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François Bayrou et Marine Le Pen ont échangé sur la nécessité d'une "banque de la démocratie"



Photo : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Photo : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Paris, France | AFP | mercredi 11/07/2018 - François Bayrou et Marine Le Pen ont échangé "la semaine dernière" sur la nécessité d'une "banque de la démocratie", un organe public de financement des partis politiques, que défend le président du MoDem, a-t-on appris mercredi.

"Marine Le Pen a bien appelé François Bayrou la semaine dernière" a affirmé le MoDem à l'AFP, confirmant une information de l'Opinion.

Projet cher à l'ex Garde des Sceaux et partiellement enterré par le gouvernement, la "banque de la démocratie" a, d'après le quotidien, été au coeur de l'échange entre les deux chefs de parti, alors que les juges français ont saisi 2 millions d'euros d'aide publique due au Rassemblement national (RN, ex-FN), qui risque la cessation de paiement et crie à l'"assassinat politique".

"L'actualité montre un besoin qui est crucial aujourd'hui en termes de financement transparent, de financement public. Et c'est là où effectivement la banque de la démocratie est une réponse concrète et nécessaire", a assuré l'une des porte-parole du MoDem, Sarah El Haïry, lors d'un point presse, tout en précisant qu'il fallait laisser la justice "faire son travail".

Idée de François Bayrou qui faisait partie du pacte entre le président du MoDem et le candidat Emmanuel Macron pour que le premier assure son soutien au second, la "banque de la démocratie", devait être un établissement public permettant de s'affranchir des financements des banques privées pour les prêts aux partis et candidats.

Christophe Castaner, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, avait laissé entendre le 5 juin que ce projet, cher au maire de Pau, allait être abandonné, lors d'une audition au Sénat.

"Absolument rien n'est enterré", affirme de son côté le MoDem, estimant que M. Castaner n'a fondé ses propos que "sur une partie partielle de l'ensemble de la problématique".

"On défendra la banque de la démocratie", martèle la députée de Loire-Atlantique, assurant que l'initiative permet de "rendre l'engagement politique accessible à tous" et d'éviter de "confier la vie et la mort des partis politiques aux banques".

Le MoDem peut compter sur le soutien du Rassemblement national dont la saisie pourrait paradoxalement l'amener à devoir emprunter à des banques étrangères, car le RN a toujours des difficultés à se financer auprès des banques françaises ou européennes. En 2014, il avait souscrit un emprunt auprès d'une banque russe.

Mais aussi des Patriotes, le parti de Florian Philippot qui explique qu'il "n'essaie même pas" d'obtenir des prêts bancaires, mais "juste d'ouvrir un compte en banque".

"Plusieurs outils" sont envisagés par le MoDem pour que la "banque" prenne vie: la "possibilité" d'une proposition de loi des parlementaires du groupe, son introduction dans le projet de loi à venir pour la croissance des entreprises, dite "loi Pacte" ou "peut-être", une proposition du gouvernement.

Rédigé par AFP le Mercredi 11 Juillet 2018 à 10:17 | Lu 347 fois





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