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Joue-là comme au Stade toulousain


Marc Grosbois (au centre) est l'entraîneur des moins de 16 ans du Stade toulousain. À ses côtés Alain Serres (à droite), président du Papeete Rugby Club, et Yannick Gooding, secrétaire du PRC.
Marc Grosbois (au centre) est l'entraîneur des moins de 16 ans du Stade toulousain. À ses côtés Alain Serres (à droite), président du Papeete Rugby Club, et Yannick Gooding, secrétaire du PRC.
Tahiti, le 9 novembre 2021 - L'entraîneur des moins de 16 ans du Stade toulousain, Marc Grosbois, était en déplacement au fenua au cours du mois d'octobre. L'occasion pour le coach de rencontrer les dirigeants du Papeete Rugby Club, partenaire des Rouge et Noir depuis août dernier. "Le but du partenariat est d'avoir un vrai échange, d'une part sur la détection des jeunes joueurs mais également sur la formation des éducateurs du club de Papeete", a indiqué le coach toulousain. 

Depuis août dernier, le Papeete Rugby Club (PRC) est partenaire du Stade toulousain, véritable mastodonte du rugby français et européen avec 21 Bouclier de Brennus et cinq Coupe d'Europe à son palmarès. Marc Grosbois, entraîneur des moins de 16 ans des Rouge et Noir, était en déplacement au fenua, au cours du mois d'octobre, pour passer quelques jours de vacances.

Mais le technicien a également profité de son séjour à Tahiti pour s'entretenir avec les dirigeants du PRC et établir ainsi un premier contact. L'occasion également pour le technicien d'aborder les avantages d'un tel partenariat. "Le but du partenariat est d'avoir un vrai échange. D'une part sur la détection des jeunes joueurs tahitiens, mais également sur la formation des éducateurs du club de Papeete", a expliqué le technicien. "L'idée est de délocaliser pendant une dizaine de jours, au fenua, des stages 'académies toulousaines'. Le but, c'est d'envoyer les méthodes du Stade à Tahiti", a indiqué de son côté, Alain Serres, président du club de la capitale.

"Pas d'âge idéal pour la détection"

C'est donc une belle opportunité qui s'offre au PRC et par extension aux jeunes talents de l'ovalie polynésienne qui peuvent rêver d'une carrière professionnelle. "On ne va pas trop fantasmer sur la détection, mais évidemment si on peut avoir à moyen terme un jeune qui sort professionnel ça serait le summum. Mais le plus important, c'est de faire vivre le rugby. Même si les jeunes que l'on envoie ne deviennent pas professionnels, le but c'est qu'ils prennent du plaisir à jouer au rugby", ajoute le dirigeant du PRC.
 
"Il n'y a pas d'âge idéal pour la détection. Le potentiel, s'il est là, se déclenche à un moment ou un autre", atteste le coach toulousain. "On rentre en centre de formation qu'à partir de 18 ans. Avant, ils font tout le cursus de l'école de rugby. Et à 18 ans si le joueur à du potentiel, il intègre le centre de formation. On n'enferme pas les gamins dans un poste précis. Ce qui nous intéresse chez les gamins, c'est qu'ils savent faire plusieurs choses. On a une façon de pratiquer le rugby qui sort un peu des normes au Stade. On travaille beaucoup sur ce qu'on appelle le 'mouvement général'. Le principe, comme son nom l'indique, c'est qu'il y ait toujours du mouvement et que le ballon ne tombe jamais par terre. C'est donc jouer debout et assurer la continuité du jeu. C'est quelque chose que l'on inculque aux plus petits jusqu'à l'équipe professionnelle."

Alain Serres prévoit d'organiser en début d'année prochaine le premier stage délocalisé du Stade toulousain à Tahiti.  

Rédigé par Désiré Teivao le Mardi 9 Novembre 2021 à 19:31 | Lu 943 fois