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Journée internationale des droits des femmes : trouble Pacifique



Journée internationale des droits des femmes : trouble Pacifique
SUVA, vendredi 8 mars 2013 (Flash d’Océanie) – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les célébrations, manifestations et cérémonies se sont succédées vendredi à travers le Pacifique, mettant en relief les disparités au sein de cette vaste région.

À Fidji, la manifestation prévue par les associations de défense des droits des femmes ont été annulées à la dernière minute, sur décision de la police.
Motif invoqué par les autorités : des questions de sécurité et d’ordre public, la police estimant qu’elle ne serait pas en mesure d’assurer la protection des manifestantes, qui entendaient, cette année, protester vivement contre la recrudescence des crimes sexuels, en particulier les viols.
Selon une tradition désormais bien établie au cours des années précédentes, les femmes entendaient manifester la nuit tombée pour demander le droit de se promener, le soir, sans être inquiétées ou menacées.
La police a « invité » le centre de crise des femmes à soumettre leur demande de manifestation à une date ultérieure.
Shamima Ali, coordinatrice de cette association, estime pour sa part que les récentes critiques formulées à l’encontre des autorités concernant le comportement brutal des forces de sécurité pourraient avoir entraîné cette interdiction de manifester.


Vendredi toujours, à Fidji, le Contre-amiral Premier ministre Franck Bainimarama se fendait d’un message ostensiblement en soutien à la cause féminine et à la « vraie égalité » dans cet archipel.
« Le gouvernement fidjien s’engage non seulement à protéger les droits légaux des femmes, mais aussi à leur donner les moyens de renforcer leur statut au sein de la société fidjienne. Chaque femme fidjienne a le droit à l’égalité, au respect, à l’éducation et à ne pas être violentée ou exploitée sexuellement. Le gouvernement soutient fermement la campagne menée par les groupes de femmes à Fidji contre la violence et le viol. Les mauvais contre toute femme sont inacceptables », a-t-il déclaré.
Toutefois, le jour de la Saint Valentin (A4 février 2013), une manifestation organisée dans le cadre de la campagne mondiale « One Billion Rising » a pu avoir lieu dans les rues de Suva, où plus de cinq cent femmes ont participé pour protester contre les crimes et agressions sexuelles.
Cette annulation-surprise intervient alors que de nombreux cas de viols ont été médiatisées à Fidji ces derniers mois, certains mettant en évidence les agissements d’individus contre des femmes et des enfants, pour l’un de ces cas un bébé de huit mois.
La justice a prononcé de lourdes peines d’emprisonnement, dont certaines allant jusqu’à la prison à perpétuité, à l’encontre des personnes reconnues coupables de tels actes.
Selon les statistiques officielles de la police, au cours du quinquennat 2008-2013, pas moins de 1.099 cas de viols ont été enregistrés officiellement.
Parmi les victimes, selon la même étude policière, les enfants ^gés d’entre 6 et 17 ans seraient les plus nombreux.
64 pour cent des femmes fidjiennes auraient été victimes d’agressions sexuelles ou de viols, le plus souvent dans le cadre conjugal, selon les mêmes sources.
Pour les filles de moins de 15 ans, 36 pour cent de la population est considéré comme concerné par les violences sexuelles, selon les chiffres du centre de crise pour les femmes (Fiji Women’s Crisis Centre, FWCC).
Les autorités fidjiennes s’inquiètent aussi de l’apparition de nouvelles formes de crimes sexuels : les viols en réunion et la prostitution forcée de mineures, souvent de la part de leur propre cercle familial.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le tableau est aussi violent : à la lumière de récentes exécutions de femmes, brûlées vives sur la place publique parce qu’elles étaient accusées de sorcellerie, la condition féminine dans le plus grand État insulaire de la Mélanésie (sept millions d’habitants), les condamnations de la part du gouvernement local, des églises et même des Nations-Unies se sont multipliées, demandant à la fois des actes en vue contrôler ce problème spécifique, mais aussi le traitement fait aux femmes de ce pays.

Au cours des derniers mis, un photographe russe, résidant d’ordinaire à Sydney, Vlad Sokhin, a mis en évidence de manière parfois crue les violences faites aux femmes papoues à travers son projet « Crying Meri » (les femmes qui pleurent.).
Ce projet a figuré dans l’édition 2012 du festival Visa Pour L’Image à Perpignan (France) et a servi de base à plusieurs expositions en Papouasie-Nouvelle-Guinée, sous l’égide de l’ONU.
Certaines de ces photos montrent des femmes mutilées à la suite d’agressions.
Par ailleurs, le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée tente actuellement de faire amender la Constitution afin de mettre un terme à la notion de polygamie, encore très pratiquée en milieu tribal.

