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Fidji: Ballet diplomatique à Suva



Côté français aussi, jeudi, le nouvel ambassadeur en poste à Suva, Michel Djokovic, a lui aussi officiellement remis ses lettres de créance au Chef de l’État fidjien.
Côté français aussi, jeudi, le nouvel ambassadeur en poste à Suva, Michel Djokovic, a lui aussi officiellement remis ses lettres de créance au Chef de l’État fidjien.
SUVA, vendredi 28 novembre 2014 (Flash d’Océanie) – Quelques jours seulement après les visites successives du Premier ministre indien, Narendra Modi et du Président chinois Xi Jinping, la capitale fidjienne a été le théâtre d’une activité diplomatique particulièrement soutenue, et marquée, entre autres, par la prise de fonctions d’une ambassadrice australienne, d’un ambassadeur de France, la nomination d’une ambassadrice américaine et la titularisation du chef de la mission néo-zélandaise.

Jeudi, le Président fidjien Ratu Epeli Nailatikau a reçu à sa résidence de Suva une diplomate attendue depuis près de deux ans : Margaret Twomey, désormais Haute-commissaire (ambassadrice) australienne, venue pour lui présenter ses lettres de créances, conformément au protocole officiel.
Cette diplomate expérimentée, âgée de 51 ans, a déjà été numéro deux à Fidji entre 2000 et 2002, mais a aussi été ambassadrice à Moscou (2008-2011) et au Timor oriental (2004-2008).

Elle affiche aussi dans son curriculum vitae, au chapitre langues parlées, le Français et le Russe.
Elle avait été nommée par Canberra dès la fin 2012, dans un climat alors très tendu entre Fidji et l’Australie.
Sans pour autant remettre en question les compétences et l’expérience océanienne de Mme Twomey, Suva n’avait, de ce fait, jamais jusqu’ici approuvé cette nomination, intervenue sous un précédent gouvernement australien travailliste.
Ces derniers mois ont néanmoins été marqués par un net réchauffement des relations entre Suva et Canberra, avec comme temps forts plusieurs rencontres entre la ministre australienne des affaires étrangères, Julie Bishop et son homologue fidjien Ratu Inoke Kubuabola, mais aussi avec le Premier ministre fidjien Franck Bainimarama (auteur du putsch de décembre 2006, mais élu démocratiquement, par une large majorité, lors des élections du 17 septembre 2014).

Ces multiples réunions ont permis aux deux parties de décider, entre autres mesures, de la pleine normalisation de leurs relations diplomatiques, à commencer par la nomination d’ambassadeurs pleins de part et d’autre.
Au plus fort de la crise entre Suva et ses proches voisins, les précédents Hauts-commissaires (ambassadeurs) australien et néo-zélandais avaient, courant 2007, été déclarés personae non grata et expulsés de Suva pour « ingérence » dans les affaires internes de l’archipel.

Canberra et Washington annoncent simultanément la levée de toutes les sanctions contre Fidji

Le 31 octobre 2014, les gouvernements australien et américain ont annoncé quasi-simultanément la levée de toutes les sanctions encore en place à l’encontre de Fidji, après la tenue en septembre 2014 des premières élections démocratiques depuis le putsch de 2006 et la mise en place d’un gouvernement dirigé par l’ancien chef des armées, Franck Bainimarama.

Pour l’Australie, l’occasion de cette annonce a été la visite officielle à Fidji de la ministre des affaires étrangères, Julie Bishop.
Lors de son séjour dans cet archipel, Mme Bishop a aussi participé à la réunion annuelle de la chambre des investisseurs australo-fidjiens.
Au plan commercial, par ailleurs, Mme Bishop a rappelé que ‘Australie demeurait le plus important partenaire et le plus grand investisseur à Fidji.
Dans le domaine du tourisme, environ 300.000 Australiens choisissent chaque année la destination Fidji et, côté fidjien, une cinquantaine de milliers d’Océaniens de cet archipel résident de manière permanente en Australie.


Côté néo-zélandais aussi, l’heure est à la normalisation : Mark Ramsden, qui se trouvait déjà Suva en tant que chef de mission par intérim depuis septembre 2013, a été titularisé par Wellington en tant que chef de mission.
Dans la foulée, il a lui aussi remis ses lettres de créance au Président fidjien, jeudi.
Ce diplomate kiwi possède lui aussi une solide expérience dans la région océanienne, avec à son actif des postes de numéro un aux îles Salomon, numéro deux en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Vanuatu.

