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Journée mondiale de la liberté de la presse : les États océaniens étudient le concept de médiateur



Journée mondiale de la liberté de la presse : les États océaniens étudient le concept de médiateur
SUVA, vendredi 3 mai 2013 (Flash d’Océanie) – Alors qu’au plan mondial, cette Journée de la liberté de la presse, célébrée tous les 3 mai et qui fête cette année sa vingtième édition, a voulu mettre l’accent cette année sur la sécurité des journalistes, en Océanie, c’est la notion nouvelle de « médiateur » de la presse qui a, entre autres, été débattue.
Au cours d’une réunion tenue en fin de semaine dans la capitale salomonaise Honiara, les journalistes de cet archipel, mais aussi ceux, venus en voisins, de Vanuatu ou de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont discuté ensemble des mérites de la création d’un poste régional de « médiateur » (ombudsman) dont la fonction serait d’agir comme une interface entre le grand public et les médias.
Il pourrait ainsi se saisir de plaintes concernant le travail de la presse.
Pour le compte de l’association des médias des îles du Pacifique, la PINA, son Président, le ni-Vanuatu Moses Stevens, a appelé à une prise de conscience de la part des gouvernements de la région, afin qu’ils acceptent et intègrent les médias en tant que partie intégrante d’un système de bonne gouvernance.

Dans la capitale fidjienne, à l’Université du Pacifique Sud (USP), jeudi et vendredi, des célébrations ont eu lieu, au siège de l’école de journalisme de cet établissement.
Il a notamment été question de la situation à Fidji, plus de cinq ans après le putsch de décembre 2006 et des restrictions imposées aux médias entre avril 2009 et début 2012.
Depuis, ont estimé plusieurs intervenants, malgré la levée des mesures d’exception concernant les médias (qui, durant cet intervalles, étaient systématiquement soumis à une censure, via des agents postés dans les salles de rédaction), le plus grand défi, pour les médias locaux, consiste à réapprendre à s’exprimer dans un environnement supposé moins restreint.
« Moi, je pense que je suis libre de parler, en toute sécurité. Je suis fidjien, qu’est-ce qui me retient ? Donc nous devons tous s’ôter cette idée de la tête que nous ne pouvons pas nous exprimer », a plaidé le directeur de la PINA, Matai Akaoula, invoquant la notion de « pragmatisme » lors de son intervention à l’USP.

Dans un message relayé dans plusieurs pays océaniens, via ses délégations, l’Union Européenne a aussi enfoncé le clou en déclarant « une presse libre, indépendante et vigoureuse indispensable dans toute société démocratique ».
« L’UE est déterminée à lutter pour la liberté de la presse à travers le monde. Elle condamne la recrudescence des intimidations, de la violence et de la censure auxquelles les journalistes sont confrontés dans de nombreux pays. L’UE en appelle à tous les gouvernements afin qu’ils permettent aux journalistes de travailler en sécurité et sans la peur de la censure ou de poursuite judiciaires (…) La liberté d’expression doit être défendue aussi bien dans les médias traditionnels que sur Internet. L’UE continuera à promouvoir la liberté d’expression (…) et à condamner les violations à la liberté d’expression », poursuit le texte européen.

Fin avril 2013, l’Attorney General de Fidji Aiyaz Sayed Khaiyum rejetait en bloc les accusations selon lesquelles le gouvernement fidjien continuait à contrôler les médias locaux.
Les accusations provenaient de jeunes activistes basés en Nouvelle-Zélande qui, en substance déploraient une situation d’ « absence de médias libres » et capables de faire jouer la transparence et la bonne gouvernance.
Ce groupe de jeunes, qui s’exprimait en marge d’une réunion régionale de parlementaires océaniens à Wellington, a aussi souvent fait allusion à l’autocensure à laquelle se livraient les médias fidjiens locaux, souvent encore échaudés par la période « dure » d’avril 2009-janvier 2012.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 3 Mai 2013 à 05:28 | Lu 404 fois





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