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Îles flottantes : la convention est "caduque" martèle le Tapura



Îles flottantes : la convention est "caduque" martèle le Tapura
PAPEETE, 26 février 2018 - Un communiqué de presse diffusé lundi matin par le parti politique d'Edouard Fritch sous le titre "Pour en finir avec la polémique sur les îles flottantes" insiste sur la nature "caduque" du recueil d’intentions signé par la Polynésie française avec le Seasteading Institut.

Le recueil d’intentions réciproques signé par Jean-Christophe Bouissou pour l’aménagement en Polynésie d’un prototype d’île flottante "n’a aucune valeur juridique", "n’engage le Pays en aucune manière" et est caduc, martèle un communiqué signé lundi matin par le Tapura Huiraatira pour rétablir "une fois pour toutes la vérité à ce sujet", tandis qu'un vent de contestation se lève depuis plusieurs semaines pour dénoncer ce projet, à Teva i Uta, sous la houlette de la représentante souverainiste Valentina Cross.

Alors ministre du tourisme, Jean-Christophe Bouissou avait signé, par délégation le 13 janvier 2017, un protocole d’entente entre la Polynésie française et l’organisation non gouvernementale Seasteading Institut pour l’aménagement dans nos eaux d’un projet pilote d’îles flottantes.

Pour le parti politique d’Edouard Fritch, ce document qui devait servir de "base de travail éventuelle pour aller plus loin dans les études (et pas pour démarrer des travaux !)", avait une date limite de validité "à fin 2017 : Nous sommes en 2018, et l’UPLD fait donc toujours référence a un document devenu caduque", insiste le Tapura Huiraatira en réponse à la "polémique (…) guidée par la tempétueuse Valentina Cross".

Une pétition mise en ligne le 2 février par le collectif Paruru ia Atimaono recueillait près de 1700 signataires, lundi.

"Nos partenaires sont conscients de la situation", explique lundi matin Marc Collins, le représentant local de Blue Frontiers. La société est chargée de mener à bien le projet de construction d’un prototype d’île flottante en Polynésie française. "Tout le monde reste optimiste. On continue à croire que des Polynésiens veulent ce projet. C’est un projet ambitieux. Il ne se fera pas sans l’accord de la population. Ce que l’on recherche aujourd’hui, c’est une commune qui soit prête à accueillir ce projet de développement".

Le projet pourrait être installé à environ 300 mètres du rivage et connecté à une emprise à terre pouvant aller jusqu'à 20 hectares à terme pour accueillir la base de construction des îles flottantes, puis une technopole de la mer, éventuellement un hôtel et un centre de conférences internationales, pour un investissement total de plus de 17 milliards de francs et 2 000 emplois à la clé.

Accessoirement, une connexion au réseau internet avec un débit de 10 Go/sec est nécessaire pour le développement de toutes les activités connexes à ce projet, selon Marc Collins.

Quatre sites sont aujourd’hui envisagés à Tahiti pour héberger un prototype d’île flottante dans les lagons de Teva i Uta et de Vairao.

"Ça fait un an et demi que je travaille dessus : je ne vais pas m’en aller de chez moi parce que des gens s’excitent à la veille des élections territoriales", affirme Marc Collins. "On attend que les choses se calment, que le nouveau gouvernement soit en place, pour reprendre les discussions à propos des modalités".

Rédigé par JPV le Lundi 26 Février 2018 à 09:44 | Lu 4510 fois





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