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Entretiens russo-fidjiens à Suva



SUVA, mercredi 4 février 2015 (Flash d’Océanie) – Le Vice-ministre russe des affaires étrangères, Igor Morgulov, a entamé mercredi une visite officielle à Fidji, où il doit notamment s’entretenir avec le chef de la diplomatie fidjienne, Ratu Inoke Kubuabola, et le ministre de l’immigration et de la défense, Timoci Natuva, en vue de mettre la dernière main à un accord de coopération entre les deux pays.

Cet accord, dans ses grandes lignes, avait été mis sur la table lors de précédents entretiens au sommet entre le Premier ministre fidjien, Franck Bainimarama, et le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre en marge de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, en septembre 2014, a précisé le gouvernement local.
Parmi les secteurs de coopération privilégiés : la mise en œuvre pratique des modalités d’un accord de défense signé entre Suva et Moscou, début juillet 2013, à l’occasion d’un déplacement du Contre-amiral Premier ministre.
L’accord porte notamment sur une aide russe en fourniture de matériel à l’armée fidjienne, à commencer par ses contingents servant sous le drapeau de l’ONU.
L’aide russe pourrait concerner la fourniture de « kits de combat Ratnik» (comprenant uniformes, casques, masque à gaz) adaptées à ce genre de déploiement sous casques bleus et d’armes de type fusils d’assaut automatiques de type Pecheneg, voire Kalachnikov.
Un autre volet de cette coopération militaire russo-fidjienne pourrait aussi concerner l’envoi à Suva d’experts et conseillers russes, avait alors précisé le chef de la diplomatie fidjienne.

Accord militaire avec la Russie

Début juillet 2013, lors d’une visite d’État à Moscou, le Contre-amiral Bainimarama a significativement resserré ses relations avec la Russie, notamment dans les domaines de la coopération militaire, éducative, sanitaire et culturelle.
Parmi les accords signés, le plus visible concerne une coopération militaire « technique » entre Suva et Moscou, notamment dans le cadre général de la participation des forces fidjiennes aux contingents de maintien de la paix de l’ONU.

Mi-février 2013, le conseil des ministres des îles Fidji a entériné le principe du lancement d’une nouvelle coopération avec la Russie, y compris au plan militaire.
Cette coopération prend la forme d’un accord bilatéral portant sur une coopération « militaire et technique », annonçait alors le ministère fidjien de l’information.
Ce concept a été approuvé par le Cabinet fidjien, sur recommandation du ministre de la défense, de la sécurité nationale et de l’immigration de l’époque, Joketani Cokanasiga, l’autorisant à aller plus en avant.
Selon le ministre, cette coopération « aidera les Forces Militaires de Fidji à améliorer leurs capacités en vue d’acquérir les technologies et le matériel appropriés pour ses troupes, dans le cadre de ses missions au sein des Nations-Unies ».
Les prémices de cette coopération remontent à une mission à Suva d’une délégation russe, déployée à partir de l’ambassade basée à Canberra (Australie), début juin 2010.
Objectif : formaliser une coopération en matière de renseignement avec cet archipel océanien, alors boudé par les grandes armées de la région depuis le putsch militaire mené le 5 décembre 2006 par le Contre-amiral Franck Bainimarama.
En confirmant la présence de cette mission, le Contre-amiral avait alors confié qu’il accordait une grande importance à cette nouvelle alliance potentielle, car la Russie « est une grande nation et qui est membre du Conseil de Sécurité de l’ONU ».
Au menu des discussions : des sujets d’ordre bilatéral et, de manière pratique, une coopération technique entrevue dans le cadre de la formation d’une nouvelle agence fidjienne spécialisée dans le renseignement, la lutte contre le terrorisme et la sécurité nationale.

« Les russes ont l’expertise, et nous pourront en bénéficier »

« Les russes ont l’expertise, et nous pourront en bénéficier », déclarait alors M. Bainimarama.
Début février 2010, Isikeli Mataitoga, magistrat de carrière, devenait le premier ambassadeur fidjien en poste à Moscou, où il présentait alors ses lettres de créances au Président russe de l’époque, Dmitri Medvedev.
« Nous sommes prêts à bâtir une coopération (russe) avec la République des îles Fidji, notamment par le truchement des Nations-Unies et d’autres organisations internationales », déclarait alors M. Medvedev.
Ce resserrement des liens entre Fidji et la Russie s’inscrivent aussi dans une logique plus régionale de volonté de retour d’influence dans la région Pacifique.
Pour ce faire, Moscou considère que Fidji est le tremplin idéal.
Ces rencontres, selon le gouvernement fidjien, « soulignent la politique étrangère robuste » de l’archipel, qui « s’aligne sur celle d’autres nations insulaires du Pacifique et recherche de nouvelles opportunités, au-delà de ses partenaires régionaux traditionnels ».

Rédigé par PAD le Vendredi 6 Février 2015 à 05:55 | Lu 179 fois




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