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Expulsion d’un expert australien : l’intéressé rejette en bloc toute notion d’espionnage



Expulsion d’un expert australien : l’intéressé rejette en bloc toute notion d’espionnage
CANBERRA, mercredi 25 mai 2011 (Flash d'Océanie) – Un expert australien, détaché auprès du bureau de l’Attorney General (chef des services juridiques) du gouvernement de Vanuatu et expulsé en milieu de semaine dernière par le gouvernement de quitter l’archipel en raison de sa supposée ingérence dans les affaires intérieures du pays, a depuis démenti en bloc toute notion d’ « espionnage » le concernant ou ayant motivé cette décision à son encontre.

M. Ari Jenshel, juriste, aurait eu le choix entre un départ volontaire et une expulsion assortie d’une déclaration de persona non grata en bonne et due forme.

Il a choisi la première option, en consultation avec la mission diplomatique australienne sur place, qui a été tenue informée par les autorités locales.

Au cours de son séjour à Vanuatu, dans le cadre d’un programme financé par l’agence australienne internationale d’aide au développement (AusAid) depuis 2006, M. Jenshel a été considéré comme l’une des chevilles ouvrières d’accord de coopération en matière fiscale entre cet archipel et l’Australie, notamment au regard du statut de paradis fiscal de Vanuatu.

Un accord en ce sens, concernant le partage d’information, a été signé en avril 2010.
Depuis ces dernières années, le gouvernement australien, sous le nom de code générique d’Opération « Wickenby », traque ceux de ses ressortissants soupçonnés d’évasion fiscale.
De retour dans son pays, ce juriste quadragénaire qui avait auparavant exercé au sein des services juridiques des forces armées australiennes a depuis donné sa version des faits et qualifié de « ridicules » les allégations portées contre lui.

Il s’est aussi insurgé contre le fait que son bureau, à Port-Vila, ait fait l’objet d’une perquisition policière ayant abouti à la saisie de fichiers informatiques sur son ordinateur portable.

La police de cet archipel mélanésien aurait laconiquement précisé qu’elle poursuivait son enquête concernant la présence de documents et fichiers « sensibles » retrouvé sur cet ordinateur.
Certains de ces fichiers, confidentiels, concernaient en particulier des affaires relatives à la position commune du Groupe Mélanésien Fer de Lance (GMFL, qui regroupe Vanuatu, les îles Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Fidji et le mouvement indépendantiste FLNKS de Nouvelle-Calédonie) issue du récent sommet tenu fin mars 2011 à Suva.

Ce sommet s’était notamment conclu sur un communiqué solidaire et compréhensif vis-à-vis du régime fidjien dirigé par le Contre-amiral Premier ministre Franck Bainimarama depuis son putsch de décembre 2006, ainsi que sa « feuille de route » annoncée pour rétablir la démocratie, mais pas avant septembre 2014.

Selon le quotidien The Australian, la police vanuatuane poursuivrait une piste selon laquelle non seulement ces fichiers se seraient retrouvés sur le disque dur de cet appareil, mais ils auraient en outre été transmis à des destinataires appartenant à des services gouvernementaux australiens.
« J’ai été expulsé avec un préavis si court que c’en est ridicule… C’était très Guerre Froide », a-t-il ajouté.

Le quotidien rapporte par ailleurs avoir obtenu confirmation de la part du gouvernement de Vanuatu et de son ministère des finances les soupçons d’espionnage nourris à l’encontre de M. Jenshel, y compris concernant la politique de cet archipel vis-à-vis de son statut de paradis fiscal.
« Ce n’est pas la première fois qu’on m’a traité d’espion. Les allégations d’espionnage contre les experts expatriés dans le Pacifique sont monnaie courante (…) Mais je ne suis pas un espion et ne n’en ai jamais été un (…) Mon rôle consistait à rendre compte de questions opérationnelles au gouvernement de Vanuatu, pas au gouvernement australien », a-t-il clamé au cours d’une interview accordée au quotidien australien dans laquelle il estime que ces pièces saisies ont été « fabriquées».

Des incidents similaires, intervenus après la fuite de courriels « sensibles » émanant d’experts australiens, avaient tendu les relations diplomatiques avec d’autres archipels mélanésiens comme les îles Salomon.

Rédigé par pad le Jeudi 26 Mai 2011 à 18:07 | Lu 472 fois




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