En faisant cette annonce, depuis Wellington, Murray McCully, chef de la diplomatie néo-zélandaise, a souligné que cette normalisation du poste diplomatique à Suva était « une étape importante dans le processus de reconstruction des liens entre la Nouvelle-Zélande et Fidji » aux plans économique, commercial et régional.
Le week-end dernier, Ratu Inoke Kubuabola rencontrait M. McCully à Auckland.
Les deux chefs de diplomatie ont, entre autres, évoqué le dossier du programme néo-zélandais d’emploi d’Océaniens pour des travaux agricoles saisonniers, programme dont les Fidjiens étaient ces dernières années exclus.
Un premier groupe de Fidjiens devrait reprendre le chemin de la Nouvelle-Zélande dès février 2015.
Similairement, le pendant australien de ce programme d’emploi de saisonniers océaniens a lui aussi été rouvert aux ressortissants fidjiens.

Le nouvel ambassadeur de France à pied d’œuvre

Côté français aussi, jeudi, le nouvel ambassadeur en poste à Suva, Michel Djokovic, a lui aussi officiellement remis ses lettres de créance au Chef de l’État fidjien.
Récemment arrivé dans l’archipel, après avoir passé ces trois dernières années non loin de là, à Port-Vila (Vanuatu) comme ambassadeur, et auparavant dirigé le département Océanie au ministère français des affaires étrangères (2008-2011), ce diplomate de carrière a tenu, pour sa part, à rappeler, tout comme son prédécesseur Gilles Montagnier, que sur le dossier fidjien, au cours de la période post-putsch (décembre 2006-septembre 2014), la France avait toujours adoptée une position « équilibrée ».
Autre axe développé au cours de cette première rencontre avec le Président fidjien : la présentation de la France en tant que puissance riveraine et océanienne, voisine de Fidji via notamment ses collectivités de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et, un peu plus loin, de Polynésie française.
« La France fait partie de la région Pacifique et le territoire de Wallis-et-Futuna fait aussi de mon pays le plus proche voisin de Fidji », a-t-il souligné, tout en soulignant le rôle « central » que joue Fidji dans l’architecture régionale.
La France a elle aussi annoncé ces dernières semaines une pleine reprise de sa coopération, y compris militaire, avec Fidji, avec comme point d’appui essentiel la Nouvelle-Calédonie.

Le commandant en chef des forces armées (les FANC), le Général de Revel, se trouvait en visite officielle à Suva début novembre 2014 pour officialiser le renouveau de la coopération de défense entre Suva et Paris, via Nouméa.
Les autres domaines de coopération entre les deux pays couvrent des dossiers comme l’éducation (nombreux échanges entre établissements scolaires néo-calédoniens et fidjiens, enseignement du Français dans plusieurs établissements secondaires et supérieurs de Suva), la culture, mais aussi, au plan multilatéral et régional, l’environnement et les changements climatiques.

Le diplomate français, qui parle aussi l’Anglais, le Russe et le Serbo-croate, s’est déclaré devant la presse locale « confiant » du développement à venir des liens franco-fidjiens et a aussi rappelé la dimension européenne de la coopération française à Fidji.
Il est par ailleurs accrédité, sur une base non-résidente, auprès des États insulaires voisins de Tonga, Kiribati, Nauru et Tuvalu.


Au plan des relations avec l’Union Européenne, le Conseil Européen, le 21 novembre 2014, a annoncé depuis Bruxelles l’adoption d’un projet de lettre à faire parvenir au Président fidjien concernant le plein rétablissement du dispositif d’aide au développement prévu dans le cadre du Fonds Européen de Développement (FED).
À l’exception des aides strictement humanitaires, ce fonds avait été gelé après le putsch de décembre 2006, en vertu du non-respect de l’article 96 de l’Accord de Cotonou (et en particulier les clauses stipulant le respect de l’État de droit et des droits fondamentaux) signé en 2000 entre les pays du groupe ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) et l’UE.
Dans le cadre du 11ème FED, les aides mises à disposition de Fidji pourraient s’élever, dans un premier temps, à 28 millions d’euros, a précisé en milieu de semaine Andrew Jacobs, Ambassadeur de l’UE pour le Pacifique.
Les grands axes couverts par cette enveloppe devraient couvrir, selon lui, les domaines de la gouvernance et de l’agriculture (avec un accent particulier sur le secteur sucrier, longtemps subventionné par des accords avec Bruxelles, mais qui se trouve depuis plusieurs années en difficulté).
Cette aide devrait être mise à la disposition de Fidji via des organismes comme le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), le lycée technique océanien financé par l’Australie (Australia Pacific Technical College) ou encore la Fondation pour le développement intégré et l’entreprise en zones rurales (Rural Integrated Enterprise and Development, FRIEND).

