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L'investissement à Hao ne sera pas de 150 milliards de francs



Edouard Fritch présente les détails du projet aquacole de Hao à son retour d'une mission d'une semaine en Chine auprès des investisseurs de Tahiti Nui Ocean Foods. A ses côtés le maire de Hao, Théodore Tuahine.
Edouard Fritch présente les détails du projet aquacole de Hao à son retour d'une mission d'une semaine en Chine auprès des investisseurs de Tahiti Nui Ocean Foods. A ses côtés le maire de Hao, Théodore Tuahine.
PAPEETE, le 26 avril 2016. De retour de Shanghai, le président du Pays a fait un debriefing à la presse de sa semaine de discussions avec les investisseurs chinois de Tahiti Nui Ocean Foods. Selon Édouard Fritch, les interrogations ou les doutes préexistants ont été levés sur tous les aspects environnementaux, sanitaires et sécuritaires du site à construire sur l'atoll.

"Ce ne sera pas 150 milliards de francs, c'était quand même un peu exagéré. Si les estimations manquent encore de précision sur la globalité de l'investissement, ça va frôler les 80 milliards de francs pour l'investissement à réaliser sur les deux ans et demi à trois ans de construction des bâtiments et travaux publics. Au total ce sera peut-être 100 milliards de francs" a indiqué Édouard Fritch. Avant la séance des questions directes avec la presse, le président du Pays a fait un long retour sur sa semaine chargée de rencontres avec le P-dg de Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF) et ses techniciens. Et il s'est déclaré rassuré "sur tout".

Parti à Shanghai avec des techniciens du Pays pour mieux appréhender les modalités d'exploitation de cette usine aquacole sur le plan environnemental (en particulier les rejets des eaux des bassins d'écloserie et de pré-grossissement dans l'océan) ; sur les aspects sanitaires (les agréments nécessaires pour les pays exportateurs) et enfin sur les spécificités sécuritaires des bâtiments à construire (utilisation de matériaux inflammables ou explosifs), Édouard Fritch est revenu en étant visiblement sous le charme de Wang Chen. "Je peux affirmer que sur l'ensemble des aspects techniques nous avons obtenu la quasi-totalité des informations que nous étions venus chercher. Il n'y a pas eu de langue de bois, d'esquive de questions. Par ailleurs, les cadres de Tahiti Nui Ocean Foods ont mieux compris nos modes de fonctionnement administratif".

Édouard Fritch est à présent convaincu que "M.Wang Chen veut faire du site aquacole de Hao l'exemple mondial du développement durable de l'économie bleue" et il vante au passage que les bâtiments du complexe seront en adéquation avec la norme haute qualité environnementale (HQE) tandis que les opérations aquacoles respecteront la norme internationale MSC (Marine Stewardship Council) qui prône une pêche durable. Pour rassurer le gouvernement polynésien, TNOF semble prêt à rejeter les eaux des bassins d'écloserie et de pré-grossissement des poissons à 90 mètres en profondeur de l'océan plutôt que les 60 mètres préconisés dans le plan d'origine. "Les Chinois sont très préoccupés aussi par les problèmes d'environnement. Ils ne viendront pas à Hao pour tout casser et tout détruire. Mais nous resterons vigilants quand même" ajoute immédiatement Édouard Fritch.

Pourtant, c'est avec un peu d'inquiétude certainement que le président polynésien et ses techniciens avaient embarqué vers Shanghai une semaine plus tôt. Au point que la mission polynésienne est partie avec sa propre interprète. "La barrière de la langue c'est compliqué. Mieux vaut travailler avec deux interprètes, dont la nôtre, qu'avec un seul" car ce dossier du complexe aquacole de Hao "va bien au-delà de la complexité des affaires que nous gérons dans notre gouvernement".

Les inquiétudes du départ sur les aspects techniques écartées, celles liées au financement l'ont été également avec le soutien de banque de développement de Chine. Un soutien appréciable qui apporte une véritable crédibilité à la faisabilité financière de ce projet. Quant au calendrier des travaux à venir sur Hao il reste encore un peu flou. Tahiti Nui Ocean Foods n'entamera ni les travaux de terrassement, ni la construction de la base de vie -qui servira à accueillir les ouvriers qui monteront l'usine aquacole durant 30 mois au moins- avant d'avoir en mains le 3e permis de construire –le plus délicat- celui qui concerne l'usine aquacole elle-même avec ses quelques 20 hectares à bâtir ou aménager sur les 32 hectares du site. Édouard Fritch qui avait avancé il y a quelques temps la date du 15 juin pour le début des travaux refuse à présent de donner des échéances précises. Le P-dg de Tahiti Nui Ocean Foods devrait être présent en Polynésie française à la fin du mois de juin prochain pour prendre des contacts avec les entreprises locales en vue des appels d'offres pour les travaux préliminaires du complexe aquacole.



