Raimana Lehartel (à gauche) et Benoît Lee Wing (à droite) sur le terrain de motocross de Vaitarua (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 12 janvier 2026 – La fédération de motocyclisme de Polynésie française (FMPF) aborde 2026 sur de nouvelles bases. Épaulé par trois vice-présidents en charge du motocross, du run et de l’enduro, Raimana Lehartel, nouveau président de la FMPF et président de Team Orohena MX Racing, précédemment secrétaire général de la fédération, compte sur le renouvellement de la délégation de service public et la mise à disposition du site officiel de Vaitarua à Taravao par le Pays pour relancer les championnats et répondre aux demandes des passionnés en mettant l’accent sur la sécurité. Depuis l’accident qui a coûté la vie à un pilote sur la piste de run en juillet 2025, les entraînements et les compétitions sont à l’arrêt, à l’exception d’une ultime rencontre organisée à titre exceptionnel le 9 novembre dernier. Interview.
Une nouvelle équipe a pris les commandes de la fédération. Comment s’organise la mise en route ?
Raimana : “On se base sur la volonté de chacun en faveur du développement de sa discipline de prédilection. 2026 sera une année de transition pour la fédération. L’objectif, c’est de poser les bases dans un cadre légal et de relancer le championnat de motocross et de run. Pour cela, nous avons un vice-président par discipline : Benoît Lee Wing [président de RPM Pueu, NDLR] pour le motocross, Sonia Martin [secrétaire de Team Polynes’Ynam, NDLR] pour le run et Freddy Mourin [fondateur de Raiatea Dream Rider, NDLR] pour l’enduro, que nous voulons développer.”
Pouvez-vous présenter cette troisième discipline, moins connue du grand public ?
Raimana : “Le motocross et le run sont des disciplines qui se déroulent sur circuit fermé, à Vaitarua, qui est le site officiel. Pour l’enduro, nous n’avons pas encore d’emplacement, en sachant que c’est une discipline qui se pratique en montagne, dans un espace ouvert et dégagé. On ne parle pas encore de compétition : on va commencer par poser un cadre avec des règles techniques de sécurité.”
Combien de pratiquants la fédération regroupe-t-elle ?
Raimana : “On compte 500 licenciés entre les pilotes, les accompagnateurs et les familles. Il y a un fort engouement pour le run, qui attire beaucoup de jeunes avec des compétences techniques qui nous impressionnent. L’objectif, c’est de relancer cette discipline le plus rapidement possible avec les instances du Pays dans des conditions favorables. Et à chaque compétition, il y a aussi un fort intérêt du public avec 100 à 300 spectateurs selon les événements.”
Une nouvelle équipe a pris les commandes de la fédération. Comment s’organise la mise en route ?
Raimana : “On se base sur la volonté de chacun en faveur du développement de sa discipline de prédilection. 2026 sera une année de transition pour la fédération. L’objectif, c’est de poser les bases dans un cadre légal et de relancer le championnat de motocross et de run. Pour cela, nous avons un vice-président par discipline : Benoît Lee Wing [président de RPM Pueu, NDLR] pour le motocross, Sonia Martin [secrétaire de Team Polynes’Ynam, NDLR] pour le run et Freddy Mourin [fondateur de Raiatea Dream Rider, NDLR] pour l’enduro, que nous voulons développer.”
Pouvez-vous présenter cette troisième discipline, moins connue du grand public ?
Raimana : “Le motocross et le run sont des disciplines qui se déroulent sur circuit fermé, à Vaitarua, qui est le site officiel. Pour l’enduro, nous n’avons pas encore d’emplacement, en sachant que c’est une discipline qui se pratique en montagne, dans un espace ouvert et dégagé. On ne parle pas encore de compétition : on va commencer par poser un cadre avec des règles techniques de sécurité.”
Combien de pratiquants la fédération regroupe-t-elle ?
Raimana : “On compte 500 licenciés entre les pilotes, les accompagnateurs et les familles. Il y a un fort engouement pour le run, qui attire beaucoup de jeunes avec des compétences techniques qui nous impressionnent. L’objectif, c’est de relancer cette discipline le plus rapidement possible avec les instances du Pays dans des conditions favorables. Et à chaque compétition, il y a aussi un fort intérêt du public avec 100 à 300 spectateurs selon les événements.”
“Nous sommes à l’écoute des jeunes”
Offrir un lieu d’expression aux amateurs de vitesse et d’adrénaline, c’est indispensable face aux runs ou wheelings sauvages ?
