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Condamné 23 ans après les faits pour une agression sexuelle commise sur son fils adoptif



PAPEETE, le 19 juin 2018 - Après de longues années d’instruction, un individu âgé de 66 ans a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel pour des attouchements commis sur son fils adoptif alors que ce dernier n’avait que 9 ans. L’homme a été condamné à trois ans de prison avec sursis. Lors de l’audience, la victime a également maintenu qu’elle avait été violée à plusieurs reprises.

Le tribunal correctionnel a été confronté ce mardi à une sordide affaire d’agression sexuelle commise dans un contexte intrafamilial. Après 6 ans de combat judiciaire, un jeune homme âgé de 33 ans a été reconnu victime de son père adoptif. Malgré les nombreuses et constantes déclarations du plaignant qui affirme avoir subi des attouchements mais également des viols, le prévenu était uniquement poursuivi pour une agression sexuelle commise en 1995.

Les faits avaient été révélés en 2012 par la victime elle-même qui s’était présentée à la gendarmerie afin de déposer plainte contre le compagnon de sa mère qu’il considérait comme son « père adoptif ». Le jeune homme avait expliqué aux enquêteurs qu’il avait subi des sévices sexuels dont des viols alors qu’il n’avait que 9 ans. Bien qu’il ait alerté sa mère, cette dernière n’avait pas entrepris les démarches nécessaires pour dénoncer les sévices.

« acte prémédité »

A la barre du tribunal ce mardi, le prévenu est resté sur ses premières déclarations, reconnaissant un acte isolé : « ce n’était pas un acte prémédité, je ne sais toujours pas pourquoi j’en suis arrivé à déraper. » L’enquête menée après la révélation des faits et évoquée par le président du tribunal a dressé le portrait d’une famille particulière composée d’une femme, de ses deux enfants issus d’un premier mariage, du prévenu, des deux enfants conçus par le couple mais également de trois enfants placés par les services sociaux après avoir été victimes d’abus sexuels.

Entendu par les magistrats, la victime, qui semble avoir trouvé un certain équilibre après de longues années de psychothérapie et de travail sur elle-même s’est adressé à son père adoptif avec une authentique dignité : « je t’ai aimé comme un fils aime son papa. Un papa qui a trahi l’amour d’enfant que je lui portais. Aujourd’hui, je me sens soutenu par la justice, je voudrais que ma qualité de victime soit entendue et reconnue (...) Je ne veux pas qu’il aille en prison, je souhaite juste qu’il dise la vérité. »

Lors de sa plaidoirie, le conseil du prévenu a rappelé que son client n’était pas jugé pour des viols mais pour une agression sexuelle : « on remet en cause beaucoup de choses qui ont déjà été actées. »

Après en avoir délibéré, les magistrats ont condamné le prévenu à trois ans de prison avec sursis. Il aura donc fallu 23 ans pour que Sébastien H soit, comme il le souhaitait, reconnu en sa qualité de victime.



Rédigé par Garance Colbert le Mardi 19 Juin 2018 à 17:35 | Lu 3641 fois





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