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Contrôles judiciaires alourdis pour les gérants du Street Shop



Contrôles judiciaires alourdis pour les gérants du Street Shop
PAPEETE, le 25 septembre 2018 - Les trois gérants du Street Shop de Papeete devaient être jugés ce mardi pour détention, offre, cession de stupéfiants et incitation à la consommation de stupéfiants. En raison d’un dépôt de conclusions jugé trop « tardif », l’audience a été renvoyée au 29 janvier 2019. Le tribunal a alourdi les contrôles judiciaires des trois prévenus qui ont désormais l’interdiction de quitter le territoire et l’obligation de se présenter au commissariat une fois par semaine.

Enième rebondissement dans l’affaire du Street Shop - ex Smoke Shop- de Papeete. Les trois prévenus, poursuivis pour avoir ouvert un magasin dans lequel ils commercialisaient notamment des graines de cannabis, des balances graduées et des grinders, devaient comparaître ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Leur magasin, ouvert en février 2018 dans le centre-ville de Papeete, avait été perquisitionné par la DSP deux mois plus tard. Le Street Shop avait alors déjà fait l’objet d’un arrêté de fermeture pour non-respect de la réglementation imposée aux établissements recevant du public (ERP.)

Au pénal, les infractions de « détention, offre, cession de stupéfiants » et d’« incitation à la consommation de stupéfiants » avaient été retenues à l’encontre des trois gérants du Street Shop qui devaient donc comparaître ce mardi devant le tribunal correctionnel pour répondre de ces faits. L’un des avocats de la défense ayant déposé des conclusions jugées trop tardives, l’affaire a été renvoyée au 29 janvier 2019.


"Incompréhension"

Après en avoir délibéré, les magistrats ont renforcé les contrôles judiciaires des trois prévenus qui ont désormais l’interdiction de quitter le territoire. Ils devront également se présenter à la gendarmerie une fois par semaine.

A l’énoncé de cette décision, Me Millet, conseil de l’un des prévenus s’est dit « surpris » : « Le ministère public n’avait pas demandé d’aggravation du contrôle judiciaire. Pensant l’obtenir, nous avions d’ailleurs demandé un allègement de ce contrôle en limitant l’interdiction d’exercice à l’activité de vente de graines de cannabis, le temps que l’on puisse statuer sur la légalité des arrêtés qui ont été pris à ce sujet. Et, de manière surprenante et assez inattendue, le tribunal a alourdi ces contrôles judiciaires. Il prend donc le contre-pied du juge des libertés et de la détention (JLD) qui avait justement allégé les contrôles par apport aux réquisitions du parquet en avril dernier. Là, on se retrouve avec une interdiction de sortir du territoire cinq mois après l’infraction. Ce qui n’a pas de sens puisque nos clients sont allés en métropole puis sont revenus. Ils ont démontré qu’il n’y avait aucune intention de se soustraire à la justice. Bien au contraire, ils ont toujours été transparents et volontaires pour participer à cette procédure. C’est l’incompréhension qui domine dans l’esprit de la défense. »

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 25 Septembre 2018 à 15:50 | Lu 5812 fois





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