Raimana : “C’est notre priorité. À mon sens, tout le monde a le droit d’exister et de vivre de sa passion tant qu’elle ne vient pas mettre en danger les autres. C’est indispensable d’avoir un lieu pour permettre aux jeunes d’assouvir leur passion. J’en profite pour leur adresser un message : qu’ils n’hésitent pas à se rapprocher de la fédération. Certains l’ont fait et on va discuter avec eux. Nous sommes à leur écoute et nous ferons notre possible pour leur permettre de vivre leur passion aux yeux de tous sans se mettre en danger, ni faire courir de risque aux autres.”
Des pilotes du Fenua brillent même à l’étranger...
Raimana : “Il y a beaucoup de Polynésiens qui roulent et s’exportent à l’étranger. Dernièrement, Kyle Helme a brillé en montant sur le podium aux États-Unis, ainsi que plusieurs vétérans de plus de 40 ans. Chez les plus jeunes, début 2025, Aomana Bessert a participé à un super-cross américain, parmi les plus médiatisés à l’international.”
Benoît : “En motocross, certains champions arrivent à saturation ici. Ils ont besoin de se confronter à la concurrence internationale. Ils veulent partir, mais ils manquent d’aide en sachant que déplacer ou louer une moto, ça coûte très cher. Sans compétition, ni possibilité d’entraînement, à l’exception du terrain de Pueu, ça n’aide pas non plus.”
Le site de Vaitarua est fermé depuis l’accident qui a coûté la vie à un pilote en juillet 2025. Quelles sont les étapes préalables à sa réouverture ?
Raimana : “La DSP [délégation de service public, NDLR] est en cours de renouvellement pour les trois disciplines. Le dossier est finalisé et nous attendons la réponse du ministère de la Jeunesse et des Sports. Concernant la réouverture du site, j’aimerais rassurer les membres : la fédération fait son maximum pour rouvrir le terrain dans les plus brefs délais dans les meilleures conditions de sécurité avec une assurance et la mise à disposition officielle du terrain par l’IJSPF. On remercie les instances concernées qui nous accompagnent et sont à l’écoute du bureau depuis son renouvellement. L’objectif, c’est vraiment de reprendre sur le site existant, à Vaitarua. Des anciens pratiquants, avant même la création de la fédération en 2006, se sont battus pour qu’on ait un site officiel, à l’époque au niveau de Paihoro, puis à Vaitarua. La meilleure façon de leur rendre hommage, c’est de continuer à faire vivre ce site et à le développer pour les nouvelles générations.”
“Des objectifs communs à défendre”
Ça passera aussi par des travaux ?
Raimana : “Oui, bien sûr, pour entretenir les installations et les maintenir au niveau, mais aussi écarter tout danger sur le site. Parmi les nouveautés de 2026, nous avons une commission d’homologation qui aura pour but de valider les terrains après les travaux pour garantir la sécurité.”
Benoît : “Selon notre budget, on va voir les modifications et les améliorations qu’on peut apporter pour le terrain de motocross, comme sécuriser les sauts et faire en sorte qu’ils soient abordables pour les intermédiaires comme pour les élites.”
Dans le domaine des sports mécaniques, il faut également prendre en compte les contraintes liées aux nuisances sonores – à l’origine de la fermeture de la piste de la zone industrielle de Faratea, fin 2023 –, mais aussi à la poussière. Comment abordez-vous ces enjeux ?
Raimana : “Ce sont des contraintes difficiles, mais pas impossibles à surmonter, à mon sens. Le terrain est là, donc il faut qu’on parvienne à travailler ensemble. On sait qu’on fait un sport qui est bruyant et qui génère aussi de la poussière, mais chaque année, on essaie de s’améliorer.”
Pouvez-vous nous donner un aperçu du calendrier prévisionnel des compétitions ?
Benoît : “On a prévu huit courses en motocross, à chaque fois sur une journée le dimanche. On aimerait partir sur sept manches de championnat et une grande finale sous forme de Pacific Cup. On va essayer de s’y tenir avec tous les bénévoles.”
Raimana : “Pour le run, selon le retour des instances, on prévoit d’organiser cinq courses. On ne peut pas s’avancer sur des dates tant qu’on n’a pas de retour concernant la mise à disposition du site. On espère que ce sera le plus tôt possible.”
Quel est le message à retenir en ce début d’année 2026 ?
Raimana : “Je remercie tous les membres et les bénévoles de la fédération, tous les clubs affiliés et tous ceux qui nous accompagnent. Le message que j’aimerais faire passer aux passionnés de deux-roues, c’est qu’il faut qu’on arrive à se rassembler autour de notre passion, car nous avons des objectifs communs à défendre.”




