Un transfert de technologies de la Chine vers la Polynésie ?

Durant ce déplacement à Shanghai, le Pays a interrogé de nouveau les cadres de Tahiti Nui Ocean Foods sur la formation de Polynésiens aux métiers de l'aquaculture. Dans le projet, il est en effet prévu que des Polynésiens (de niveau Licence ou Master) puissent aller étudier à l'université de l'océan de Shanghai "pour acquérir des connaissances sur les techniques d'élevage des poissons". Ces Polynésiens iraient étudier sur place au moins une année avant la fin des travaux de l'usine aquacole pour être prêts à encadrer les opérations d'exploitation dès la mise en route du complexe, mais aussi pour devenir en quelque sorte les ambassadeurs de TNOF auprès des populations paumotu qui exploiteront les cages d'élevage dans les lagons des Tuamotu. Ces techniciens polynésiens transmettront les modes opératoires prévus pour le bon élevage des poissons et le respect des normes.

Mais pour Édouard Fritch, la formation de ces techniciens polynésiens à l'aquaculture pourrait aller plus loin. "Nous, ici, nous n'avons pas trouvé comment élever des poissons. Enfin, mon rêve va se réaliser et demain, grâce à la technologie de Tahiti Nui Ocean Foods on va se familiariser avec les techniques d'élevage pour que nos cadres maîtrisent aussi cette technologie. J'espère que derrière ce projet il y aura un transfert de technologies pour que nous-mêmes nous puissions faire de l'aquaculture".

Ce souhait du président polynésien n'a toutefois pas été exprimé directement avec les partenaires chinois de TNOF. "On n'en a pas parlé" admet-il. Si les modalités d'accueil des futurs techniciens polynésiens ont été précisés, il n'y pas eu de "clause de restriction. On n'en a pas parlé".

Une vue de ce que sera le complexe aquacole de Hao.
Une vue de ce que sera le complexe aquacole de Hao.
De nouvelles études avant la délivrance du permis de l'usine aquacole

La procédure pour délivrer le permis de construire d'exploitation, celui qui concerne le complexe aquacole de Hao est loin d'être achevée. L'étude d'impact environnemental est à présent dans les différents services du Pays concernés qui doivent émettre des avis. Ce sera ensuite à la direction de l'environnement de rendre un avis global où de nouvelles précisions complémentaires pourront être réclamés au porteur du projet. "Pour le permis d'exploitation –celui qui concerne le site industriel lui-même- il y a encore un peu de travail. Il y a deux autres études à faire sur la sécurité car il s'agit en partie d'installation classée. On a encore beaucoup à faire d'autant que les plans sont à traduire voire à réadapter aux exigences des règles sanitaires ou du droit du travail local" précisait Brigitte Ottavy, coordinatrice du projet pour le service de l'urbanisme.

Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 26 Avril 2016 à 17:48 | Lu 3616 fois







1.Posté par Mathius le 26/04/2016 20:19 | Alerter
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Comment nous passons nous de 150 millards a 80 millards? Il y a quelques chose de bizarre depuis le départ da ce projet.

2.Posté par TAAHOA le 26/04/2016 21:07 | Alerter
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Les travaux vont-ils bien commencer en septembre comme l'a prétendu Mr FRITCH à son retour de CHINE ? Ces Chinois sont bien patients !

3.Posté par zozo le 26/04/2016 22:35 | Alerter
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on rejette l'eau des écloseries et autres en profondeur plutôt que de les retraiter !!! ça commence mal . ou les eaux des écloseries ne cause pas de pollution et on voit pas pourquoi il faut les rejeter en profondeur ? ou elles en posent et on voit tout de suite ce que va devenir le lagon ou l 'océan qui l'entoure !.LA MER N EST PAS UNE POUBELLE !!! Il faudrait demander à l'IFREMER et greanpeace leur avis sur le projet

4.Posté par Mathius le 27/04/2016 08:38 | Alerter
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Les Chinois ne sont pas patients mais des gros Machiavel qui commencent à faire du chantage pour obtenir plus et dans le but que le pays finisse par fermer les yeux sur la pollution irrémédiable à terme.
La seconde phase chinoise sera la prise en otage une partie de là populations en espérant que le pays cède .
Et si ils n'arrivent pas ils ne feront rien. Ils ont toujours fait ainsi , il suffit d'aller voir en Afrique.

