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En Polynésie, Airbnb résiste (un peu) à la crise



Tahiti, le 27 mai 2020 – Après avoir connu un boom entre 2017 et 2019, le marché des locations saisonnières de type Airbnb ou Homeaway a connu un krach avec l'arrivée du Covid-19. Une chute des réservations qui est cependant sans commune mesure avec celle vécue par les établissements hôteliers. Le marché a rencontré une nouvelle clientèle obligée de s'adapter aux circonstances.
 
En décembre dernier, les chiffres de location courte durée par le biais des plateformes de réservations Airbnb et Homeaway atteignaient des sommets. Le marché polynésien avait ainsi doublé en deux ans avec des recettes globales estimées à 4 milliards de Fcfp et des logements dont le taux d'occupation avait grimpé en flèche. Une aubaine pour des propriétaires qui pouvaient valoriser financièrement des résidences secondaires ou offrir à la location une ou plusieurs chambres dans leur maison. L'épidémie sanitaire et la fermeture des frontières depuis fin mars n'a pas épargné ce secteur d'activité, alors florissant, avec des annulations en masse. Les données mises à jour par le site AirDna font ainsi état de baisse de l'offre et du remplissage, mais le marché a relativement résisté.
 
Une offre qui se réduit surtout à Tahiti
 
Avec l'arrêt total de la fréquentation touristique, les loueurs polynésiens auraient pu réduire drastiquement l'offre Airbnb en retirant leur bien à louer du marché. Ce retrait est perceptible, "certains propriétaires ont arrêté de prendre du Airbnb par peur du virus et de l'arrivée de personnes chez eux", selon Antoine, responsable d'une agence de gestion de ce type de location. Des propriétaires qui ont ainsi parfois préféré se rabattre rapidement sur l'option de mise en location longue durée pour garantir des rentrées financières. La faible visibilité sur la relance éventuelle du tourisme à court terme a été perçue différemment selon les îles. Ainsi, entre décembre 2019 et avril 2020, l'offre de logements – Logement entier, chambres privée ou partagée – a légèrement baissé (-4,8%) et elle a même sensiblement augmenté à Bora Bora (+5,8%). C'est à Tahiti que la baisse de l'offre Airbnb est la plus manifeste avec -20,3%. Certains propriétaires se réorientent progressivement vers la location traditionnelle de longue durée. Sur les 271 logements retirés du marché depuis le début de l'année, 201 sont situés à Tahiti. Ce mouvement ne serait perceptible sur Moorea que depuis le mois de mai avec "beaucoup de maisons saisonnières qui reviennent sur le marché", selon Estelle qui gère également, avec son entreprise, une douzaine de logements.
 
Nouvelle clientèle pour des séjours plus longs et moins chers
 
Si les établissements hôteliers ont vu leur taux d'occupation atteindre le niveau zéro en quelques jours, les logements en Airbnb ont connu une érosion nettement moins prononcée de leur fréquentation. Le taux d'occupation a ainsi baissé de 17,4 points à Tahiti et de 22,2 points à Bora Bora. À Moorea, où ce type de location par les particuliers a connu beaucoup de succès, la chute est de 26,7 points avec désormais un taux ramené à 43,8% contre 38,4% à Bora Bora et 54,9% à Tahiti.
 
Des taux qui témoignent d'une activité de location à des niveaux encore notables, compte tenu des restrictions de déplacement et des interdictions de transport fixées par les pouvoirs publics pour faire face à la crise. Les raisons sont multiples. "Il y a plein de cas différents", confirme Estelle, "il y a notamment les gens qui sont restés bloqués et qui ont préféré faire le confinement en Polynésie, il y a des voileux qui souhaitaient un logement à terre (…) ou encore ceux qui sont coincés avec un billet d'avion d'une compagnie et qui ne souhaitent pas en racheter un autre". Une clientèle de circonstances avec des conditions de séjour assez différentes de d'habitude. Les locations au mois se font moins rares d'autant que les prix moyens, du fait de la faible demande, ont baissé de l'ordre de 30% sur les appartements du studio au F3. Un marché qui ne cède pas au pessimisme avec déjà des premières réservations extérieures à la Polynésie pour les mois de juillet et août prochain.



Rédigé par Sébastien Petit le Mardi 26 Mai 2020 à 22:48 | Lu 3719 fois




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