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Covid : Punaauia, Papeete et Faa'a premiers foyers



Tahiti, le 19 août 2020 - Avec désormais 170 cas de coronavirus et un premier cas en réanimation depuis le 15 juillet, la Polynésie reste en niveau 1 d’épidémie. Pour le ministre de la Santé Jacques Raynal, le Pays maintient ses recommandations, éloignant ainsi temporairement le spectre d’un reconfinement. "On ne peut pas attendre des autorités sanitaires qu’elles adoptent des interdictions".

S’il s’agit toujours d’un "virus invisible qui peut vous taper sur l’épaule à tout moment", le ministre Jacques Raynal a surtout appeler de nouveau à la responsabilité et à l’adaptation de chacun au contexte actuel. "La vie d’avant, pour l’instant, ça n’est pas possible". Une intervention où les rares précisions ont concerné la procédure pour les salariés contraints au confinement ou l’isolement et l’annonce du premier cas de malade en réanimation.

Vrais chiffres contre fake news

Les 15 cas supplémentaires recensés entre mardi et hier s’ajoutent ainsi aux 155 précédents dénombrés depuis le 15 juillet. Derrière cette évolution "discrète" du nombre de cas se cache une forte concentration sur l’agglomération de Papeete et plus précisément sur trois communes. Avec Punaauia (47 cas), Papeete (33) et Faa’a (27), c’est déjà les deux tiers du total actuel. Alors que deux cas sont recensés à Moorea et un à Tetiaroa, il n’y en a par contre aucun à Hiva Oa. Le ministre a ainsi tenu à préciser que "les informations qui circulaient ne sont pas le reflet de la réalité" car aucune personne n’y a été testée positive à la covid-19. Un rappel ainsi sur les dangers des fake news et autres rumeurs qui "peuvent inquiéter de façon inutile certaines personnes". L’inquiétude, réelle quant à elle, provient de l’annonce du premier cas en réanimation au CHPF même si le ministre a indiqué qu’il s’agissait plus d’une mesure de précaution pour une personne à risque que du constat d’un état critique. "Il n’y a pas de gravité extrême pour cette personne".

Toujours pas en niveau d’alerte 2

Lundi, Jacques Raynal avait fixé un passage en niveau 2 d’épidémie si la Polynésie atteignait les 170 cas lors de cette nouvelle période d’infection. Ce seuil atteint, le ministre a simplement affirmé, mettant en avant l’utilisation de critères, "qu’on n’ y est pas". Le passage en niveau 2 nécessiterait quelques restrictions supplémentaires de déplacement, de regroupement mais également la limitation d’accès à certains services publics. Des restrictions que le ministre n’est pas non plus prêt à fixer en matière de pratique sportive alors que de nombreuses compétitions sont annulés du propre chef de leurs organisateurs. Dans une intervention tout aussi laconique, Raynal s’est contenté d’expliquer qu’il faut adapter la pratique aux conditions d’aujourd’hui, estimant ne pas pouvoir émettre autre chose que des recommandations générales, les disciplines sportives étant parfois très particulières. "On fait appel à l’intelligence" conclura ainsi le ministre à l’attention des sportifs. Un pari sur l’intelligence qui doit éviter d’arriver à plus long terme au niveau 3. Un seuil ultime, avec un re-confinement total ou partiel de la population, sur lequel le ministre n’a pas été plus prolixe quant à ses critères de déclenchement. "Je vous le dirai", a-t-il simplement lâché. Il ne donnera pas plus de précisions chiffrées sur l’état du stock de tests, tout juste est-il "suffisant pour attendre les commandes en cours".

Attestation et arrêt maladie

Si le contexte et le manque d’informations voient l’apparition de fake news, l’épidémie frappe par contre un vraie réalité au niveau de l’entreprise avec, là encore, des doutes et incertitudes à dissiper. Face à la hausse des cas contacts mais également des cas suspects, nombreux sont les travailleurs contraints à l’isolement ou au confinement dans l’attente de résultat de test. Une problématique qui est apparue rapidement avec des entreprises mal en point qui doivent parfois se passer d’un employé probablement sain. Quelques discussions avec les partenaires sociaux plus tard, la procédure a été clarifiée, au moins au niveau administratif. Les salariés considérés comme cas contacts et en attente de résultat recevront ainsi une attestation du laboratoire certifiant qu’un test est en cours et que la personne concernée doit ainsi rester confinée jusqu’au résultat. Dans le cas d’un résultat positif, un arrêt de travail de 10 jours sera alors accordé. De la même manière, des attestations de mise en isolement et de fin d’isolement seront délivrées par le Bureau de veille sanitaire pour les personnes concernées. De quoi officialiser l’empêchement contraint du salarié de se rendre sur son lieu de travail. Au niveau financier, c’est encore le point d’interrogation. Se pose en effet la question "non résolue" de ces jours contraints. "La CPS ne peut pas payer des arrêts de travail s’il n’y a pas de maladie" et l’isolement n’est qu’une mesure de protection. La question du mode d’indemnisation reste pendante et un appel à la responsabilité des partenaires sociaux, tous au conseil d’administration de la CPS, est là encore lancé. Pour le ministre, patrons et syndicalistes "doivent discuter sur le mode le moins impactant pour les salariés". Réduire l’impact sur les travailleurs, une constante lors de cette épidémie.
 


Rédigé par Sébastien Petit le Mercredi 19 Août 2020 à 20:22 | Lu 7477 fois





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