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Gestion et prévention des risques naturels en Océanie : table ronde pour une approche mieux intégrée



Gestion et prévention des risques naturels en Océanie : table ronde pour une approche mieux intégrée
NOUMÉA, lundi 17 septembre 2012 (Flash d’Océanie) – Les responsables de la sécurité civile et de la prévention des risques naturels ont entamé lundi à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)= une réunion visant à mieux coordonner et intégrer leurs actions en vue de réduire les risques associés à des phénomènes naturels qui frappent durement et fréquemment cette région, que ce soit séismes, tsunamis, cyclones, inondations ou encore éruptions volcaniques.

Lors de cette quatrième session de la « Plateforme océanienne pour la gestion des risques de catastrophe et des Consultations régionales sur l’eau et l’assainissement à Nouméa », qui se déroule au siège de la Communauté du Pacifique à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), le mot d’ordre est de gérer les risques en amont afin de minimiser l’impact des catastrophes naturelles dans des pays insulaires vulnérables.

Sur fonds de changements climatiques, de montée du niveau des océans et dans le cadre d’une approche transversale, parmi les quelque 180 spécialistes en sécurité civile qui participent à cette réunion de quatre jours, certains viennent de la zone Caraïbe et envisagent d’ores et déjà de renforcer les coopérations et synergies avec le Pacifique, à commencer par un partage des informations et des expériences.

L’un des dénominateurs communs de ces catastrophes naturelles, le plus souvent, est l’impact sur l’accessibilité à l’eau potable et les conséquences sanitaires post-catastrophes concernant l’apparition de maladies contagieuses telles que la typhoïde, la leptospirose, la dysenterie ou encre la malaria ou la dengue.

Parmi les grands thèmes abordés cette semaine : trouver les moyens, via un plan d’action régional, d’intégrer à l’horizon 2015 les notions de gestion des risques naturels, de changements climatiques et de sécurité alimentaire et d’accès à l’eau.
« Nos partenaires de développement et les bailleurs de fonds doivent changer la manière dont ils opèrent pour pouvoir traiter plus intelligemment ces problèmes et défis de catastrophes et de risques climatiques (…) Nous devons collaborer plus étroitement avec la société civile et le secteur privé », a notamment déclaré en substance lundi Jimmie Rodgers, Directeur Général de la CPS, qui prône le concept de « plusieurs partenaires, une seule équipe ».
« L’Océanie a, bien plus que toutes les autres régions du monde, toutes les raisons d’embrasser les principes liés à la réduction des risques de catastrophe », a pour sa part rappelé par vidéoconférence Margareta Wahlström, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles.

Le représentant de la France, Thierry Suteau, a de son côté souligné que la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en matière de secours aux populations de la zone frappées par des catastrophes naturelles, avaient signé fin 1992 un accord « FRANZ » qui, depuis, met en œuvre une meilleure coordination des moyens militaires de ces trois puissances.
« À ce jour, aucun modèle scientifique sur les changements climatiques n'est suffisamment robuste ni éprouvé pour fournir aux décideurs politiques des prévisions suffisamment fiables sur l'évolution de la ressource en eau dans le temps (saison sèche, saison humide) et l’espace, dans les années à venir. C'est pourquoi, au delà des compétences techniques que peut notamment apporter le territoire de la Nouvelle-Calédonie, le partage d'expérience en termes de gouvernance paraît essentiel dans ce domaine de l'eau où les acteurs impliqués sont très nombreux : élus des collectivités, industriels, agriculteurs, consommateurs, dans tous les pays présents lors de ces consultations », a-t-il déclaré.

Cette réunion a été organisée en collaboration avec le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS) et sa branche dédiée aux géosciences (la SOPAC), les Nations-Unies et leur programme de développement (le PNUD) ainsi que son office pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la Banque Mondiale, l’Université du Pacifique Sud (USP), l’agence australienne d’aide internationale au développement (AusAid) l’Union Européenne et le Gouvernement français (Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique).

Un tout récent rapport publié jeudi 13 septembre 2012 (par un groupe de scientifiques et organisations non-gouvernementales allemandes et l’Américaine Nature Conservancy) soulignait une nouvelle fois, en matière de pays à risques et de résiliences des populations, que sur la carte du monde, plusieurs États océaniens sont les moins bien placés.
On trouve notamment, dans ce classement de 173 pays, Vanuatu et Tonga, placés premier et second respectivement dans cet index mondial du risque.
Les endroits les plus sûrs en matière de risques naturels, selon cette étude, sont le Qatar et Malte.
Cet index est confectionné à partir d’un panier de critères tels que les schémas météorologiques, la fréquence de phénomènes extrêmes et la capacité des autorités à répondre et à se relever de ce genre de catastrophes.
À titre d’exemple, ce document a comparé deux séismes majeurs récents et de magnitudes similaires, l’un à Haïti en janvier 2010 et l’autre à Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 22 février 2011.

Dans le cas de Christchurch, rappelle ce rapport, 187 personnes avaient trouvé la mort et les dégâts avaient été estimés à une bonne douzaine de milliards d’euros, dont 80 pour cent ont ensuite été couverts par les assurances.
Dans le cas d’Haïti, le bilan en vies humaines avait atteint les 220.000 et les dégâts, évalués à environ six milliards d’euros, n’ont été couverts qu’à hauteur d’environ 2,5 pour cent par les assurances.

« On ne peut pas éviter les séismes, mais la vulnérabilité sociale peut être réduite (…) L’expérience a montré qu’une cohésion sociale forte et des politiques de lutte contre la pauvreté rend les communautés plus résilientes lorsqu’elles sont touchées », concluaient les auteurs qui veulent voir dans leur index un outil permettant aux décideurs de mieux préparer leurs ressources collectives avant la survenue de catastrophes naturelles.

pad

Rédigé par PAD le Lundi 17 Septembre 2012 à 05:27 | Lu 1105 fois




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