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Espagne : "des légions de jeunes" travaillent pour les trafiquants de drogue, dit un syndicat



Madrid, Espagne | AFP | lundi 14/05/2018 - Un syndicat de gardes civils a affirmé lundi que de plus en plus de jeunes sans emploi travaillaient pour les trafiquants de drogue dans le sud de l'Espagne où les agents des forces de l'ordre rechignent à être affectés.

Samedi, une quarantaine de jeunes -dont certains seraient liés aux trafiquants- ont agressé neuf gardes civils en dehors de leur service à Algésiras, dans la province de Cadix, le point chaud du trafic de stupéfiants.

"Avant, les mafias nous évitaient, maintenant, cette nouvelle génération de trafiquants de drogue affronte directement les forces de l'ordre, utilise des armes à feu et il y a même des professionnels, nous sommes en présence de tueurs à gages", a averti à la radio Alberto Moya, le président du syndicat de gardes civils AUGC.

"Ces gens ont des légions de jeunes à leur solde (...) Ils peuvent payer des salaires que même une multinationale ne pourrait pas verser à ses cadres", a-t-il ajouté.

Selon lui, le chômage, endémique dans la province de Cadix -31,2% contre 16,7% dans l'ensemble de l'Espagne- explique en partie ce phénomène.

Beaucoup d'agents, a dit Alberto Moya, ne veulent plus être envoyés dans cette zone, au bord du détroit de Gibraltar qui sépare l'Espagne du Maroc, un grand producteur de cannabis.

"Leur travail est compliqué (...) parce qu'ils peuvent être reconnus, parce qu'ils ont peur pour leur famille".

Les incidents liés au trafic de stupéfiants se multiplient dans la province de Cadix, où, en 2016, les saisies de drogue ont représenté 40% de toutes celles effectuées en Espagne.

Des trafiquants n'hésitent pas à décharger la drogue sur les plages en plein jour et ont même attaqué un hôpital pour "libérer" un trafiquant présumé.

Le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido a relativisé l'incident de samedi, au cours duquel un des agents a dû sortir son arme et tirer en l'air pour se débarrasser des assaillants.

C'était "un acte de vandalisme, de violence de rue, qui n'a rien à voir avec d'autres questions", a-t-il affirmé, semblant écarter un lien avec le trafic de drogue.

Des dix assaillants identifiés par les forces de l'ordre, seuls deux étaient connus pour des faits de trafic de stupéfiants. Au moins un a été arrêté.

Le ministre a rappelé que des renforts avaient déjà été envoyés dans la région et plaidé pour des mesures sociales qui feraient baisser le chômage des jeunes.

Rédigé par () le Lundi 14 Mai 2018 à 05:57 | Lu 385 fois




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