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Journée de la francophonie en Océanie : Vanuatu, dernière frontière



Journée de la francophonie en Océanie : Vanuatu, dernière frontière
PORT-VILA, mardi 22 mars 2011 (Flash d'Océanie) – Les manifestations liées aux célébrations de la journée mondiale de la francophonie ont été marquées, en Océanie, par une série de manifestations dans l’archipel de Vanuatu, ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides devenu indépendant en 1980 et depuis seul État indépendant océanien partiellement francophone.
Dans ce pays où les trois langues officielles reconnues par la Constitution sont le Français, l’Anglais et le bichelamar (pidgin), une série de concerts, organisés par l’Alliance Française sous la bannière « FrancoSonik », devrait encore s’étaler au-delà de la date du 20 mars, pour se dérouler dans la capitale Port-Vila et dans l’autre ville de l’archipel, Luganville, sur l’ile d’Espitiru Santo (Nord).
Le chanteur Edou, venu en voisin de Nouvelle-Calédonie voisine, doit ainsi se produire le vendredi 25 mars à Port-Vila et le samedi 26 mars à Luganville à l’occasion de concerts gratuits.
Dans les deux villes, ce concerts entrera dans le cadre plus général de « nuits FrancoSonik », le long desquelles des artistes et musiciens locaux, francophones ou non, se produiront aussi dans les rues.
L’Alliance française a aussi tout récemment fait don d’une demie-tonne de riz à une association locale en faveur des sinistré des récents cyclones Vania et Atu, qui ont ravagé les îles du Sud de l’archipel en janvier et en février 2011.
Ce don, résultant de manifestations de collecte de fonds, est tout particulièrement destiné aux communautés de l’île de Futuna, a précisé l’Alliance française de Port-Vila.
Par ailleurs, lors de manifestations organisées en fin de semaine dernière dans la capitale, l’Ambassadrice de France à Port-Vila, Mme François Maylié, a quant à elle salué la participation d’un nombre estimé à un millier de personnes à une marche dans la rue principale de la capitale, pour commémorer cette journée mondiale de la francophonie, avec en tête plusieurs membres du gouvernement local, dont le ministre de l’Éducation et de la Francophonie Marcellino Pipite, lui-même francophone.
Dans plusieurs établissements scolaires, y compris des primaires, des manifestations ont aussi eu lieu pour marquer cette journée.

Australie et Nouvelle-Zélande

En Australie aussi, la journée de la francophonie s’est déclinée en « mois de la Francophonie » avec une coordination assurée par l’Alliance Française et la participation des pays francophones de l’Union Européenne possédant des représentations en Australie et de l’école multiculturelle de Telopea Park.
Au programme : dégustations de plats de pays membres de la francophonie, concerts de musique et festival du film français qui comprend cette année la projection de 45 films du 8 mars au 3 avril 2011.
Ce festival est organisé en Australie depuis plus de vingt ans, dans les six villes d’Adélaïde, de Brisbane, de Canberra, de Melbourne, de Perth et de Sydney.
(programmation ville par ville sur le site de l’Alliance Française French Film Festival 2011
http://www.frenchfilmfestival.org/)

En Nouvelle-Zélande, en mode solidarité après le séisme du 22 février 2011 qui a ravagé la ville de Christchurch (île du Sud), une opération concert « Francophonie & Solidarité pour Christchurch» a aussi été mise sur pied pour le vendredi 25 mars, avec en corolaire une « semaine de la francophonie » placée là aussi sous le signe de la diversité et une exposition « Dis-moi dix mots qui nous relient » à l’Alliance française.
Toutefois, l’édition de Christchurch du festival du film français a dû être annulée, pour des raisons évidentes.

