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Enquêtes autour de cas suspects à Hiva Oa



Tahiti, le 15 août 2020 - Si les résultats de quatre cas suspects à Hiva Oa - dont deux étaient à la fameuse soirée du Piment rouge - se sont révélés négatif, une autre enquête a permis de retrouver la trace de trois autres cas suspects sur l'île. Leurs résultats sont attendus ce week-end. La cellule de crise suit de près l'évolution des dépistages.
 
"On les a vu les emmener pour faire des tests. On les connaît parce qu'ils viennent régulièrement pour faire des consultations sur nos enfants" s'agite une habitante de Hiva Oa, aux Marquises, qui a souhaité gardé l'anonymat. Escortés par une équipe en combinaison intégrale, charlottes, lunettes et gants, les quatre professionnels de l'hôpital du Taaone ne sont pas passés inaperçus dans le petit village de Atuona. Tombés hier, selon le secrétaire général du CHPF, les résultats des prélèvements pour ces quatre cas suspects (dont deux du Piment rouge) s'avèrent heureusement négatifs. L'île n'est pas tout à fait tirée d'affaire puisqu'une autre enquête autour d'un cas confirmé a permis de retrouver la trace de trois autre cas suspects. Les résultats des tests devaient être connus en début de week-end.

Sur cette petite île de 2 500 habitants, dans un archipel encore épargné du Covid, une cellule de crise comprenant des représentants du SMA, de la gendarmerie, des pompiers, de la mairie, et du corps médical suit de près l'évolution des dépistages. Un circuit "infectieux" et "non infectieux" ont été mis en place au centre médical. Les patients aux symptômes évocateurs (fièvre, toux, maux de tête, perte du goût ou de l’odorat, etc.), les touristes et toutes personnes revenants de voyages, sont conduits directement sous un chapiteau vert, au fond de la cour pour y être testés. Si des cas devaient se confirmer, ils seraient confinés dans une salle communale, équipée d'une cuisine. L'île n'en est pas encore là. Mais les professionnels de santé et la mairie s'évertuent à communiquer efficacement, et démolir les rumeurs qui vont bon train en temps de crise. "Les gens ont peur c'est normal, commente Etienne Haamoana, ancien maire de Hiva Oa. Il y en a qui paniquent des fois pour rien, mais on ne peut pas leur en vouloir, surtout aux Marquises. En termes d'évacuations c'est plus compliqué, même si l'armée peut intervenir, il n'y a pas beaucoup de moyens de transport."
 
Courte fenêtre de tir pour l'acheminement des échantillons
 
Suspecté d'héberger des cas suspects, l'hôtel Hanekee Lodge dément formellement. "L'autorité sanitaire a demandé que l'auto test se fasse au dispensaire, donc quand des badauds ont vu que je descendais avec des touristes au dispensaire, ils en ont déduit que c'était des cas suspects, alors que pas du tout" explique Jean-Jacques Boillet, le propriétaire de l'hôtel.
Las du stress occasionné par le risque d'abriter des cas suspects, les hôteliers de l'île se seraient mis d'accord pour ne plus prendre les réservations des touristes qui n'auront pas passés plus de 7 jours en Polynésie. Notamment parce que l'auto test, censé être pratiqué le 4e jour, doit être contrôlé systématiquement par un prélèvement RT-PCR, de type naso-pharyngé donc. Si ce prélèvement peut être fait dans les îles, ce n'est qu'à l'Institut Louis Malardé que l'échantillon peut être analysé. Ce qui rallonge les délais d'attente. En parallèle, la courte fenêtre de tir pour l'acheminement de l'échantillon - en moyenne une fois par semaine selon le responsable - fait craindre aux professionnels une dissémination de la maladie entre-temps. Raison pour laquelle, les hébergeurs de Hiva Oa invitent leurs confrères des autres îles des Marquises à faire comme eux. 

 

Rumeurs aussi sur Nuku Hiva

"La subdivision santé des Marquises informe la population de Nuku Hiva qu'il n'y a aucun cas de Covid19 à ce jour sur l'île, malgré les fausses rumeurs qui ont circulé" peut-on lire sur la page facebook Promotion - santé Marquises. C'est que sur l'île principale, la crainte du coronavirus est aussi un terreau fertile pour la naissance de rumeurs sur des cas suspects par ci par là. "Mais avec l'aide de la mairie, on arrive à rétablir la vérité, nuance Rémy Salloum-Yousfan, médecin à l'hôpital de Taiohae. On passe régulièrement des messages sur les réseaux sociaux, et à la radio, pour tenir la population au courant." C'est depuis Taiohae justement qu'on surveille la situation sanitaire de tout l'archipel, et qu'on chapeaute les différents centres médicaux.

Bien huilée après la première vague, - dont la grosse frayeur du navire équatorien et de ses 29 marins diagnostiqués positifs en mai dernier - la procédure prévoit ici aussi deux circuits. Ainsi lorsqu'une personne se présente avec des symptômes évocateurs, elle est directement orientée vers le poste médical avancé, à l'écart de la structure principale. "Là, je l'examine et on définit avec le bureau de veille sanitaire si c'est un cas suspect, ou non. Le cas échéant, il est testé et confiné. Sinon la personne est renvoyée chez elle avec des consignes de gestes barrières, développe le médecin. En revanche s'il présente des signes graves, on l'envoie dans un lieu isolé de l'hôpital." Des médecins spécialisés interviennent dans cet espace, d'ailleurs équipé de six respirateurs.
 

Rédigé par Esther Cunéo le Samedi 15 Août 2020 à 11:28 | Lu 8978 fois

Tags : CORONAVIRUS





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