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Fermeture de classes : "On a un budget : il faut qu'on fasse avec"



Une rencontre a eu lieu jeudi entre les parents d'élèves, le directeur adjoint de l'éducation et des enseignements et l'inspectrice de la circonscription.
Une rencontre a eu lieu jeudi entre les parents d'élèves, le directeur adjoint de l'éducation et des enseignements et l'inspectrice de la circonscription.
PAPEETE, le 14 septembre 2018. Le directeur adjoint de l'éducation et des enseignements et l'inspectrice de la circonscription sont venus expliquer aux parents des élèves de l'école U'i Tama pourquoi une classe a été fermée. "Je suis d'accord que c'est brutal. Mais on a un budget : il faut qu'on fasse avec", a indiqué le directeur adjoint de l'éducation et des enseignements.

Lundi 10 septembre, les parents d'élèves d'une des trois classes de section des grands de l'école maternelle U'i Tama, située à Tipaerui, à Papeete, apprennent à leur arrivée à l'école que la classe de SG de leur enfant a été fermée par décision de la ministre de l'Education Christelle Lehartel. Pour les parents, c’est le flou. La direction de l'école décide finalement de réorganiser ses classes. Désormais, au lieu de trois classes dans chaque section de maternelle (section des grands, des moyens et des petits), il y a désormais trois classes de SG, deux classes de SP, deux classes de SM et une classe qui mêle des élèves de niveau SP et SM. La direction de l'école a en effet privilégié le maintien des classes en SG, une étape importante avant l'entrée en CP.

"Le manque de communication"
Jeudi soir, une rencontre était organisée entre les parents d'élèves, le directeur adjoint de l'éducation et des enseignements et l'inspectrice de la circonscription. Tepuanui Snow, président de la Fédération des parents d'élèves, prend la parole pour expliquer aux intervenants les griefs : "Les parents d'élèves n'ont pas compris qu'on vienne supprimer une classe et veulent des réponses. Il y a eu deux problèmes : la fermeture d'un poste et le manque de communication".

Serge Segura, directeur adjoint de l'éducation et des enseignements, justifie de manière comptable cette décision. Endossant une attitude pédagogique, il explique : "Trois fois dans l'année, on regarde les effectifs d'un établissement. Au mois de février 2018, il y avait 240 élèves dans l'école U'i Tama. En juin, nous avons constaté une diminution du nombre d'élèves sur la maternelle, une fuite. Au 31 août, il y avait 195 élèves inscrits. L'école a alors été avertie qu'une classe était susceptible d'être fermée. La décision a été prise in fine par la ministre de l'Education."

Sur la soudaineté de la décision, la DGEE et l'inspectrice de l'académie souligne avoir avertie la direction de l'école le 31 août. Mais les parents n'ont appris cette nouvelle que le 10 septembre, le matin même où l'enseignante n'était plus à son poste. "Pourquoi ne pas avoir attendu que les élèves puissent dire au revoir à leur maîtresse?", interrogent les parents. "La ministre a pris cette décision pour que cela ne dure pas." Serge Segura reconnaît malgré tout : "Je suis d'accord que c'est brutal. Mais on a un budget : il faut qu'on fasse avec".
Depuis le 11 septembre, un psychologue scolaire intervient auprès des enseignants et des enfants si besoin. Il sera de nouveau présent le lundi 24 septembre, jour de la rentrée.


"On cherche des solutions"
Mais comment expliquer que l'école a perdu 45 élèves en un an ? Certains parents évoquent le fait que des familles préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé, notamment dans les établissements qui proposent de l'enseignement bilingue. L'inspectrice d'académie explique qu'une formation va être proposée à l'équipe enseignante pour permettre l'expérimentation d'une classe bilingue dans l'école. "On cherche des solutions pour garder l'attractivité de l'école', souligne-t-elle.

"Et l'année prochaine, une nouvelle classe sera-t-elle fermée ?",
s'inquiètent les parents. "La ministre s'est engagée à ne pas fermer l'an prochain de classe pour que l'école puisse se ressaisir et redevenir attractive", souligne Serge Segura avant de mettre en garde : "Attention, il ne faut pas qu'il y ait 60 élèves en moins l'année prochaine."
Un papa résume : "C'est une question de budget alors. On ne se préoccupe pas du bien-être des enfants". "Il ne fallait pas voter pour Emmanuel Macron", soupire une maman près de lui. Le père de famille demande alors : "mais qui sont les intermédiaires à voir pour augmenter le budget pour l'éducation ?". Serge Segura lui répond : "En novembre, la ministre partira à Paris pour défendre les postes".
Au total, dix classes ont été fermées et huit classes ont été ouvertes depuis le début de l’année scolaire.


Un lien avec l'école To'ata ? "Non"

Les parents d'élèves ont souhaité savoir si la fermeture de la classe était liée au placement en détention provisoire dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants d'un enseignant en classe de CM2, à l'école de To'atā. L'enseignante dont le poste a été supprimé à U'i Tama a en effet été affectée à l'école To'ata. "Ce n'est pas lié du tout", ajoute Serge Segura qui met en avant le placement de cette enseignante à ce poste pour des raisons pratiques.

Rédigé par Mélanie Thomas le Vendredi 14 Septembre 2018 à 09:32 | Lu 2546 fois

Tags : ECOLE, EDUCATION





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