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Journée mondiale contre la peine de mort : la France et l’UE portent leur message en Mélanésie



Journée mondiale contre la peine de mort : la France et l’UE portent leur message en Mélanésie
PORT-MORESBY, vendredi 11 octobre 2013 (Flash d’Océanie) – La France et l’Union Européenne ont mis un accent particulier à deux pays mélanésiens, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Vanuatu, afin de faire porter leur message à l’occasion de la 11ème Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2013.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, où le Parlement a adopté en mai 2013 la peine de mort applicable pour les crimes les plus graves, en réponse à une vague de criminalité ces derniers mois, le message contre la peine capitale (sous le titre « La mort est sans appel »)

a été transmis conjointement par trois chefs de missions représentées dans ce pays : Pascal Maubert (Ambassadeur de France), Martin Dihm (Ambassadeur et Chef de la Délégation de l’Union Européenne) et Mme Jackie Barson (Haute-Commissaire [ambassadrice] du Royaume-Uni).
Dans leur message conjoint, les diplomates soulignent notamment que « Les niveaux atteints aujourd’hui par la criminalité en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) sont souvent décrits comme étant d’une insoutenable gravité et les débats portant sur les moyens d’affronter cette situation ont une longue histoire derrière eux. Les unes des journaux consacrées aux atrocités commises contre des femmes, incluant les viols et les crimes liés à la sorcellerie, ont particulièrement alimenté les discussions à ce sujet cette année. Le gouvernement de PNG est passé à l’action et a adopté une série de mesures destinées à traiter au fond les problèmes liés aux crimes violents. L’Union européenne, la France, le Royaume-Uni et tous les autres États membres de l’Union suivent ce débat avec le plus grand intérêt ».

« On considère souvent que la législation relative à la sorcellerie a dans le passé servi de prétexte à des crimes épouvantables et l’on ne peut que se féliciter de sa récente abrogation en y voyant une avancée très positive. De la même façon l’aggravation des peines prévues pour certains crimes, dont le viol, a été favorablement accueillie. Aux yeux de l’Union Européenne, néanmoins la suggestion la plus préoccupante, fréquemment faite parmi les mesures qui seraient propres à enrayer la criminalité, se trouve être la proposition de reprendre les exécutions des condamnés à mort. La peine de mort a été appliquée en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour la dernière fois en 1954. Aucune exécution n’a été pratiquée depuis l’Indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ».

« Le débat sur la peine de mort en Papouasie-Nouvelle-Guinée ne manque de nos rappeler les débats similaires qu’a connus l’Europe il y a quelque temps déjà (…) Ici, dans le Pacifique, deux pays seulement gardent encore la peine de mort dans leur législation, et dans les deux cas elle n’a pas été exécutée depuis des décennies. Rappelons qu’ne 2012, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a choisi de s’abstenir lors du débat sur l’abolition de la peine de mort à l’Assemblée générale des Nations Unies », poursuit le texte.

Toujours en mode diplomatique, le message affiche une volonté d’accompagnement, mais aussi de fermeté : « Il est clair que certains titres négatifs qu’on a récemment vu apparaître dans les media internationaux ne rendent pas du tout justice à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à ses citoyens qui sont dans leur écrasante majorité amicaux et respectueux de la loi. L’Union Européenne, le Royaume-Uni et la France continueront dans ce pays à soutenir les efforts du gouvernement pour poser les bases à long terme d’une croissance globale, durable et pacifique, que ce soit à travers nos accords commerciaux bilatéraux, avec les nombreux emplois qu’ils contribuent à créer dans le pays, à travers nos efforts pour promouvoir les investissements ou à travers notre aide au développement de l’agriculture et de l’éducation. Mais nous sommes aussi résolus à continuer à militer contre la peine capitale », précise un communiqué de l’ambassade de France jeudi.

Pour la troïka diplomatique européenne, les efforts en matière de maintien de l’ordre public et de lutte contre la criminalité devraient, au contraire, se porter sur une augmentation des ressources de la police nationale.

« En ce qui concerne la Papouasie-Nouvelle-Guinée, beaucoup d’observateurs ont mis l’accent sur la nécessité d’investir dans les forces de police afin de faire respecter la loi d’une manière plus efficace. À court terme, il est certain que cela contribuerait en particulier à combattre la criminalité urbaine et à renforcer la sécurité dans les lieux publics. Si l’on envisage les choses à plus long terme, la criminalité a de nombreuses causes sous-jacentes. S’y attaquer peut sembler moins spectaculaire mais nous considérons qu’i s’agit là de l’approche la plus efficace à long terme. Les initiatives impressionnantes prises par le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour le développement des secteurs de l’éducation et de la santé sont créatrices de croissance et d’emplois et vont stimuler l’économie et le bien-être des Papouasiens-Néo-Guinéens. Ces initiatives peuvent être de surcroît considérées comme des éléments essentiels apportés à la réduction de la criminalité à moyen et long termes. Des jeunes gens travaillant bien dans des emplois qui les satisfont, mis en mesure de construire des relations familiales stables, seront moins exposés à verser dans la criminalité », peut-on lire.

Dans un message similaire, mais non spécifique, relayé à Vanuatu via l’ambassade de France, la diplomatie française reprend l’argumentaire global, quelques mois après que le débat sur une éventuelle introduction de la peine capitale ait fait surface, en réponse à une vague de crimes et de meurtres dans la capitale Port-Vila.

Dans son point de presse, jeudi, le Ministère français des affaires étrangères rappelle que « le réseau diplomatique français est mobilisé à travers le monde dans le cadre de la campagne pour l'abolition universelle de la peine de mort lancée par le ministre des affaires étrangères en octobre 2012. Nos ambassades et centres culturels organisent régulièrement des actions diverses : conférences, sensibilisation de l'opinion et des médias ».

Cette campagne vise à réaffirmer l’engagement « déterminé et constant » de la France en faveur de « l'abolition universelle de ce châtiment cruel et inhumain ».
Parmi les actions menées : à Paris, jeudi, un séminaire réunissant à l'Assemblée nationale des parlementaires de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient consacré à la peine de mort, au cours duquel le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est exprimé.

pad

Rédigé par PAD le Samedi 12 Octobre 2013 à 06:01 | Lu 414 fois






1.Posté par Jean pierre BEAULIEU le 12/10/2013 12:52 | Alerter
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Personnellement je serais plutôt pour le rétablissement de la peine de mort; dans certains cas, les crimes horribles perpétrés par certains assassins ne devraient pas pouvoir bénéficier d'un enfermement à vie au frais des contribuables.
l'euthanasie est la règle pour un chien qui a mordu un enfant, comment peut on laisser vivre celui qui a torturé et tué ce même enfant, ils y en a même qui lui trouveront des circonstances atténuantes, jusqu'au jour ou la victime sera de leur chair..

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