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David Tepava : "L'année prochaine on doit monter encore d'un cran"



PAPEETE, le 7 novembre 2019 - C'est une saison parfaite qui s'est achevée vendredi dernier pour Shell Va'a avec une huitième victoire à la Hawaiki Nui Va'a. Marathon Polynésie 1ère, Tahiti Nui Va'a, Fa'a'ati Moorea, Molokai Hoe, l'équipe entraînée et barrée par David Tepava a enchaîné les succès tout au long de l'année. Le pēperu dresse le bilan de cette saison. 

Après une nouvelle victoire à la Hawaiki Nui Va'a cette année et avec un peu de recul sur la course, quelles sont vos impressions ?

“Ça récompense tout le travail et tous les sacrifices que nous avons faits toute l'année. La Hawaiki Nui c'est la plus belle et la plus dure. Tu peux gagner toutes les courses de l'année, si tu ne gagnes pas Hawaiki Nui, tu n'es pas considéré comme le champion de la saison. Cette année on a gagné toutes les courses. Qu'est-ce qu'on peut rajouter de plus. On est très satisfait, mais pour arriver à un tel niveau de performance, ce sont beaucoup de détails sur lesquels il faut travailler.” 

Vous avez dominé la première et la dernière étape de la Hawaiki Nui. Mais la victoire sur la deuxième étape vous a encore échappé. Comment l'expliquez-vous ? 
“C'est sûr que l'on visait la victoire sur les trois étapes. Avec tout le respect que j'ai pour les autres équipes, j'étais sûr déjà que l'on allait gagner la première et la dernière étape avec la première formation (Damas Ami, Taaroa Dubois, Charles Teinauri, Paia Tamatitahio, Narai Atger). Pour l'étape entre Raiatea et Taha'a j'aligne la deuxième formation (Sly Ly Sao, Ritchy Labbeyi, Raihere Tevaiarai, Eri Tautu, Iorama Teahu). Sur le va'a, il y avait quand même quatre gars qui ont fait la Molokai. Ce n'est pas dû à la qualité des rameurs, je connaissais leur potentiel j'avais entièrement confiance en eux. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé. Je sentais le va'a lourd, pas de connexion, et pas de mana. Taha'a c'est une étape maudite pour nous.” 

Sur la saison vous signez le grand chelem, en remportant toutes les grandes courses de l'année. Si la Hawaiki Nui est la plus belle, quelle est l'importance des autres courses ? 
“Gagner toutes ces courses dans la saison c'est important pour le moral et la confiance. C'est constructif pour la Hawaiki Nui. On a fait fort dès la première course sur le Marathon Polynésie 1ère. Gagner une fois c'est facile, mais le plus dur c'est de tenir ce rythme toute l'année. On est resté concentré sur nos objectifs, avec un groupe uni et on a pris les courses les unes après les autres. Cette année, on a été quasiment intouchable.” 

"C'est la science de la rame avant tout, ce n'est pas seulement une histoire de physique"

David Tepava : "L'année prochaine on doit monter encore d'un cran"
La Dépêche estime dans son édition du lundi 4 novembre 2019 que vous êtes les seuls “professionnels” du V6 parce que vous seriez payé uniquement pour ramer ? Est-ce vrai ?
“Les stages sont ouverts, ils peuvent venir voir comment se passent nos journées. Il n'y pas beaucoup de gens qui peuvent tenir ce rythme. On ne va pas trop s'attarder dessus, on va laisser les gens parler et savourer notre victoire.” 

Les autres grandes équipes s'entraînent autant que vous. Qu'est-ce-qui fait la différence ? 
“C'est la science de la rame avant tout. C'est toute une recherche. Ce n'est pas seulement une histoire de physique. Tout le monde fait de la musculation, tout le monde court, chacun a son programme. Depuis 2002 j'en ai connu des programmes d'entraînements. Je les ai tous décortiqués et j'ai gardé ce qui me semblait le meilleur dans chacun pour concevoir mon propre programme.”

Vous parlez de la science de la rame. Vous avez décidé d'adopter le huti pa'ari. Pourquoi adopter ce coup et comment l'avez vous travaillé et perfectionné ? 
“C'est une question d'abord de récupération. Si tu fais trois coups de rame pour avancer et que moi j'en fais un seul mais que j'avance aussi vite que toi, je serai plus frais que toi pour aller plus loin et plus vite. Les calculs sont vite faits. Après au niveau du coup de rame, c'est beaucoup de recherches. J'ai travaillé avec mon père sur ce coup. C'est un ancien rameur, il connait la mer, la glisse. On partage nos expériences. On travaille sur tel détail, on le change et jusqu'à aujourd'hui on fonctionne de cette manière. Ce n'est pas un coup que l'on a copié, c'est notre coup à nous. Ça va faire plus de deux ans que l'on travaille ce coup et l'année prochaine on doit monter encore d'un cran au niveau de nos performances parce qu'on aura plus d'expérience. Après, tout dépend de l'investissement des gars.” 

“Je suis né avec un don pour le va'a. Mon but c'est d'utiliser ce don et de ne pas le gaspiller”

Shell Va'a sur la lignée d'arrivée de Bora Bora sur la plage de Matira.
Shell Va'a sur la lignée d'arrivée de Bora Bora sur la plage de Matira.
C'est la deuxième saison complète que vous réalisez avec Shell Va'a après avoir été mis à l'écart de l'équipe pendant près de quatre ans. Vous saviez que vous reviendriez un jour à Shell ? 
“Quand on m'a mis à l'écart de l'équipe ça m'a écœuré. J'avais participé à tous les succès de Shell et du jour au lendemain on te met à la poubelle. C'est de cette manière que je l'ai ressenti. Je ne suis jamais tombé aussi bas. Mais j'avais toujours confiance en mes capacités de barreur et de leader. J'ai fait du stand-up paddle, du prone pour garder la forme. Je ne cache pas qu'à un moment j'ai voulu rejoindre une autre équipe parce que je savais que j'avais encore ce feu en moi. J'ai discuté avec Albert Moux, parce que je ne suis pas un traitre. Suite à notre entretien, il a refusé que je rejoigne cette équipe. Patron connaissait ma valeur et a décidé de me désigner entraîneur de Shell Va'a fin 2017. Et les résultats sont là aujourd'hui.” 

Vous avez gagné sept fois la Hawaiki Nui, dix fois la Molokai. Comment est-ce-que vous faites pour rester motivé et pour garder cet esprit de compétition ? 
“Je suis né avec un don pour le va'a. Mon but c'est d'utiliser ce don et de ne pas le gaspiller. Tant que je serai bien physiquement, je serai toujours là, et ça va continuer à barder.”  

Est-ce qu'il y aura des changements dans l'équipe pour la prochaine saison ? 
“Je vais faire une réunion avec tous les gars pour faire le bilan de cette année mais surtout pour jauger le degré de motivation de chacun. Si certains veulent partir, on recrutera, mais si tout le monde est d'attaque pour repartir il n'y pas de raison que l'on change. Comme on dit, on ne change pas une équipe qui gagne.”

Rédigé par Désiré Teivao le Jeudi 7 Novembre 2019 à 13:18 | Lu 3916 fois






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