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Frontières : Bruxelles tente d'harmoniser un retour à la normale



Bruxelles, Belgique | AFP | jeudi 11/06/2020 - Après la pagaille des fermetures de frontières pour cause de pandémie, Bruxelles s'efforce de réussir le retour à la normale : les Européens sont appelés à rétablir la libre circulation dès lundi avant d'autoriser progressivement les voyageurs de pays tiers à compter du 1er juillet.

"Nous appelons tous les Etats membres à lever toutes les restrictions aux frontières intérieures lundi" 15 juin, a déclaré jeudi, à l'orée de la saison touristique, la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson.

Elle a souligné que la majorité des pays de l'UE ou de l'espace Schengen étaient sur le point de le faire et incité les autres à "ouvrir dès que possible".

Un appel adressé notamment au Danemark, qui a prévu de ne rouvrir le 15 juin qu'aux Allemands, Norvégiens et Islandais et repoussé à la fin de l'été l'accès à son territoire de l'ensemble des ressortissants de l'UE et de ceux du Royaume-Uni.

Egalement visés, l'Espagne et le Portugal, qui ont évoqué une réouverture le 1er juillet. La France, qui lève ses restrictions lundi, a annoncé que les mesures prises à la frontière espagnole resteraient en place jusqu'au 21 juin -date de la fin de l'état d'alerte en Espagne-, appliquant ainsi le principe de réciprocité.

La commissaire suédoise a ouvert la porte à un petit délai au-delà du 15, en évoquant la possibilité que certains Etats "aient besoin d'une semaine ou deux" de plus. Mais le plus important, a-t-elle insisté au cours d'une conférence de presse, est de "rouvrir totalement" l'espace Schengen avant de commencer à le faire avec les frontières extérieures du bloc à partir du 1er juillet.

Ylva Johansson a précisé que les restrictions à la circulation et les contrôles aux frontières dans la zone Schengen pouvaient être levés parce que "la situation épidémiologique s'améliorait rapidement dans tous les Etats membres et convergeait".

Pour les frontières extérieures, Ylva Johansson a souligné qu'il n'était "pas encore possible" de procéder à une "levée générale" de l'interdiction des voyages non-essentiels vers l'UE, en vigueur depuis le 17 mars.

- "Difficile" -
L'exécutif européen préconise une "réouverture partielle et progressive" de ces frontières après le 30 juin, avec les pays tiers qui ont une situation sanitaire "similaire ou meilleure" que celle de l'UE.

C'est le cas pour ceux situés dans les Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie), selon la Commission, qui juge que les voyageurs en provenance de ces pays devraient être autorisés dans l'espace européen dès le 1er juillet.

Pour les autres, les Etats membres vont devoir commencer à se consulter, dès aujourd'hui, pour se mettre d'accord sur une liste de pays autorisés, en fonction de leur situation sanitaire, des mesures qui y sont prises pour faire face à la pandémie et d'un principe de réciprocité. 

"Si nous leur ouvrons la possibilité de voyager dans l'UE nous attendons qu'ils fassent de même pour les voyageurs venant de nos pays", a expliqué Ylva Johansson.

La Commission ne peut faire que des recommandations, la décision finale sur les frontières appartenant aux Etats.

"Cela doit se faire d'une manière coordonnée, c'est aussi ce que les Etats membres demandent", a déclaré la commissaire, tout en reconnaissant que "ce serait difficile".

Mais "tout le monde comprend que si un Etat membre agit de façon non coordonnée avec les autres, il y a de gros risques que de nouvelles restrictions internes se mettent en place", a mis en garde Ylva Johansson. 

La Grèce, dont l'économie dépend largement du tourisme, a toutefois déjà prévu d'accepter à partir du 15 juin des voyageurs en provenance de pays tiers comme l'Australie, le Japon, Israël, le Liban, la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les décisions sur les frontières intérieures avaient été prises en ordre dispersé par les Européens à l'arrivée de la pandémie, portant un coup majeur au principe de libre circulation des personnes dans l'espace Schengen, un symbole fort de l'Union. La décision sur la fermeture des frontières extérieures avait quant à elle donné lieu à une coordination entre les Etats membres et la Commission européenne. 

Les recommandations sur les frontières extérieures s'appliquent à 30 pays au total, 26 pays de l'UE (tous sauf l'Irlande) et quatre pays hors UE qui font partie de Schengen (Liechtenstein, Suisse, Norvège, Islande).

le Vendredi 12 Juin 2020 à 06:10 | Lu 171 fois





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