Tahiti, le 25 mars 2026 - Quand elle était petite, Hedwich Haamouraa Lesca allait récupérer du bois dans les îles. Aujourd’hui, ayant fait sa profession de cette activité, elle continue de puiser dans la nature, mais pour créer les œuvres qu’elle commercialise.
Elle part à la recherche du “bois endémique spécial” ou des plus belles peaux de poisson pour fabriquer le cuir de ses créations. L’artiste réalise bijoux, vases et urnes, toujours “en fonction de la matière”, précise-t-elle. Originaire de Papara, Haamouraa Lesca travaille entre la Presqu’île et son atelier de Papeete. Les matières premières naturelles restent au cœur de son travail : nacre, perle, bois, peau de poisson. C’est au côté de ses grands-parents originaires de Fakarava qu’elle s’est un jour demandé : “Mais que faire avec la peau jetée par mon grand-père après avoir vidé les poissons de la pêche ?”
Aux bijoux qu’elle concevait déjà, comme ses boucles d’oreilles en losange, elle ajoute désormais de la peau de thon, de poisson empereur ou des petits poissons colorés du lagon.
Elle pratique la pêche, elle aussi, mais uniquement en vacances. Des congés qu’elle ne prend que très rarement depuis trois ans. Elle est donc toujours en recherche de quelqu'un qui lui offrira “ses peaux de poissons” : “L'autre jour je discutais avec un ami qui pratique la pêche sous-marine. Je lui ai demandé les peaux. Et là, j'en ai un bon stock”, raconte-t-elle en ouvrant son congélateur pour montrer son précieux butin. Faire son cuir reste toutefois un travail complexe : “Pour tanner, il faut un mois entre les différents bains et les séchages”, explique-t-elle. Le bois n’est pas plus simple à dompter. “C’est beaucoup de lutte et beaucoup d'heures de sculpture et de gravure”, plaisante-t-elle. Elle a également appris la technique du firinape, un tressage de fibre de coco transmis par une “ancienne”, et peut parfois passer sept heures sur un seul collier. Mais cet acharnement ne l'a pas découragé à lancer sa marque, H Artisanat et Art, il y a maintenant trois ans.
Armée de patience
Son travail se caractérise par une modernité alliée aux savoirs de ses aînés. Sa patience, elle la cultive aussi grâce à son activité de soutien scolaire auprès des enfants de Papeete. “C’est complémentaire, ils m’apprennent beaucoup”, confie celle qui, un jour, aimerait, elle aussi, transmettre ses savoirs.
Elle part à la recherche du “bois endémique spécial” ou des plus belles peaux de poisson pour fabriquer le cuir de ses créations. L’artiste réalise bijoux, vases et urnes, toujours “en fonction de la matière”, précise-t-elle. Originaire de Papara, Haamouraa Lesca travaille entre la Presqu’île et son atelier de Papeete. Les matières premières naturelles restent au cœur de son travail : nacre, perle, bois, peau de poisson. C’est au côté de ses grands-parents originaires de Fakarava qu’elle s’est un jour demandé : “Mais que faire avec la peau jetée par mon grand-père après avoir vidé les poissons de la pêche ?”
Aux bijoux qu’elle concevait déjà, comme ses boucles d’oreilles en losange, elle ajoute désormais de la peau de thon, de poisson empereur ou des petits poissons colorés du lagon.
Elle pratique la pêche, elle aussi, mais uniquement en vacances. Des congés qu’elle ne prend que très rarement depuis trois ans. Elle est donc toujours en recherche de quelqu'un qui lui offrira “ses peaux de poissons” : “L'autre jour je discutais avec un ami qui pratique la pêche sous-marine. Je lui ai demandé les peaux. Et là, j'en ai un bon stock”, raconte-t-elle en ouvrant son congélateur pour montrer son précieux butin. Faire son cuir reste toutefois un travail complexe : “Pour tanner, il faut un mois entre les différents bains et les séchages”, explique-t-elle. Le bois n’est pas plus simple à dompter. “C’est beaucoup de lutte et beaucoup d'heures de sculpture et de gravure”, plaisante-t-elle. Elle a également appris la technique du firinape, un tressage de fibre de coco transmis par une “ancienne”, et peut parfois passer sept heures sur un seul collier. Mais cet acharnement ne l'a pas découragé à lancer sa marque, H Artisanat et Art, il y a maintenant trois ans.
Armée de patience
Son travail se caractérise par une modernité alliée aux savoirs de ses aînés. Sa patience, elle la cultive aussi grâce à son activité de soutien scolaire auprès des enfants de Papeete. “C’est complémentaire, ils m’apprennent beaucoup”, confie celle qui, un jour, aimerait, elle aussi, transmettre ses savoirs.
Du haut de ses 26 ans, son parcours l’a menée du bac L à une école de commerce, avant d’intégrer le Centre des métiers d’art. Pourtant, sa passion pour l’artisanat est née bien plus tôt. “Plus jeune, je faisais des cadeaux pour mes proches à chaque événement”, se souvient-elle. Après avoir arrêté l’école de commerce au bout de deux ans et rempli ses cahiers de dessins, elle est sélectionnée pour entrer au Centre des métiers d’art. Un établissement où “j’étais indemnisée pour faire ce que j’aime”, sourit-elle.
Question de transmission
Dans son atelier, elle s’entoure de livres sur l’artisanat local, parfois anciens, et puise également son inspiration dans les musées. Elle va parfois au Musée de Tahiti et des Îles, elle est allée à celui de Nouvelle-Zélande l’an dernier, et plus récemment le Quai Branly à Paris. Elle n’hésite jamais à demander conseil, comme à ce Toulousain rencontré en métropole, spécialisé dans la sculpture sur métal, ce qui lui donne déjà des idées de futures créations. Elle admet que la “pieuvre” qu’elle est ne s’arrête jamais et elle ne compte pas pour autant ralentir.
Récemment, elle a exposé au Hilton et y retournera du 15 au 18 avril, puis du 30 avril au 3 mai. C’est dans ces expositions que de nombreux locaux achètent ses œuvres, même si elle reçoit aussi des commandes via Facebook. Elle regrette néanmoins que l’artisanat local se perde et espère pouvoir encore apprendre les techniques des matahiapo pour continuer à les transmettre.
Question de transmission
Dans son atelier, elle s’entoure de livres sur l’artisanat local, parfois anciens, et puise également son inspiration dans les musées. Elle va parfois au Musée de Tahiti et des Îles, elle est allée à celui de Nouvelle-Zélande l’an dernier, et plus récemment le Quai Branly à Paris. Elle n’hésite jamais à demander conseil, comme à ce Toulousain rencontré en métropole, spécialisé dans la sculpture sur métal, ce qui lui donne déjà des idées de futures créations. Elle admet que la “pieuvre” qu’elle est ne s’arrête jamais et elle ne compte pas pour autant ralentir.
Récemment, elle a exposé au Hilton et y retournera du 15 au 18 avril, puis du 30 avril au 3 mai. C’est dans ces expositions que de nombreux locaux achètent ses œuvres, même si elle reçoit aussi des commandes via Facebook. Elle regrette néanmoins que l’artisanat local se perde et espère pouvoir encore apprendre les techniques des matahiapo pour continuer à les transmettre.