À Washington, en fin de semaine dernière, la commission des affaires étrangères du Sénat américain a eu aussi à débattre de questions liées à Fidji, sous forme de l’approbation de la nomination de Mme Judith Beth Cefkin au poste d’ambassadrice pour les îles Fidji et, sur une base non résidente, pour les îles Kiribati, Nauru, Tonga et Tuvalu.
Cette diplomate de carrière avait été nommée début juillet 2014 par le Président américain Barack Obama
Judith Beth Cefkin, 61 ans, diplomate de carrière, au cours de son récent parcours professionnel, a été basée à Bangkok (Thaïlande) où elle a été numéro deux entre 2010 et 2013.
Plus récemment encore, de retour à Washington depuis 2013, elle a été conseillère spéciale sur le dossier de la Birmanie (pays qui doit organiser des élections démocratiques en 2015, après plus de cinquante ans de dictature militaire, suivis d’une transition civile en cours), au sein du bureau du Département d’État des affaires d’Asie de l’Est et du Pacifique.
En novembre 2012, Barack Obama effectuait une visite historique en Birmanie, pays considéré comme occupant une position stratégique entre l’Inde et la Chine.
Cette tournée présidentielle était aussi passée par la Thaïlande (où Mme Cefkin était alors en poste) et le Cambodge.
Côté américain, une autre annonce est venue fin octobre 2014 de Suva, par la voie de l’ambassadrice en poste dans la capitale fidjienne, Frankie Annette Reed.
Désormais sur le départ après trois ans de poste, la diplomate, depuis le début de son séjour à Fidji, n’avait eu de cesse de prôner une attitude d’accompagnement de Washington vis-à-vis du régime post-putsch à Suva, et ce même si l’Australie et la Nouvelle-Zélande, à l’époque, étaient encore enfermés dans une posture faite du maintien des sanctions contre Suva.
Là encore, du point de vue américain, la voie de la pleine normalisation passe par une pleine reprise de la coopération militaire.
Depuis, outre l’inauguration mi-2011 de la plus grande ambassade américaine de la région, l’ambassadrice américaine avait entretenu des contacts réguliers, voire ostensibles, avec le chef du gouvernement fidjien, Franck Bainimarama (qui, à la tête des forces armées de l’archipel, a mené un putsch en décembre 2006), renforçant ainsi au passage le message selon lequel la politique d’ostracisme vis-à-vis de Fidji (longtemps pratiquée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, sous forme notamment de sanctions et d’interdictions de visas pour les personnalités appartenant au gouvernement post-putsch et à leurs proches) ne fonctionnait pas.


Pour la Chine, la visite officielle de trois jours à Fidji du Président Xi Jinping, a servi à conforter des relations déjà florissantes avec Suva
Pour la Chine, la visite officielle de trois jours à Fidji du Président Xi Jinping, a servi à conforter des relations déjà florissantes avec Suva
« Super-ambassades » américaine et chinoise à Suva

Fin novembre 2014, le Président chinois Xi Jinping effectuait une visite officielle de deux jours à Fidji, où il a réaffirmé les excellentes relations entre non seulement ce pays, mais aussi les autres pays voisins de l’Océanie, dont les dirigeants étaient venus spécialement à Suva pour le rencontrer à l’occasion d’un sommet multilatéral.


Dans la capitale fidjienne, Suva, les États-Unis ont inauguré en juin 2011 une « super-ambassade » à vocation régionale, en réponse apparente à un projet similaire, mais chinois, inauguré quelques mois plus tôt en grande pompe par Pékin.
Depuis la prise de pouvoir de Franck Bainimarama (désormais Vice-amiral en retraite, toujours chef du gouvernement et candidat déclaré aux prochaines législatives, les relations entre Suva et Pékin ont connu une embellie sans précédent, alors que celles avec les anciens alliés occidentaux, et en premier lieu l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se sont détériorées avant que d’entrer dans une phase de restauration ces derniers mois.

La visite chinoise à Fidji avait été précédée de quelques jours seulement par celle du Premier ministre indien Narendra Modi qui, lui aussi, avait saisi l’occasion de sa présence dans le Pacifique insulaire pour rencontrer, sur le sol fidjien, des chefs d’États et de gouvernement océaniens venus spécialement pour l’occasion.

Objectif affiché de cette opération de charme : renforcer les relations non seulement avec cet archipel, dont la diplomatie est désormais décomplexée vis-à-vis des grands partenaires traditionnels riverains (Australie et Nouvelle-Zélande), mais aussi avec tous les petits États insulaires de la zone.
Le but ultime est aussi, pour des puissances comme l’Inde et la Chine, de pérenniser une présence dans une zone autrefois considérée comme le pré carré des voisins australiens et néo-zélandais.

