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De Mexico à Paris, organiser la "résilience" des villes face aux risques



Paris, France | AFP | vendredi 05/10/2017 - "La résilience des villes, c'est le combat d'une génération!" Sous pression climatique et démographique, des villes du monde tentent de s'organiser autrement, pour faire face aux chocs promis par ce siècle.

Canicules, pénurie d'eau, précarité économique, montée du niveau de la mer pour les nombreuses agglomérations côtières... les sujets de crise ne vont pas manquer, alimentés par le réchauffement et la croissance urbaine.
"La +résilience+ c'est la capacité à survivre aux catastrophes, soudaines mais aussi celles à +combustion lente+" qui rongent une société au quotidien (chômage, transports déficients, pollution...), explique Michael Berkowitz, directeur du réseau des "100 villes résilientes" (100RC).
D'ici 2050, 70% de la population mondiale vivra en ville (50% aujourd'hui), souligne ce New-Yorkais, qui pointe aussi un autre facteur de crise, le plus aigu d'après lui: les inégalités croissantes entre riches et pauvres.
Le représentant de 100 RC, créé en 2013 par la Fondation Rockefeller, était à Paris cette semaine pour le lancement de la "stratégie de résilience" adoptée par la capitale française pour les décennies à venir.
Paris a identifié les enjeux qui l'attendent: crue centennale de la Seine, climat déréglé (canicules, sécheresses, orages violents), pollution de l'air, risque terroriste, inégalités.
Votée par le conseil municipal, sa stratégie a été l'objet de deux ans de travaux, nourrie aussi des chocs des attentats de 2015, selon la municipalité.

- Citoyens en première ligne -

 
Elle doit "nous permettre d'être plus forts face à tout ce qui peut nous menacer", dit la maire (PS) Anne Hidalgo, qui veut consacrer au moins 10% du budget aux efforts de résilience.
Impliquer les habitants en est la clé, avec par exemple la création dès 2018 d'un réseau de citoyens solidaires, comme à New York, déployés en cas de crise ou au quotidien.
"Plus une société et soudée plus elle peut faire face à n'importe quel type de choc. On l'avait oublié dans les centres urbains," note Sébastien Maire, responsable Résilience à la Ville.
Résister c'est aussi adapter les infrastructures.
Premier acte tangible, les cours de récréation (600.000 m2) devraient être peu à peu végétalisées, comme autant d'"oasis" en cas de canicule. L'idée est ensuite de les ouvrir aux riverains, en dehors des heures de classe.
"Les actions incluent des objectifs de long terme et des projets pilotes lancés de suite pour voir ce qui marche", explique M. Maire.
Autre mesure, identifier les structures vulnérables, et les modes de reconstruction adaptés qu'il serait bon de connaître en cas de désastre de type crue.
Selon l'OCDE, une crue semblable à celle de 1910 coûterait 100 milliards d'euros, 400.000 emplois, et il faudrait plus de 5 ans pour reconstruire le métro!
"Jusqu'ici rien n'a été planifié pour construire mieux", souligne M. Maire.
La ville la plus dense d'Europe (20.000 habitants au km2) prévoit aussi d'étudier l'usage des espaces souterrains (récupération de chaleur, stockage, etc), de recourir à l'urbanisme transitoire (friches).
Le plan implique enfin de coopérer avec les territoires voisins, qu'il s'agisse de gérer la Seine ou de limiter le trafic routier.
Au sein des 100RC, 33 villes ont déjà une telle stratégie: New York, Singapour, Thessalonique, Mexico...
Des pionnières avaient montré la voie, au Canada, en Scandinavie, aux Pays-Bas sur les sujets liés à l'eau.
Depuis le séisme du 19 septembre, "Mexico, tout en gérant le retour à la normale, tente aussi d'en profiter pour repenser la ville", indique Andrew Brenner, du 100 RC, alors qu'un millier de bâtiments devraient être reconstruits dans la capitale mexicaine.
Pour Michael Berkowitz, il s'agit de "révolutionner la manière dont les villes sont conçues". Inclure tous les interlocuteurs, ne pas focaliser sur un risque seul, penser "cohésion sociale, infrastructures, mobilité, gouvernance..."
"C'est un combat d'une génération", estime cet ex-responsable des opérations d'urgence de New York.
Cyclone ou séisme, "il y a toujours une info dans les journaux pour en rappeler la nécessité", dit-il. A New York, le département à la résilience a été créé après l'ouragan Sandy de 2012.

le Vendredi 6 Octobre 2017 à 03:58 | Lu 410 fois





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