Les oubliés de la TNT

Sur un plan régional, l’arrivée début décembre 2010 dans la région Pacifique et ses trois collectivités françaises (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) de la version outre-mer de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) n’a pas profité aux Français, francophones et francophiles du Pacifique non Français.
Début décembre 2010, le Sénateur néo-calédonien Simon Loueckhote, sur son site Internet, estimait que cette nouvelle offre, techniquement disponible via satellite mais non disponible officiellement pour des questions de droits de diffusion, aurait pu être un « outil au service de la francophonie ».
« L'arrivée de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) dans toutes les collectivités françaises d'Outre-mer, quasiment en même temps ces derniers jours, a suscité de vives réactions de la part de compatriotes français ou de francophones vivant dans les pays voisins de ces collectivités », notait-il.
« À l'occasion de l'examen des crédits de la Mission Outre-mer et profitant de la présence des collègues ultramarins, j'ai évoqué ce sujet. Le sujet est délicat à cause semble-t-il des droits d'auteur. Les Pays dotés de moyens de réception de la TNT ne pourront pas cependant y accéder car les chaînes disponibles par cette voie seront cryptées (…) Pour des raisons de droit, dictées essentiellement par des raisons économiques et financières, les légitimes ambitions de notre Pays, la France, de l'Organisation Internationale de la Francophonie dirigée par le Sénégalais Abdou Diouf, de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie, réunion des Parlements des Pays qui ont en commun l'usage du Français, sont vouées à l'échec (…) Compte-tenu des enjeux et de la préoccupation de millions de francophones de part le monde sur la place du Français, je ne peux imaginer que le Gouvernement et le Parlement n'accèdent pas à cette demande (…) La TNT aura ainsi une vocation sociale mais sera aussi un outil au service de la Francophonie », expliquait-il à l’époque.
Les bouquets francophones (commercialisés sous le nom de « LBF » pour Le Bouquet Français) diffusés par Canal Sat dans les plus proches pays du Pacifique (Australie, Vanuatu, Fidji) couverts par l’empreinte satellite par Canal Sat, qui diffusaient auparavant plusieurs chaînes françaises vues en Nouvelle-Calédonie, ne relaient plus les chaînes de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, Arte, France 24).
Serge Lamagnère, directeur régional de Canal+ Calédonie, se disait début décembre 2010 prêt à intégrer ces nouvelles chaînes « TNT » dans son offre à l’étranger.
Il ne cachait pas alors sa déception en estimant que le réseau satellitaire de Canal Overseas (filiale de Canal Plus) se considérait depuis le départ comme « une sorte de rôle de porte avion de la francophone dans les bassins de rayonnement des collectivités françaises d’Outre-mer ».
« Et ça pour nous c’est pas vraiment une histoire de business », déclarait-il alors en rappelant que les Alliances Françaises de la région bénéficient d’une carte à titre gracieux.
Cette situation concernerait quelque deux milliers d’abonnés LBF en Australie, près de cinq cent à Vanuatu et moins d’une cinquantaine à Fidji, selon Canal Sat-Calédonie.
Pour Fidji (l’un des trois pays concernés), à cette situation s’ajoute la disparition de fait d’une fréquence francophone diffusée depuis mars 2003 par la radio nationale fidjienne, sur une fréquence dédiée sur la capitale Suva et sa grande banlieue.
Cette diffusion d’une radio française avait à l’origine été mise en place dans le cadre d’une opération menée en coopération avec Radio France internationale (RFI), qui avait fourni le matériel à son homologue fidjien.
La date de mise en place coïncidait alors avec la tenue, à Suva des Jeux du Pacifique 2003 et la présence, deux semaines durant, de plus d’un millier d’athlètes, spectateurs et accompagnateurs francophones de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, de Wallis-et-Futuna et de Vanuatu.
Enfin, toujours en matière de francophonie audiovisuelle, France 24 et TV5 Monde Pacifique contactaient début octobre 2010, via l’ambassade de France en Nouvelle-Zélande, la communauté française et francophone de ce pays dans le cadre d’une enquête par questionnaire pour « étudier l'intérêt de la communauté francophone en Nouvelle-Zélande » concernant « une éventuelle implantation de ces deux chaînes dans ce pays » pour « élargir le bouquet audiovisuel néo-zélandais par une chaîne de télévision francophone ».
« Les participants qui rempliront la totalité du questionnaire avant le 31 octobre 2010 inclus pourront tenter de gagner une caisse de 6 bouteilles de champagne par tirage au sort », précisait alors Alexandre Muller, Directeur Asie-Pacifique de TV5Monde.

pad

Rédigé par Pad le Mardi 22 Mars 2011 à 06:08 | Lu 2404 fois




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