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Huit indonésiens tués en Papouasie occidentale



images d'archives AFP
images d'archives AFP
JAYAPURA, vendredi 22 février 2013 (Flash d’Océanie) – Sept policiers et un soldat ont été abattus jeudi par des groupes d’assaillants jusqu‘ici non identifiées, dans la province indonésienne de Papouasie occidentale (Irian Jaya), rapporte la presse locale, citant la police.
La première attaque a eu lieu dans la région montagneuse de Puncak Jaya (Sud de l’île de Nouvelle-Guinée), où un groupe d’hommes armés a abattu un soldat de l’armée indonésienne et blessé un autre militaire.
La seconde attaque, dans la même région, s’est soldée par la mort de sept policiers indonésiens, pris en embuscade par un groupe d’une vingtaine d’hommes en armes.
Deux autres civils ont été gravement blessés.
La région de Puncak Jaya est réputée pour être l’une des bases du mouvement séparatiste OPM (Operasi Papua Merdeka), qui lutte pour la reconnaissance du fait ethnique mélanésien.

La Papouasie occidentale, également connue sous le nom d’Irian Jaya, est une ancienne province hollandaise annexée par l’Indonésie.
Depuis de nombreuses années, un mouvement séparatiste mélanésien (OPM), s’oppose violemment au pouvoir indonésien dans cette province, où se trouve aussi l’une des plus grandes mines d’or du monde, Freeport McMoran, dont les employés américains sont la cible d’attaques régulières, sur le mode de la guérilla de jungle, de la part des sécessionnistes.
Les dernières tensions remontent à août 2009, avec l’attaque d’un autobus par des tireurs embusqués, faisant au moins cinq blessés par balles parmi les occupants du véhicule, employés par la société minière.
Quelques jours avant, de précédentes embuscades avaient fait trois morts, dont deux ressortissants australiens employés de la mine.
La troisième victime, retrouvée au fond d’un ravin, était un policier indonésien.
Alors que le gouvernement indonésien avait rapidement attribué ces attaques au mouvement séparatiste de libération pro-mélanésien OPM, cette organisation a depuis farouchement démenti toute implication.
Depuis, les convois, dans cette région, sont sécurisés par un important dispositif de véhicules de sociétés de gardiennage et de protection des personnes.

L’armée papoue renforce sa présence militaire à la frontière

Mi-février 2013, le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a débloqué des crédits supplémentaires en vue de renforcer sa présence militaire à la frontière que ce pays partage avec l’Indonésie et son territoire limitrophe de Papouasie occidentale (Irian Jaya).
Ces crédits, de l’ordre de 2,5 millions de dollars US, devraient servir à déployer le plus rapidement possible des troupes papoues dans cette zone frontalière aux alentours de la ville papoue de Vanimo, où des incidents frontaliers se produisent régulièrement, impliquant des membres des forces armées indonésiennes à la poursuite de membres présumés du mouvement séparatiste OPM.
Ces accrochages, qui impliquent aussi des incursions des forces indonésiennes en territoire papou, provoquent aussi régulièrement des tensions entre les deux gouvernements.
Cette situation, selon le Premier ministre papou Peter O’Neill, nécessite une « attention immédiate », en réponse à ce que le gouvernement papou considère comme l’implantation de nouveaux « postes militaires » indonésiens dans cette région.
Parmi les premières mesures envisagées pour ce plan de sécurisation de la zone frontalière : le déploiement d’un navire de la marine nationale, chargé de surveiller toute cette zone et d’éventuelles atteintes aux droits des civils y résidant.
Fin janvier 2013, le gouvernement papou, réagissant à de nouveaux incidents entre villageois papous et soldats indonésiens, tentait de calmer le jeu en annonçant que la question serait résolue entre les deux gouvernements de manière diplomatique
Les villageois papous de la région de Wutung affirmaient alors que les soldats du territoire voisin leurs interdisaient désormais l’accès à leurs jardins, de l’autre côté de la frontière, les privant ainsi d’accès à leur principal moyen de subsistance.
Jusque là, ces villageois bénéficiaient d’un accès spécial, prévu dans un « Traité de Respect Mutuel » signé en 1986 entre Port-Moresby et Djakarta, afin de gérer les flux humains tout au long de cette frontière commune, qui fait près de huit cent kilomètres.

La ville de Jayapura est située en zone frontalière, côté indonésien, toute proche de la partie orientale de l’île de Nouvelle-Guinée, constituée par l’État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Rédigé par AFP le Vendredi 22 Février 2013 à 05:40 | Lu 592 fois




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