient de lancer CiguaWatch, un programme qui invite la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et les îles Cook à s’approprier le site ciguatera-online.

L’objectif étant de créer "un réseau de surveillance à l’échelle régionale, inspiré du modèle polynésien, qui mettra en avant une démarche participative". Une base épidémiologique inédite pour la région devrait ainsi voir le jour. Elle sera utile pour comparer l’évolution des différentes situations entre les territoires devenus partenaires dans ce contexte.

Pour ce faire, depuis janvier, les instituts retenus sur chaque territoire font connaissance. "Chacun remplit des formulaires pour se présenter, expliciter ses attentes et problématiques locales, dire en quoi ciguatera-online doit évoluer pour pouvoir être utilisé. Il s’agit d’une critique constructive", résume Clémence Gatti.

L’outil polynésien évoluera ensuite en fonction des retours, la liste des poissons et invertébrés va s’agrandir en fonction des espèces rencontrées sur les territoires concernés, la cartographie va intégrer les trois territoires supplémentaires, une formation sera dispensée pour la prise en main de l’outil. Ces étapes devraient s’opérer sur une bonne année à compter de ce mois d’avril. CiguaWatch sera opérationnel courant 2018.

Contact

Site internet ciguatera-online
Facebook : Ciguatera-Online

Prévenir l’intoxication

Il est impossible de différencier un poisson ciguatoxique d'un poisson sain, ni par l'odeur, ni par la couleur, ni par le goût. De plus, le mode de préparation du poisson (cru, cuit, salé, séché,....) ne permet pas d'éliminer les toxines ni de les rendre moins dangereuses.
Il vous est néanmoins possible d'éviter et/ou de limiter la gravité d'une intoxication en appliquant quelques principes de base:
1- Prenez conseil auprès des pêcheurs de la commune/île dans laquelle vous vous trouvez. Ils ont, en général, une très bonne connaissance des zones et poissons à éviter;
2- Consultez la cartographie des zones toxiques disponible sur ce site ou interrogez l'autorité sanitaire en charge du réseau de surveillance du pays dans lequel vous vous trouvez;
3- Evitez de consommer la tête et les viscères qui concentrent les toxines;
4- En cas de doute, ne mangez qu'une petite quantité de poisson.
D’après www.ciguatera-online.com

Que faire en cas d’intoxication ?

Dès l'apparition des premiers symptômes, consulter un médecin, une structure de santé ou contacter le centre antipoison le plus proche. Par ailleurs :
- Supprimer de votre alimentation durant plusieurs semaines tout produit marin, protéines animales, alcool, café, boissons excitantes et fruits à coques (noix, cacahuètes,...). En effet, la consommation de certains produits alimentaires est susceptible d'entretenir ou d'aggraver des symptômes d'ordre neuromusculaires et gastro-intestinaux. Vous pourrez ensuite progressivement les réintroduire dans votre alimentation un par un. Une liste plus complète est disponible sur le site www.ciguatera-online.com.
- En complément des traitements prescrits par votre médecin, il est conseillé de faire une cure de vitamines C, B1, B6 et B12 jusqu'à ce que les symptômes de l'intoxication disparaissent.

Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 6 Avril 2017 à 11:25 | Lu 3740 fois







1.Posté par Le poisson qui frétille le 07/04/2017 23:01 | Alerter
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