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Julie Bishop en Papouasie-Nouvelle-Guinée



CANBERRA, mercredi 5 février 2014 (Flash d’Océanie) – Julie Bishop, ministre australienne des affaires étrangères, devait entamer mercredi un déplacement de deux jours en Papouasie-Nouvelle-Guinée voisine, sur fond de volonté affichée, de la part de Canberra, de « renforcer » les relations commerciales et les échanges économiques.
Le volume des échanges économiques entre les deux pays est actuellement estimé à plus de 19 milliards de dollars australiens.
Au cours de cette visite, les 5 et 6 février 2014, Mme Bishop, qui a pris la tête de la diplomatie australienne à la suite des législatives de septembre 2013 et le retour au pouvoir d’un gouvernement conservateur de droite, devrait notamment se rendre dans la capitale papoue Port-Moresby, ainsi que dans la seconde ville de cet État mélanésien, Lae.

Au menu des thèmes annoncés par la ministre, en guise de préambule de son déplacement : outre les questions économiques et commerciales, d’autres dossier sont considérés comme sensibles : celui de l’immigration et ce qui est qualifié de « rôle important » de la Papouasie-Nouvelle-Guinée en matière de « lutte contre le trafic d’être humains ».
Ce « rôle » inclut, depuis fin 2012, la réactivation, sur la petite île papoue de Manus, d’un centre de détention pour demandeurs d’asiles interceptés au large des côtes australiennes, dans le cadre d’une politique australienne ouvertement dissuasive, menée aussi bien par le précédent gouvernement travailliste que par le nouveau pouvoir conservateur.
Ce centre, ainsi que celui situé sur l’île de Nauru, font l’objet de critiques constantes de la part des ONG de défense des droits humains, mais aussi de l’ONU via son Haut-commissariat pour les réfugiés (UNHCR), qui dénoncent les conditions de vie dans ces installations, ainsi que ce qui est considéré comme le non-respect des conventions internationales dont l’Australie est signataire.

Autre sujet sensible : le rôle de « leader » joué par Port-Moresby, selon Canberra, dans le processus de retour à a démocratie aux îles Fidji.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée a promis, l’an dernier, une importante enveloppe financière aux îles Fidji dans le cadre d’un soutien intra-mélanésien à la tenue d’élections annoncées pour septembre 2014.
Mme Bishop devrait notamment s’entretenir avec le Premier ministre papou Peter O’Neill, ainsi qu’avec son homologue papou Rimbink Pato.
Un sommet ministériel entre les deux pays, tenu en décembre 2013, s’est achevé sur une volonté affichée de promouvoir les échanges économiques, mais aussi e forger un véritable « partenariat stratégique » entre ce pays mélanésien de plus de sept millions d’habitants et son ancienne puissance de tutelle (jusqu’à l’indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en 1975).
Mme Bishop, au cours de ce déplacement, a aussi par avance annoncé une enveloppe australienne de trois millions de dollars australiens sur une période de trois ans, pour financer un centre d’accueil et de soutien pour les femmes et enfants victimes de violences sexuelles et familiales, dans la ville de Lae.
À Port-Moresby et à Lae, en matière de maintien de l’ordre, une cinquantaine de policiers « conseillers » fédéraux australiens sont déployés depuis fin 2013, pour prêter main forte aux autorités locales.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 5 Février 2014 à 06:29 | Lu 159 fois




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