À Vanuatu, les autorités ont enregistré une dizaine de cas de viols pour les deux premiers mois de 2013.
En Nouvelle-Calédonie, le thème retenu cette année pour cette journée internationale des droits de la femme est « femme et bonne gouvernance ».

Côté australien, Richard Marles, secrétaire d’État aux affaires du Pacifique et aux affaires étrangères, soulignait vendredi, dans une tribune que « les femmes du Pacifique sont sujettes aux niveaux les plus élevés de violence au monde. Les études aux îles Salomon, à Kiribati, à Tonga et à Vanuatu révèlent que plus de soixante pour cent des femmes et des filles ont subi des violences de la part de partenaires masculins ou de membres de la famille, à un moment ou à un autre de leur vie ».
Dans sa proche région, l’Australie a financé, depuis 2007, la mise en place de huit centres d’aide et de soutien psychologique aux femmes victimes de violences, a-t-il rappelé.
Vendredi, à Fidji, l’Union Européenne et son nouveau chef de délégation pour le Pacifique, Andrew Jacobs, inauguraient un centre de formation et d’instruction des femmes dans la petite ville de Lautoka (Ouest de l’île principale de Viti Levu).

One woman for UN women

Au plan mondial, ONU Femmes a lancé vendredi 8 mars 2013 une chanson dédiée aux femmes du monde et intitulée « One Woman », un peu sur le mode « We are The World » des années 1980.
Cette chanson est une œuvre collective réunissant vingt chanteuses et plusieurs musiciens à travers la planète.
Parmi celles-ci, représentant l’Océanie : Vanessa Quai, la jeune artiste vanuatu-fidjienne.
Les autres sont Ana Bacalhau (Portugal); Angélique Kidjo (Bénin); Anoushka Shankar (Inde); Bassekou Kouyate (Mali); Bebel Gilberto (Brésil); Beth Blatt (USA); Brian Finnegan (Irlande); Buika (Espagne); Charice (Philippines); Cherine Amr (Égypte); Debi Nova (Costa Rica); Emeline Michel (Haïti); Fahan Hassan (Royaume-Uni); Idan Raichel (Israël); Jane Zhang (Chine); Jim Diamond (Royaume-Uni); Keith Murrell (Royaume-Uni); Lance Ellington (Royaume-Uni); Marta Gomez (Colombie); Maria Friedman (Royaume-Uni); Meklit Hadero (Éthiopie); Rokia Traoré (Mali); Ximena Sariñana (Mexique) et Yuna (Malaisie).
« One Woman transmet un message d’espoir et d’inspiration », explique la Directrice exécutive d’ONU Femmes Michelle Bachelet.
« Cette chanson porte un message d’unité et de solidarité avec les femmes du monde entier et nous rappelle que l’égalité, les droits de l’homme et la dignité humaine sont des droits inhérents à chacun d’entre nous, à chaque être humain. Je remercie tous ceux et toutes celles qui ont œuvré à la réalisation de cette chanson », ajoute Mme Bachelet.

« La musique de la chanson a été composée par Graham Lyle (auteur notamment de « What’s Love Got To Do With It » de Tina Turner et de bien d’autres chansons à succès) et par l’auteure-compositrice-interprète anglo-somalienne Fahan Hassan. Ses paroles ont été écrites par Beth Blatt. Jerry Boys, qui a travaillé avec un grand nombre d’artistes dont REM et Everything But The Girl, et qui a participé à l’enregistrement de Buena Vista Social Club, a produit la chanson conjointement avec la productrice exécutive Beth Blatt et son organisation Hope Sings. En tant que partenaire commercial d’ONU Femmes pour « One Woman », Microsoft a parrainé la chanson et la production de la vidéo musicale. La chanson sera en vente sur son propre site Internet et sur toutes les plateformes courantes comme iTunes et Amazon pour 0,99 USD. Tous les bénéfices seront intégralement versés à ONU Femmes en vue de soutenir ses programmes d’autonomisation des femmes sur le terrain », précise ONU-Femmes.

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Rédigé par PAD le Vendredi 8 Mars 2013 à 05:05 | Lu 607 fois




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