5.Posté par TAAHOA le 27/04/2016 09:25 | Alerter
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Le projet ne se fera pas. Tant pis pour le pays et pour ceux qui cherchent du travail.

6.Posté par Toki le 27/04/2016 09:44 | Alerter
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Est ce que l'autorisation de destruction durable et certainement permanente de nos océans et lagons valent 80 à 100 milliards de francs?! comment est ce que le gouvernement peut il vanter ce type de projet qui est éloigné des préoccupations environnementales? comme le dit @zozo, il est anormal de rejeter des eaux d'écloserie et de développement en mer sans les avoir traiter au préalable... c'est comme si on disait qu'on rejetait à la mer tout les excréments de ces poissons d'élevage et accessoirement les produits donnés aux poissons (à cette échelle il y en aura forcément... il suffit de regarder ce qui se passe pour les élevages de saumons) dans la mer.

d'un côté le pays refuse de valider la demande d'aire marine protégée des Australes, qui ne leur coutera rien et qui contribuera à préserver nos ressources, et d'un autre il accepte pour 80 à 100 milliards de francs de fermer les yeux sur ce qui sera une des plus grandes sources de pollution des environs de Hao. Scandaleux!

7.Posté par Alphonse le 27/04/2016 14:26 | Alerter
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150 milliards, 100, 80... On n'est pas à 50 milliards près les copains!
Est ce qu'une étude économique sérieuse a été faite pour prouver la rentabilité de ce beau projet? Des chiffres délirants sont annoncés, investissements, production... Le président négocie directement avec les banquiers chinois, sans aucune concertation avec les experts locaux en aquaculture, sans aucune consultation de la population de Polynésie, des associations, du secteur privé ... en effet comme dit Mathius, c'est comme en Afrique, les chinois négocient directement avec les dicateurs pour exploiter leur or noir. Chez nous, on a quoi à part 5 millions de km2 à exploiter? de l'or bleu et des poissons!
On annonce que les rejets issues de l'écloserie, de production 90 tonnes, seront polluants et donc rejetés directement au large à 90m de profondeur, et ce à la demande de la diren. Très bien. Qu'en est il de des rejets issus des 50 000 tonnes de poissons prévus issus des bassins de grossissement, dans le lagon?!! Aucune information n'est donné sur le coeur du projet, l'élevage, mais uniquement sur les installations annexes à terre (batiments, cuves, écloserie...). Soit disant parce que les bassins de grossiss...

8.Posté par Arsenik le 27/04/2016 16:32 | Alerter
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Permis de construire en septembre - on sera à 50 milliards.
Chantier annulé en 2017 - ben 0 milliards.

Pas grave on développera le tourisme avec des millions de visiteurs qu'on ira chercher en Chine.

9.Posté par taramea le 27/04/2016 16:57 | Alerter
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mathius : le 1er qui a pollué notre pays, c'est pas le chinois, c'est qui ? C'est qui ? C'est le français avec sa bombe. Alors, MAMU la bouche.

10.Posté par zozo le 27/04/2016 18:08 | Alerter
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N'oublions pas que ce projet est un projet G FLOSSE et bien avant le fumeux projet d'elevage de THON TEMARU !!! Queston projet on est champion du monde !! Au moins E FRITCH ne met pas la charrue avant les bœufs et prend le temps et toutes les assurances. Tant mieux il en ressortira peut être pas les millard esperés mais mieux vaut un projet réduit qu'une catastrophe écologique ou financière

11.Posté par TAAHOA le 28/04/2016 19:17 | Alerter
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à Mathius : Hihihi tu as vu la réponse de poste 9. C'est exactement la vérité. En plein dans ta figure. Hihihi

12.Posté par Mathius le 29/04/2016 10:34 | Alerter
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Taahoa, pourrais tu nous donner les noms des polynesiens qui ont trahis leurs pays pour que la France pollue ces iles?
Quelle est ton nom de famille? Merci

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