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Des surfeurs de Taharu’u en travers d’une pelleteuse


Des champions de surf en travers d’une pelleteuse : la scène s’est déroulée ce mercredi matin à l’embouchure de la Taharu’u, la rivière principale du district de Papara, à Tahiti. Ce n’est pas une première, c’était déjà arrivé en 2015 à Mundaka, au Pays basque. Le message des surfeurs est clair « Touches pas à mon spot ! »


Une scène quelque peu inhabituelle ce mercredi à Tahar'u. © Maire Grandin
Une scène quelque peu inhabituelle ce mercredi à Tahar'u. © Maire Grandin
L’alerte a été donnée mardi soir par Ariihoe Tefaafana, un jeune surfeur talentueux évoluant dans le circuit des World qualifying series (WQS), qui a assisté mardi à une scène quelque peu inhabituelle : une pelleteuse en train de faire un gros tas de sable vraisemblablement destiné à être évacué de l'embouchure.
 
Il n’en fallait pas moins pour qu’Ariihoe lance un appel le soir même sur les réseaux sociaux « Exagéré ! Demain matin, chacun sa pelle et on remet le maximum (ndlr de sable) dans l’eau ! » Le lendemain, mercredi matin très tôt, il a été rejoint par les champions de surf Hira Teriinatoofa et Ralph Sanford qui se sont mis en travers de la pelleteuse pour interrompre les travaux.
 
Selon l’association environnementale Ia Ora Taharu’u « Extractions juste devant le spot ce matin sur ordre de la mairie pour les routes et le remblai de l'école Apatea. C'est l'agent communal chargé de superviser l'opération qui nous a confirmé ». Les extractions/curages passent par l’aval du Pays à travers des arrêtés qui en définissent les modalités.
 
Après l’arrêt des travaux Ariihoe Tefaafana s’est exprimé ainsi : « Je remercie le Président Fritch d’avoir pris la décision de ne plus toucher aux cailloux. Il faut respecter la Taharu’u. (…) Ils sont allés trop loin, il fallait agir. Merci à ceux qui étaient présents pour bloquer ce qui aurait pu coûter cher à notre spot… mais le combat n’est pas fini. »

Des surfeurs de Taharu’u en travers d’une pelleteuse
Le Papara Pro est prévu du 12 au 17 mars
 
On peut rappeler qu’une compétition internationale comptant pour le circuit WQS se déroulera justement sur le spot de Taharu’u du 12 au 17 mars. Environ une centaine de compétiteurs sont attendus. En plus de la compétition Open homme, les catégories Junior homme, Junior femme, Open femme et Longboard seront à l’honneur.
 
Le beach-break de Papara est le spot de plage le plus productif de l’île en terme de nombre de jours surfables sur l’année. Il a vu s’épanouir un nombre important de grands champions de surf polynésiens, qui continuent de s’y entraîner régulièrement comme Michel Bourez, Mihimana Braye, Steven Pierson, Mateia Hiquily, O’Neil Massin, Ariihoe Tefaafana et bien d’autres.
 
Il est avéré que le fonctionnement d’une vague est lié à la morphologie du fond du littoral. Les éléments charriés par la rivière depuis le fond de la vallée, cailloux plus ou moins gros, sable, participent au bon fonctionnement du spot. On a vu par exemple certains spots évoluer négativement dans le temps, comme le spot situé en face de l’enrochement du Musée des îles situé en proximité de l’embouchure de la Punaruu.
 
Les bancs de sable formés les crues offrent des conditions de surf améliorées, la vague étant plus creuse et donc plus puissante. Ce n’est pas la première fois que des surfeurs s'opposent à une pelleteuse, c’était arrivé en 2015 sur le célèbre spot de Mundaka sur la côte basque. SB

Rédigé par SB le Jeudi 2 Mars 2017 à 09:25 | Lu 12638 fois






1.Posté par Lenora TEHEVINI le 02/03/2017 12:37 | Alerter
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" Les extractions/curages passent par l’aval du Pays à travers des arrêtés qui en définissent les modalités "... où sont ces arrêtés? S'il n'y pas d'arrêtés, il n'y a pas d'autorisation de la Polynésie...

2.Posté par natas le 02/03/2017 13:18 | Alerter
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Pourquoi les surfeurs de Taharu’u ne se mettent pas en travers des riverains qui jette leur m...... dans la rivière.

3.Posté par puipui le 02/03/2017 13:23 | Alerter
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Ces surfeurs sont au courant que leur maison en béton sont construits avec des gravats provenant des rivières.

4.Posté par REY Ethode le 02/03/2017 18:05 | Alerter
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Cet épisode n'est que la partie visible de l'iceberg
Le vrai problème, c'est quoi ?
>
La solution simple, facile et immédiate, c'est de les extraire du lit de nos rivières,
sans pour autant se soucier des conséquences pour l'environnement
Pour répondre à ce besoin du BTP, plusieurs solutions existent :
- les graviers (contaminés ou non) de Hao
- l'ouverture de carrières à agrégats (comme cela existe déjà aux Marquises)

5.Posté par poito le 02/03/2017 22:28 (depuis mobile) | Alerter
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pour teitiaroa fallait faire pareilll!!!!!!

6.Posté par Francky T. le 03/03/2017 06:59 (depuis mobile) | Alerter
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Au moins y a des personnes qui agissent pour sauvegarder ce qui peut l''être et y en a qui critique sans se mouiller, cest trop drole.
Et en ce qui concerne les gravats pourquoi ne pas se servir sur les marae.
Quel sens des valeurs polynésiennes???

7.Posté par Charles Villierme le 03/03/2017 08:30 | Alerter
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Ia Orana à nos Grands Champions
et merci pour votre veille sur notre Taharuu.
Cependant je crois qu'il faut remonter au tout début du Surf ici en Tahiti Nui en 1966. 5 Surfeurs sont à l'origine : Remy et Eric Paofai, Henere Lucas, Croti Pouira et Charles Villierme. Membre Fondateur du 1er club le Tahiti Surf Club en 1970/1971 notre spot de début était la plage de Arue avec de super grosses vagues quand il y avait le Toerau. Et puis commença l'aventure Taharuu au début on accédait directement à la plage ensuite les riverains nous ont interdit alors on descendait la rivière à partir du pont pour acceder directement aux vagues. Pour rentrer on surfait jusque dans la rivière et remontait a contre courant vers nos voitures. Profondeur avant l'embouchure presque 1,80m à l'embouchure très large entre 1m et 1.50m. Le débit de sortie de l'eau levait au maximum la vague pour que l'on puisse surfer en regular ou en goofie. A mon sens il ne s'agit pas de bloquer pour bloquer à cause d'un bras de fer au sein du Conseil mais de rétablir la vrai fonction de l'embouchure qui est d'évacuer au max l'eau de la rivière et ainsi protéger ceux qui habitent plus haut.

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