Alors qu’elle dirigeait encore la diplomatie américaine, au cours du dernier trimestre 2010, Hillary Clinton avait effectué une visite dans la région Pacifique, en passant par les incontournables alliés et puissances régionales que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Elle n’avait alors eu de cesse de réaffirmer l’engagement renouvelé et la volonté de partenariat de l’administration Obama dans cette partie du monde, y compris avec des États comme Fidji, qui occupent toujours un rôle de « hub » sur la carte économique, stratégique et géopolitique de l’Océanie insulaire.
Mme Clinton avait aussi soutenu devant les Sénateurs que la plupart des États insulaires océaniens, à son sens, pouvaient être considérés comme des « alliés anciens et fiables » des États-Unis.
« Nous jouissons d’un grand soutien dans la région de l’Océan Pacifique. Beaucoup parmi ces petits pays votent de notre côté aux Nations-Unies, ce sont des alliés, ils adhèrent à nos valeurs », avait ajouté Mme Clinton, qui soulignait qu’entre-temps, la Chine ne manquait jamais une occasion de faire venir à Pékin « tous les dirigeants des petits États du Pacifique ».

Fidji reconnu comme leader régional

« Rien n’est plus symbolique du nouveau statut de notre nation au sein de la communauté mondiale que cette opportunité de recevoir à la fois le Premier ministre indien et le Président chinois », déclarait il y a quelques jours M. Bainimarama à ses ambassadeurs et chefs de missions, réunis en conférence.

« Il y a sans nul doute une dimension stratégique à ces visites : l’Inde et la Chine sont des puissances mondiales émergentes qui veulent aussi renforcer leur présence dans le Pacifique. Mais leurs dirigeants viennent aussi ici parce qu’ils considèrent Fidji comme un pays important (…) Ils nous reconnaissent en tant que leader dans la région, une nation insulaire de premier plan qui joue aussi un rôle grandissant sur la scène mondiale et qui a aussi accompli des réformes substantielles au plan constitutionnel, juridique et politique, qui ont été applaudies, saluées et acceptées internationalement », a-t-il ajouté face à ses compatriotes diplomates.

La Chine, puissance océanienne déjà bien établie

Pour la Chine, la visite officielle de trois jours à Fidji du Président Xi Jinping, a servi à conforter des relations déjà florissantes avec Suva, en particulier au cours de la période post-putsch allant de décembre 2006 à septembre 2014.

Au bénéfice des sanctions imposées par le bloc occidental (avec en première ligne l’Australie et la Nouvelle-Zélande) après le coup d’État de décembre 2006, la présence chinoise à Fidji a connu un sensible développement.
S’exprimant sur ces avancées, l’ambassadeur chinois en poste à Suva, Huang Yong, évoquait récemment « l’importance » de Fidji, mais aussi que ce pays ait été, en son temps, le premier de la zone Pacifique insulaire à établir des relations diplomatiques avec Pékin.
« Nos deux pays ont approfondi une coopération pragmatique dans les domaines politique, économique, commercial (…) ouvrant ainsi la voie à une nouvelle opportunité historique de développement de nos relations bilatérales », a-t-il commenté.
Ces dernières années, sur financement chinois, ce sont ainsi des hôpitaux, des logements, des centrales hydroélectriques, des routes, qui sont sortis de terre dans cet archipel.
L’Université régionale du Pacifique Sud, basée à Suva, accueille aussi sur son campus, depuis plusieurs années, un institut Confucius chargé de promouvoir la culture et la langue chinoises.
« La visite de M. Xi vient amplement démontrer la haute importance que la Chine accorde au développement de ses relations avec les nations insulaires du Pacifique. Le but de ce voyage est de tracer ensemble l’avenir des liens entre la Chine et le Pacifique et de promouvoir une coopération pratique, ainsi que des échanges amicaux (…) C’est un événement majeur d’une importance stratégique significative dans l’histoire des relations bilatérales de la Chine avec les pays insulaires du Pacifique. Il va très certainement porter les relations bilatérales à un autre niveau », a-t-il ajouté concernant ce aura été le premier déplacement d’un Chef d’État chinois dans cette partie du monde.

Tout comme le Premier ministre indien, Le Président chinois a utilisé Fidji comme plateforme pour rencontrer à Nadi une grande parties des dirigeants océaniens, comme ceux des îles Cook, des États Fédérés de Micronésie, de Samoa, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Vanuatu, des îles Cook, de Tonga et de Niue.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 28 Novembre 2014 à 05:44 | Lu 992 fois




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